14/11/2019

Entretien avec les représentants de la Fondation Gulbenkian, Razmik Panossian et Ani Garmiryan


C'est un véritable défi de créer en Occident un environnement entièrement dédié à l'arménien occidental, un « village » éducatif pour reprendre l'expression de Razmik Panossian, qui permet aux participants de créer, de découvrir, d'apprendre et de jouer en arménien. Dans cet environnement privilégié, la langue est un vecteur naturel de communication et de créativité.

En 2019, les professeurs d'arménien occidental de la diaspora et les enseignants en herbe se sont réunis à Val d'Abondance, au bord du lac Léman, pour suivre des formations dédiées aux nouvelles approches pédagogiques, tout en participant aux ateliers du camp d'été pour les adolescents.

C'est la troisième année que le département des communautés arméniennes de la Fondation Calouste Gulbenkian organise, en collaboration avec l'Inalco, les ateliers d'été de « Zarmanazan ». Le programme varié de « Zarmanazan » est composé de trois sections principales, qui sont étroitement liées. A l'issue de cette troisième édition, quelles sont les impressions et les conclusions des initiateurs du programme ?

Razmik Panossian, directeur du département des communautés arméniennes, et Ani Garmiryan, directrice du programme « Zarmanazan », ont répondu aux questions de « Nor Haratch » au cours d'un entretien consacré aux problèmes organisationnels généraux. Le second entretien avec Ani Garmiryan est quant à lui consacré au programme de formation des enseignants.

I

« Nor Haratch » - Au terme de la troisième année de « Zarmanazan », quelles conclusions tirez-vous de la mise en oeuvre de l'initiative ?

Razmik Panossian - Au cours des trois dernières années, nous avons acquis une expérience considérable. Il convient de noter que la dernière édition de « Zarmanazan », a été la plus réussie, à la fois en termes d'atmosphère générale et d'implémentation du programme. Notre ambition est de faire de « Zarmanazan » un mouvement panarménien. À cet égard, nous envisageons d'organiser « Zarmanazan » en Amérique du Nord en 2021. Ce sera une configuration bien différente, où la langue de prédilection est l'anglais. Notre objectif est d'y créer un environnement en arménien. Le défi le plus important de ces camps est la formation des cadres. A l'avenir, nous aimerions pouvoir retrouver « Zarmanazan », dans dix ans avec ses fidèles et ses organisateurs. En d'autres termes, il est essentiel d'assurer la continuité du projet. Au cours des trois dernières années, environ 200 jeunes âgés de 10 à 24 ans ont participé au camps d'été « Zarmanazan » et 45 enseignants ont suivi des formations. Ainsi, nous avons posé les bases de nos activités futures. L'un des aspects les plus fascinants de « Zarmanazan » est qu'il suscite beaucoup d'intérêt pour l'arménien occidental auprès des jeunes participants, un enthousiasme qui perdure tout au long de l'année, selon de nombreux parents. Désormais, certains adolescents et jeunes exigent de leurs parents qu'ils leur parlent en arménien. D'autres se rencontrent pendant quelques heures ou quelques jours entre anciens participants pour recréer l'environnement « Zarmanazan ». Imaginez un jeune qui demande à son parent : « Pourquoi tu ne me parles pas arménien ? » La langue perdurera et se développera dans la diaspora si la prochaine génération l'aime et veut vivre et créer dans cette langue. C'est la contribution principale de « Zarmanazan » au monde de l'arménien occidental. Je ne serais pas surpris que les futures « têtes » de la diaspora soient passées par « Zarmanazan ».

« NH » - « Zarmanazan » a déjà accueilli des participants d'Amérique du Nord. En plus de la question de la langue, quel est votre objectif en organisant un camp d'été là-bas ?

