Pour fêter dignement le centenaire de ce grand homme …

L’aphorisme dans la photo :

« La présence d’une telle union de différentes religions en Azerbaïdjan est exceptionnelle.
En vérité, elle montre la réalité de l’Azerbaïdjan, ainsi que la tolérance religieuse du peuple azerbaïdjanais. » 

 Centenaire à Bakou

 Le bal des flagorneurs 

2023 a été une année faste pour le monde turc puisqu’Ankara devait commémorer le 100ème anniversaire de la fondation de la République turque et Bakou le centenaire de la naissance de Heydar Aliev. 

Pour des raisons évidentes, le prétendant au Califat d’Ankara a assuré le minimum syndical pour la première des commémorations, mais Aliev-fils a mis les petits plats dans les grands et sorti les couverts en argent de la ménagère familiale pour honorer dignement celui auquel il doit son fauteuil de Président à vie.

 

L’énorme machine de propagande de Bakou a naturellement été mobilisée pour l’occasion. Durant des mois, les media azerbaïdjanais n’ont cessé d’exalter  la personnalité celui qui était qualifié à chaque ligne de « Grand Leader », de « fondateur de l’Azerbaïdjan moderne ». Les grands media  d’État – mais y en a-t-il d’autres dans ce véritable khanat des temps modernes ? – ont tous été invités à mettre en avant les mérites d’Aliev Senior,en particulier dans des rubriques pompeusement intitulées « Moments d’une vie dédiée au peuple ». 

Comme à l’habitude, toutes les « autorités religieuses » du pays : musulmane, chrétiennes et juives ont été convoquées àla rescousse et, reprenant les « éléments de langage » qui leur étaient adressés par le pouvoir temporel, elles ont participéaux louanges dédiées à un athée notoire, membres du PCUS et officier du KGB, qui aura passé l’essentiel de sa vie àpourchasser les croyants, à détruire, ou faire détruire, synagogues, mosquées et églises. Parmi celles-ci, trois églises arméniennes et une église russe à Chouchi. C’est donc pour le repos de l’âme de cet éminent ennemi de la Religion, que les responsables religieux musulmans, chrétiens et juifs ont prié dans un grand mouvement de charité spontanée et d’unanimité inter-religieuse.

Quant à ses qualités de « Grand leader » politique, on se souviendra avec intérêt qu’avec une grande intuition politique Heydar Aliev avait quitté la faculté d’architecture de l’Institut industriel d’Azerbaïdjan en 1943 pour entrer la même année au NKVD – l’ancêtre du KGB –  du Nakhitchevan d’où il a pu suivre sans danger les exploits de ses compatriotes arméniens du Haut-Karabakh qui combattaient l’Allemagne nazie.

 

 

Ci-dessous, pour l’histoire, la contribution des chefs religieux d’Azerbaïdjan au centenaire de la naissance du grand hommes. Seule manque celle de la communauté juive, introuvable à ce jour. Des textes à conserver pour la postérité de ceux qui les ont rédigés et signés. Pour ceux que cela tenterait, ils sont consultables sur les sites officiels de ces trois communautés religieuses.

Sahak SUKIASYAN

 

De la Direction des Musulmans du Caucase

Le 12 décembre, le Président de la Direction des Musulmans du Caucase, Cheikhulislam Allahshukur Pashazadeh, les chefs des confessions religieuses et les religieux d’Azerbaïdjan se sont rendus sur la tombe de Heydar Aliev, l’architecte et fondateur de l’État indépendant moderne d’Azerbaïdjan, le Leader national de notre peuple, dans l’Allée d’Honneur [à Bakou].

Les ecclésiastiques ont récité des prières pour l’âme du Grand Leader et ont déposé des fleurs devant sa tombe. La mémoire de l’éminente ophtalmologue et académicienne Zarifa Alieva  [son épouse] a également été commémorée et des fleurs ont été déposées devant sa tombe.

 

De l’Église catholique romaine

Le 12 décembre marque le vingtième anniversaire du décès du Leader national du peuple azerbaïdjanais H. A. Aliev.

Grâce aux efforts de Heydar Aliev, la menace de guerre civile a été éliminée en Azerbaïdjan, la stabilité a été assurée, une période de construction politique et économique a commencé et les bases d’une future restauration de l’intégrité territoriale du pays ont été posées.

Dans la mémoire du peuple, Heydar Aliev reste un leader doté d’une pensée politique et d’une sagesse uniques.

Le Leader national a accordé une attention particulière à la paix interreligieuse dans le pays. Le nom de Heydar Aliev est associé à la renaissance de la vie religieuse des Catholiques en Azerbaïdjan et à la restauration des structures de l’Église catholique dans le pays. C’est sur ordre de Heydar Aliev qu’un terrain a été offert à la communauté catholique de la ville de Bakou, sur lequel a ensuite été construite la principale église catholique de la capitale, l’église de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.

À l’occasion du vingtième anniversaire de la mort du grand homme d’État, le Préfet apostolique de l’Église catholique d’Azerbaïdjan, Mgr Vladimir Fekete, au sein du groupe de dirigeants et de représentants des communautés religieuses traditionnelles du pays, dirigé par le président du Conseil des Musulmans du Caucase, Cheikh-ul-Islam A. Pashazade a déposé des fleurs sur la tombe de Heydar Aliev dans l’Allée d’Honneur.

 

De l’Église orthodoxe russe

Le 12 décembre marque le vingtième anniversaire de la mort du Leader national et architecte de l’État azerbaïdjanais moderne G. A. Aliev.

Grâce aux efforts de Heydar Aliev, la menace de guerre civile a été éliminée en Azerbaïdjan, la stabilité a été assurée, une période de prospérité économique a commencé et des mesures ont été prises pour résoudre le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabakh.

En 1998, Heydar Aliev a soutenu la renaissance du diocèse [orthodoxe russe] de Bakou. Le 24 mars 2003, il a présidé l’inauguration officielle de la cathédrale de Saint-Pierre et des Saintes femmes myrophores du diocèse de Bakou et d’Azerbaïdjan.

À l’occasion du vingtième anniversaire de la mort du grand homme d’État, les représentants des communautés religieuses traditionnelles d’Azerbaïdjan, dirigés par Cheikh-ul-Islam A. Pashazade, ont déposé des fleurs sur sa tombe, dans l’Allée d’Honneur. Le diocèse de Bakou était représenté par le chancelier de l’administration diocésaine, l’archimandrite Alexy (Nikonorov).