FRANCE – Après la démission d’Elisabeth Borne, Gabriel Attal devient Premier ministre, le plus jeune de l’histoire de la Ve République

 

Après la démission d’Elisabeth Borne le 8 janvier, le poste de Premier ministre en France est resté vacant juste quelques heures. Gabriel Attal arrive à Matignon à seulement 34 ans, loin devant Laurent Fabius qui détenait jusqu’ici le record. Le socialiste était devenu Premier ministre à 37 ans en 1984.

Ainsi, Attal devient le plus jeune Premier ministre depuis 1958 et la création de la Ve République. Celui qui était jusqu’ici ministre de l’Éducation nationale fait son entrée à Matignon n’a que 34 ans.

Depuis la cour de Matignon où s’est déroulée la passation de pouvoir avec Elisabeth Borne ce mardi, le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, a esquissé les contours de son action pour les mois à venir. Le plus jeune chef du gouvernement de la Ve République a notamment dit vouloir “continuer à transformer notre économie autour de trois axes majeurs”, le premier étant “la priorité donnée au travail”.

Attal était, jusque-là, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Il occupait ce poste depuis le 20 juillet 2023, dans le gouvernement dirigé par Élisabeth Borne. 

Il a également occupé le poste de ministre délégué chargé des Comptes publics de mai 2022 à juillet 2023. Gabriel Attal est aussi un habitué de l’Assemblée nationale française. Il est élu député des Hauts-de-Seine en 2017 et en 2022. La liste du nouveau gouvernement est attendue dans les prochains jours. 

Un ami des Arméniens

Notons que Gabriel Attal est l’une de ces figures du paysage politique français qui a été présente pratiquement à tous les grands événements organisés par la communauté arménienne ces dernières années, notamment aux commémorations du 24 avril. Il a, à plusieurs reprises, participé en tant que le représentant officiel du Président de la République et à chaque fois exprimé, avec des paroles fortes, la solidarité de l’État français mais aussi sa solidarité personnelle avec les Arméniens et la Cause arménienne.