Mirzoyan : La proposition de l’Azerbaïdjan ne prend pas en compte tous les aspects de l’éventuel accord de paix

Si l’Arménie considère que la dernière proposition en cinq points de l’Azerbaïdjan pour entamer des pourparlers de paix est acceptable, elle considère cependant qu’elle ne prend pas en compte tous les aspects de l’éventuel accord de paix, a déclaré Ararat Mirzoyan ce lundi à l’Assemblée nationale.

« En fin de compte, il n’y a rien d’inadmissible dans la proposition de l’Azerbaïdjan qui a été transmise à Erevan le 10 mars, sauf que ces questions n’abordent pas pleinement l’éventuel accord de paix global entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, et nos réponses visaient à compléter ce programme », a-t-il ajouté.

Le ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré le 14 mars qu’il avait demandé aux coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE (États-Unis, Russie et France) d’organiser des négociations arméno-azerbaïdjanaises pour un traité de paix « sur la base de la Charte des Nations Unies, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de l’Acte final d’Helsinki. »

Cette déclaration faisait suite à une déclaration du ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Djeyhoun Bayramov selon laquelle Bakou avait soumis une proposition en cinq points à Erevan pour normaliser les relations.

« Nous considérons que les droits des Arméniens du Haut-Karabakh et l’examen du statut du Haut-Karabakh sont essentiels et fondamentaux. Nous sommes prêts à entamer des négociations sur cette base complète et c’est avec cette proposition que nous avons postulé auprès du groupe de Minsk de l’OSCE », a déclaré le ministre, répondant aux questions des législateurs. Il a souligné que les négociations n’avaient pas encore commencé.

« Une fois qu’un règlement politique est acceptable pour les parties, il doit être mis sur papier et fixé dans un accord. Nous ne voyons aucune contradiction entre l’intégrité territoriale et le droit [des peuples] à l’autodétermination ou à la démarcation des frontières entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Nous croyons fermement que cela ne concerne pas les droits des Arméniens du Haut-Karabakh, leur statut, etc. », a souligné Mirzoyan.

Le haut diplomate arménien a de nouveau rappelé que l’Arménie ne considère pas la question du Haut-Karabakh comme un différend territorial ou une question d’empiètement territorial sur l’Azerbaïdjan.

« C’est uniquement et pleinement une question de droits des citoyens du Haut-Karabakh », a souligné Mirzoyan.

Le Groupe de Minsk de l’OSCE n’a pas encore répondu à la demande de l’Arménie. L’Azerbaïdjan n’a pas non plus répondu à l’offre de l’Arménie de tenir des pourparlers de paix sur la base du groupe de Minsk.