Les Arméniens perdent un ami sincère

Gérard Collomb à l’inauguration du Mémorial du génocide, à Lyon, le 24 avril 2006

Disparition de Gérard Collomb

L’ancien ministre d’État, l’ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, s’est éteint le 25 novembre, à l’âge de 76 ans.

Si Collomb a été une figure emblématique de la scène politique intérieure française, il occupait une place toute particulière au cœur de la communauté franco-arménienne.

En effet, depuis le début de sa carrière politique, il avait montré un intérêt particulier pour la communauté arménienne et pour l’Arménie vis-à-vis de laquelle il a toujours montré un dévouement particulier, tout comme il a noué des liens étroits avec les Arméniens de France, spécialement avec ceux de Lyon. Et en tant que maire, il l’a prouvé en les respectant toujours, étant indéfectiblement présent à tous leurs événements importants.

C’est en 2006, lors du premier mandat de Collomb en tant que maire que le mémorial du génocide arménien de Lyon a été inauguré sur la place Antonin Poncet, dans le 2e arrondissement de la ville. Dans son discours prononcé à cette occasion, ainsi qu’au Sénat plus tard et à toutes autres occasions, il a toujours évoqué la nécessité de rendre la négation du génocide arménien punissable par la loi.

Gérard Collomb avait également un lien direct avec les Arméniens, puisque pendant les longues années de son mandat de maire, il avait grandement fait confiance à un Arménien, au chirurgien Dr Georges Képénékian, qui était son adjoint, avant qu’il le remplace et devienne maire en 2018, lorsque Collomb a été nommé ministre du gouvernement Philippe.

Avec la perte de Collomb, « les Lyonnais sont devenus orphelins », comme l’a justement décrit le président Macron. L’actuel maire de Lyon, Grégory Doucet, qui est également une personnalité proche de l’Arménie et de l’Artsakh, salue avec un profond respect le mérite d’une personne qui « a marqué à jamais l’histoire de Lyon ».