PARIS – Un concert sublime, « Mayrig »

Le 9 juin, le concert intitulé « Mayrig » a eu lieu au Théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet situé dans le 9e arrondissement de Paris. Gorune Aprikian, en tant qu’organisateur, a précisé dans son discours d’ouverture que le concert est dédié non seulement aux mères arméniennes, mais à toutes les mères du monde.

Le programme comprenait des œuvres de Komitas et de Garbis Aprikian, la chanson « Djan, ay loucine » de Hagop Aghabab (1875-1926) et « Oror » de Parsegh Ganatchian.

Une performance musicale exceptionnelle d’un trio exceptionnel composé de Eva Zaïcik (mezzo-soprano), de David Haroutunian (violon) et de Xénia Maliarevitch (piano), artistes de renommée internationale et primés qui ont interprété les œuvres de musiciens arméniens en mettant en avant les valeurs de chacun d’entre eux.

De nos jours, avec les possibilités illimitées que nous offre l’Internet, on peut écouter très facilement les œuvres de Komitas, Ganatchian, Sayat Nova… et de tous les auteurs-compositeurs du monde entier, mais le plaisir de la musique live interprétée par des musiciens de qualité est différent, comme ce fut le cas au concert « Mayrig », où on a pu savourer « Keler-tsoler », « Chogher djan », « Yerguinken ambel a », “Garno barer”, « Akh Maral djan », « Ervoum em », « Karoun a », « Tchinar es », « Groung » et d’autres œuvres du répertoire de Komitas, « Lamento » et « Oror » d’Aprikian etc.

Le concert était également organisé à l’occasion de la parution du CD « Mayrig » qui est invitation au voyage à travers le temps et les régions d’Arménie. Qu’elles expriment l’amour, la famille,  la nostalgie du pays ou l’exil, les œuvres de Komitas et de Garbis Aprikian placent la musique arménienne quelque part entre l’Orient et l’Occident ; orientale dans l’âme et occidentale dans l’écriture. Véritables passeurs de la tradition orale, ils ont inscrit la musique arménienne dans le répertoire classique.

C.I.