Les céréales sauvages d’Arménie, un patrimoine à préserver à l’approche de la COP17

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Erevan accueillera du 19 au 30 octobre la conférence des Nations unies sur la biodiversité. Aux portes de la capitale, la réserve d’Erebouni illustre les liens entre protection de la nature et avenir de l’agriculture.

L’Arménie abrite trois des quatre espèces de blé sauvage recensées dans la classification mise en avant par les organisateurs de la COP17. Elles sont notamment préservées dans la réserve d’État d’Erebouni, créée en 1981 près d’Erevan.

Ces céréales représentent une ressource précieuse pour l’agriculture. Leur diversité génétique peut contribuer au développement de variétés plus résistantes à la sécheresse, au froid ou aux maladies.

Cette richesse donne une dimension concrète aux discussions de la COP17. La conférence dressera le premier bilan mondial de l’application du cadre de Kunming-Montréal, adopté en 2022, qui prévoit notamment de préserver la diversité génétique et de conserver efficacement au moins 30 % des espaces terrestres et marins d’ici à 2030.

Pour l’Arménie, l’événement sera l’occasion de mobiliser des moyens pour ses écosystèmes. Ses préparatifs suscitent toutefois des critiques, notamment concernant les déblais déversés dans les gorges du Hrazdan ainsi que l’attribution de certains contrats d’organisation.

Au-delà du rendez-vous diplomatique, l’enjeu sera de traduire les engagements en mesures durables. Les blés sauvages d’Erebouni le rappellent : protéger la biodiversité, c’est aussi préserver des ressources utiles à l’alimentation des générations futures.