L’Arménie a déclaré lundi qu’elle était prête à entamer « immédiatement » des négociations sur un traité de paix avec l’Azerbaïdjan dans le but d’empêcher de nouvelles attaques azerbaïdjanaises contre l’Artsakh.
Le Conseil de sécurité du gouvernement arménien a également appelé la communauté internationale à activer des « mécanismes de confinement » face à « la possibilité d’affrontements militaires en Artsakh et à la frontière arméno-azerbaïdjanaise ».
« L’analyse de la situation montre que l’Azerbaïdjan (…) prépare le terrain pour lancer de nouvelles provocations et attaques en direction du Haut-Karabakh, notamment en accusant l’Arménie d’actions non constructives sur la question d’un traité de paix », a déclaré le conseil après une session de fin de soirée présidée par le Premier ministre Nikol Pachinian.
Dans un communiqué, il a proposé à Bakou « d’entamer immédiatement des négociations sur un traité de paix global » entre les deux nations du Caucase du Sud.
Lundi, le ministre azerbaïdjanais de la Défense, Zakir Hasanov, a discuté de la situation au Karabakh avec les hauts gradés de l’armée. Il aurait déclaré que les forces azerbaïdjanaises devaient être « prêtes à utiliser des armes modernes et d’autres équipements militaires à tout moment ».
Pendant ce temps, le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan a tenu des réunions séparées avec le coprésident russe du groupe de Minsk, Igor Khovaev, ainsi qu’avec les ambassadeurs de Russie, des États-Unis et de France basés à Erevan. Les tensions en Artsakh figuraient en bonne place à leur ordre du jour.
Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, Mirzoyan a déclaré à Khovaev que l’Arménie était prête à entamer des négociations avec l’Azerbaïdjan sur le traité de paix « dans le cadre de la coprésidence du Groupe de Minsk ».
Plus tôt ce mois-ci, Erevan a demandé aux coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk d’assurer la médiation de ces pourparlers après avoir reçu une proposition formelle en cinq points de la partie azerbaïdjanaise. La proposition comprend, entre autres, un engagement mutuel à reconnaître l’intégrité territoriale de chacun.