R. P. - La réalité, c'est que l'Amérique du Nord est en train de devenir le centre de la diaspora. Je ne veux certainement pas minimiser l'importance du Moyen-Orient ou de l'Europe, mais en Amérique du Nord, le nombre d'Arméniens garantit la qualité et l'intérêt. Une organisation de la diaspora telle que Gulbenkian ne peut nier cette réalité. Si l'on veut que la diaspora survive et conserve sa singularité culturelle, les arménophones d'Amérique du Nord doivent être davantage impliqués dans les travaux en cours.

« NH » - Lors des deux dernières éditions, nous avons aussi « découvert » le dynamisme des Arméniens d'Amérique du Sud...

R. P. - Ce phénomène n'a pas de lien direct avec « Zarmanazan », car nous avions pris la décision au préalable d'englober l'Amérique du Sud au programme de « Zarmanazan ». En ce sens, cette initiative a permis de réaffirmer nos relations antérieures avec les communautés d'Amérique du Sud.

Ani Garmiryan - J'ajouterais qu'il y avait déjà sept participants venus d'Argentine l'an dernier, chiffre qui est monté à vingt cette année. Les enseignants aussi bien que les jeunes étaient tous très enthousiastes. Ils ont démontré que leur présence était importante et que ce qu'ils apprenaient était immédiatement applicable.

« NH» - La Fondation Gulbenkian avait peut-être déjà noué des liens avec la communauté arménienne d'Amérique du Sud, mais ce fut tout de même une « révélation » et une bonne surprise, car vu d'Europe, l'Amérique du Sud semble une communauté arménienne lointaine et isolée. Mais bien au contraire, nous avons découvert l'organisation de la communauté arménienne d'Argentine, son réseau d'écoles, et ses jeunes enseignants qui nourrissent un grand amour pour la langue arménienne et pour son enseignement.

R. P. - C'est un sujet très large, mais je tiens à souligner ici le caractère unique de la communauté arménienne d'Amérique du Sud. C'est précisément leur « isolation » qui les a poussés à compter sur leurs propres forces et à préserver leur identité, leurs institutions arméniennes et, dans la mesure du possible, la langue arménienne. Un de nos amis argentins, Khatchik Der Ghoukassian, a déclaré : « Nous sommes à la périphérie de la périphérie. » Je me suis moi-même rendu en Argentine pour étudier les possibilités de mise en oeuvre des programmes éducatifs et linguistiques de la Fondation Gulbenkian. Ani Garmiryan (responsable de la diffusion de l'arménien occidental à la Fondation Calouste Gulbenkian) s'est également rendue sur place pour travailler avec les enseignants et les directeurs pendant un mois. La communauté argentine est unique, car elle préserve son identité depuis quatre générations. Contrairement aux autres communautés, les Arméniens d'Argentine ne vivaient pas dans l'illusion. Ils ont réalisé qu'ils avaient de graves problèmes de pédagogie et d'enseignement de l'arménien et ont acceptés avec plaisir de collaborer avec nous, ce qui a rapidement abouti à des mesures concrètes. Cette communauté peut servir d'exemple à celles qui n'attendent qu'un soutien matériel de la Fondation Gulbenkian, sans apporter de modification à leur système éducatif, ou qui refusent de voir qu'elles sont confrontées à de sérieux défis dans leurs approches pédagogiques.

« NH » - Y a-t-il d'autres communautés conscientes de leurs problèmes pédagogiques et prêtes à collaborer avec vous ?

R. P. - Plutôt que de parler des communautés, parlons plutôt des écoles. Nous entretenons des relations similaires avec certaines écoles en Grèce et à Istanbul. En ce qui concerne le Liban, nous y avons développé une nouvelle stratégie que nous présenterons bientôt à la communauté.

A. G. - Ce qui était intéressant avec l'Argentine, c'est que toutes les écoles, tous les directeurs et les dirigeants de la communauté - soit près de 128 personnes - se sont rassemblés pour participer aux cours proposés par Gulbenkian. Autrement dit, l'initiative s'est transformée en rassemblement fédérateur pour toute la communauté.

