EAFJD : « Le Parlement européen aurait dû condamner le rôle destructeur de la Turquie en Artsakh »

Le Parlement européen (PE) a adopté son rapport d’étape annuel sur la Turquie. Comme au cours des 6 dernières années, le PE appelle la Turquie à reconnaître le génocide arménien, se référant à sa résolution adoptée le 15 avril 2015 sur le centenaire du génocide arménien.

Ainsi, le Parlement européen :

– demande instamment à la Turquie de s’engager en faveur d’une véritable réconciliation entre les peuples turc et arménien, notamment en réglant le différend sur le génocide arménien et en respectant pleinement ses obligations de protection du patrimoine arménien et des autres patrimoines culturels ;

– demande à l’UE et à ses États membres d’examiner la possibilité d’interdire le mouvement d’extrême droite des « Loups gris » dans les pays de l’UE ;

– exhorte les autorités turques à redoubler d’efforts pour remédier efficacement à la situation désastreuse des Arméniens et des autres minorités dans le pays ;

– est préoccupé par le fait que la politique étrangère de la Turquie ces dernières années contredit les objectifs communs de la politique étrangère et de sécurité de l’UE, notamment en ce qui concerne le Caucase;

– considère que la Turquie est constamment plus éloignée des valeurs et des normes de l’UE.

L’EAFJD salue le rapport du PE, en particulier l’aspect concernant la reconnaissance du génocide arménien.

Néanmoins, l’EAFJD considère que le Parlement européen aurait dû clairement condamner le rôle destructeur de la Turquie dans le conflit du Haut-Karabakh, comme il l’a fait dans son rapport de l’année dernière.

Lors de l’évaluation du processus de dialogue en cours entre la Turquie et l’Arménie, le PE et l’UE devraient exhorter la Turquie à s’abstenir de poser des conditions préalables, en particulier de lier le processus de réconciliation turco-arménienne avec le conflit du Haut-Karabakh et de servir ainsi la l’intérêt du tiers, c’est-à-dire l’Azerbaïdjan. Malheureusement, jusqu’à présent, les intentions turques lors d’un dialogue ont été soit une imitation et/ou visant à imposer sa propre volonté, un processus qui n’a pas grand-chose à voir avec une véritable prise en compte de son propre passé.

Nous continuerons à garder ces questions au centre de notre attention.

Fédération euro-arménienne pour la justice et la démocratie (EAFJD)

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