« NH » - La communauté arménienne d'Argentine est parvenue à former de jeunes enseignants, contrairement à d'autres communautés qui ont du mal à se renouveler. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

R. P. - Dans certaines communautés, la pédagogie est très avancée et répond aux normes de l'État concerné. Par exemple, en Argentine, l'État incite les enseignants à suivre des programmes pédagogiques. Mais la pratique de la langue y reste faible, car elle n'a pas bénéficié de la vague de renouveau apporté par les Arméniens du Moyen-Orient.

Il y a aussi des communautés où la configuration est complètement différente : la langue y a été conservée, mais le niveau de l'enseignement a moins de chances de se développer, ce qui est plus dangereux, selon moi, car le plus important est d'adopter les bonnes méthodes pédagogiques pour la transmission de la langue aux générations futures.

« NH » - C'est la troisième année que « Zarmanazan » est organisé par deux institutions françaises, l'Inalco et l'association « Mille et un mondes » basée à Lyon. Il y a aussi un grand nombre de jeunes arméniens de France dans le groupe de facilitateurs. Mais proportionnellement, la participation des jeunes est moindre. La présence d'enseignants d'écoles franco-arméniennes est également limitée. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

R. P. - La réponse à cette question a une facette historique. En France, ce sont les programmes de « Megnig » qui ont constitué le noyau de « Zarmanazan ». Il ne faut pas oublier qu'une grande partie des collaborateurs de « Megnig » sont des Arméniens de France. Nous voulons également renforcer le lien entre nos communautés grâce à « Zarmanazan », afin que les familles puissent y envoyer leurs enfants avec l'esprit tranquille. L'idée même de « Zarmanazan », c'est de créer un « village arménien », où la langue arménienne soit le vecteur principal et qui se situe en dehors de la logique d'une communauté en particulier. En d'autres termes, participer à « Zarmanazan » n'est pas un acte politique ou idéologique : c'est un moyen d'apprendre la langue, de se l'approprier et de voir le monde dans cette langue. Par conséquent, nous voulons consciemment nous ouvrir à la communauté arménienne de France, mais nous devons également veiller à ce que les problèmes intracommunautaires n'entrent pas dans « Zarmanazan ». L'une des clés du succès de cette initiative consiste à maintenir le plus d'équilibre possible entre les participants des différentes communautés.

II

« NH » - Pouvez-vous nous présenter le programme de formation des enseignants de « Zarmanazan » et ses objectifs ?

Ani Garmiryan - « Zarmanazan » est une initiative qui vise à réunir les enfants, les jeunes, les adolescents et leurs accompagnateurs, ainsi que les enseignants et les étudiants, et qui offre à tous la possibilité d'interagir. Généralement, les modes et les conditions d'enseignement dans les écoles ne permettent pas aux enseignants ayant suivi une formation de mettre leurs connaissances théoriques en pratique. En conséquence, ils restent isolés dans leur démarche et se conforment à la situation avec le temps. « Zarmanazan » vise à créer un environnement où on peut apprendre la théorie et l'appliquer simultanément.

« NH » - Pour les enseignants, l'application pratique du programme de formation est confinée aux activités extra-scolaires dans un environnement privilégié. Dans les écoles, la situation est différente. Les écoles ont leurs propres modèles pédagogiques, organisationnels et administratifs. Il y a une direction, un conseil d'administration, un programme d'enseignement public, et toute une variété d'enseignants dont le style de travail définit le programme d'études. Comment les enseignants peuvent-ils améliorer leur environnement éducatif ? Comment appliquer et tester leurs méthodes innovantes d'apprentissage ?

A. G. - Vous faites bien de parler des activités extra-scolaires. Si nous voulons que la langue arménienne respire en dehors des salles de classe et qu'elle soit utilisé naturellement comme moyen d'expression autour de sujets sociaux, scientifiques, littéraires, culturels et autres, nous devons la débarrasser des conditions qui l'emprisonnent. Il faut arrêter de voir l'arménien seulement comme un sujet de cours et éviter autant que possible les divisions d'âge et l'approche purement scolaire. Pour cela, il faut créer des programmes intergénérationnels et multiculturels. En prenant part aux ateliers de « Zarmanazan », les enseignants ont vu comment la langue était mise en pratique et utilisée pour créer une atmosphère ludique. Les enseignants doivent laisser à la langue la possibilité de s'ouvrir et de se développer par la pratique. Lorsque nous organisons des rencontres avec les enseignants, nous réfléchissons ensemble à ces sujets, nous intégrons leurs remarques et commentons nos expériences. C'est à eux qu'il revient de repenser le rôle de la langue dans leurs classes et dans leurs écoles. De plus, nous restons en contact avec les enseignants qui le veulent après la fin du programme. Dans certaines écoles, nous collaborons même régulièrement avec l'administration et le personnel.

« NH » - Cette vision pédagogique nécessite d'impliquer les directeurs d'école et les administrateurs, car les questions soulevées touchent au remaniement du programme éducatif et à l'organisation d'ateliers en langue arménienne, ce qui n'est pas du ressort des enseignants. Dans quelle mesure les directeurs et les responsables de l'éducation sont-ils impliqués dans ce programme ?

A. G. - La direction a un rôle clé dans la modification du programme éducatif, en particulier lorsqu'elle est encouragée par les administrateurs. Les écoles dont les enseignants ont participé aux formations de « Zarmanazan » sont souvent prêtes à remanier les programmes passés lors d'ateliers en groupe, à apporter des changements et à obtenir des résultats visibles. Ce n'est pas un hasard si un nombre aussi important d'enseignants argentins a participé aux ateliers. Nous devons ce mouvement positif aux efforts conjoints des sept écoles de Buenos Aires et à l'administration de l'école quotidienne de Cordoba. En Argentine, les enseignants et les directeurs travaillent main dans la main dans le domaine pédagogique avec le soutien de l'Association des institutions arméniennes de la République argentine. On peut dire qu'un mouvement éducatif dynamique est né dans cette communauté arménienne. Dans une certaine mesure, on peut dire la même chose de celle de la Grèce.

« NH » - Certaines communautés, en l'occurrence l'Argentine et la Grèce, sont en train de transformer leur système scolaire. Cela signifie que le mouvement lancé par « Zarmanazan » est en train de prendre forme. Y a-t-il d'autres communautés prêtes à se lancer dans l'innovation pédagogique ?

A. G. - Tout dépend de la volonté des responsables et des enseignants de la communauté. Une fois que le processus est lancé, il faut aller avec le changement. Ce mouvement doit venir de l'intérieur, et non seulement de l'extérieur, étant donné que chaque école fonctionne selon des conditions et des capacités qui lui sont propres. Nous travaillons avec chacune d'elle de manière spécifique, car chaque communauté a des caractéristiques différentes. De manière générale, le réseau scolaire des communautés arméniennes est au centre de nos préoccupations.

« NH » - Pour en revenir à la formation des enseignants, quelle est la part d'enseignement théorique dans le programme ?

A. G. - Le programme de formation de « Zarmanazan » est un pont entre la théorie et la pratique. Dès le premier jour, Anahide Donabedian, responsable des études arméniennes à l'Inalco, a collaboré avec nous sur ce projet et a créé un diplôme spécial intitulé « Enseignement de l'arménien occidental dans la diaspora ». Le diplôme est délivré aux étudiants qui suivent le programme de « Zarmanazan » et qui le mettent ensuite en pratique tout au long de l'année scolaire. Le programme d'été comprend plusieurs thématiques, dont la linguistique, le bilinguisme dans la diaspora, la lecture et l'écriture selon une approche moderne. Chaque jour, les enseignants ont la possibilité d'assister aux ateliers et de prendre des notes. Des informations détaillées sur le contenu des cours sont disponibles sur zarmanazan.com.

« NH » - Par ailleurs, on exige des enseignants une approche créative et de la recherche. Ont-ils tous les outils pédagogiques nécessaires pour travailler dans cette direction, comme par exemple des ressources documentaires, un patrimoine littéraire, des jeux, du matériel pédagogique, etc ?

A. G. - Pendant le mois de formation, nous leur fournissons des outils au format digital et imprimé. La partie pratique du programme est primordiale : une fois le programme terminé, les enseignants doivent être capables d'organiser un atelier et de transmettre ce qu'ils ont appris aux étudiants, pas à pas, en s'adaptant aux conditions locales.

« NH » - Il est encourageant de voir l'implication des jeunes dans le programme de formation. Mais l'enseignant doit également être au courant des sujets relatifs à l'arménologie, à savoir la littérature, l'Histoire et les approches pédagogiques théoriques. En ce sens, les enseignants disposent-ils de ressources suffisantes ? Dans quelle mesure ces dernières sont-elles liées aux nouvelles méthodes et comment peuvent-elles être mises à jour et transmises ?

A. G. - A mon avis, on ne peut pas tout régler en une fois. Dans les ateliers « Zarmanazan », les enseignants réalisent que l'enseignement des langues est beaucoup plus large et qu'il ne peut se limiter à l'enseignement de l'orthographe, de la grammaire, de l'histoire, de la religion et autres. Ils prennent conscience qu'aujourd'hui, apprendre l'arménien ne se limite pas à une simple leçon : c'est un moment de plaisir où l'on s'approprie la langue, où l'on vit à travers elle. On est toujours étonnamment surpris de voir comment la langue des adolescents s'ouvre en l'espace d'un mois, à mesure qu'ils acquièrent de la confiance en eux-mêmes, qu'ils se soutiennent mutuellement et qu'en eux mature le désir de faire partie d'un groupe social associé à un langage. Dans tous les cas, « Zarmanazan » est un environnement d'où tous les participants repartent enrichis. Je tiens également à préciser qu'après avoir obtenu leur diplôme, certains enseignants se sont inscrits à des cours universitaires en études arméniennes.

« NH » - En général, dans les écoles arméniennes, un enseignant s'occupe de plusieurs classes et se retrouve d'une certaine manière isolé. Dans le cas du bilinguisme, les deux langues sont enseignées séparément et les cours ne sont pas interconnectés. D'après ce que vous dites, le programme de « Zarmanazan » permet de sortir les enseignants de cette isolation. Serait-il possible de créer un réseau reliant les enseignants de différentes écoles ? Comment pourrait-on créer un nouveau terrain d'interaction entre les professeurs de langue arménienne et de français ?

A. G. - Les enseignants se mettent naturellement à communiquer entre eux. Actuellement, des liens sont en train de s'établir progressivement entre divers établissements. Une nouvelle fois, je citerai l'exemple de l'Argentine, où c'est précisément ce qui s'est passé. Les responsables des écoles, malgré leurs différences, sont parvenus à se réunir, à travailler ensemble et à échanger des opinions. Il faut voir comment cet exemple peut s'étendre aux écoles d'autres communautés. Il faut créer davantage d'opportunités d'échanges d'expériences pédagogiques dans la diaspora pour enrichir les liens pédagogiques entre les communautés.

« NH » - Comment le bilinguisme est-il développé dans « Zarmanazan » ?

A. G. - « Zarmanazan » est une expérience de vingt-quatre jours pendant laquelle les participants doivent d'abord s'habituer au lieu, trouver leur place et, grâce aux programmes mis en place et sans contrainte, adopter la langue arménienne comme leur langue de communication naturelle. Vous savez, chaque participant apporte avec lui la langue de son pays, à laquelle s'ajoute l'anglais comme pont linguistique universel. Le rôle des accompagnateurs est de créer une atmosphère chaleureuse dans laquelle la langue arménienne devient naturellement une langue qui pénètre toutes les pensées et stimule la créativité, une langue de référence. C'est ainsi que le mouvement se transmet chez tous ceux qui ont vécu l'expérience « Zarmanazan ».

Propos recueillis par

Jiraïr TCHOLAKIAN


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Dernière mise à jour : 14/11/2019 12:55 
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