Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont réaffirmé le rôle clé de la Russie dans les efforts visant à mettre fin au conflit du Haut-Karabakh lorsqu’ils se sont rencontrés mardi à l’extérieur de Moscou.
Ils ont appelé à une « mise en œuvre cohérente » des accords arméno-azéris négociés par Moscou pendant et après la guerre de 2020 au Karabakh. Ils ont également convenu d’accélérer la création prévue d’une commission sur la démarcation de la frontière arménienne avec l’Azerbaïdjan avec l’aide de la Russie.
« Les parties ont convenu d’intensifier la coopération trilatérale entre l’Arménie, la Russie et l’Azerbaïdjan afin de favoriser la normalisation des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie et dans la région dans son ensemble », ont ajouté Poutine et Pachinian dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de leurs entretiens.
Dans leur déclaration conjointe, Poutine et Pashinian ont souligné l’importance de « revitaliser » le travail d’un organe intergouvernemental russo-arménien-azerbaïdjanais traitant des modalités pratiques de la réouverture des liaisons de transport régionales. Le groupe de travail ne s’est pas réuni depuis décembre.
La déclaration ne faisait aucune mention explicite du traité de paix arméno-azerbaïdjanais. Lavrov a déclaré que Moscou était prête à aider Erevan et Bakou à « créer les conditions » pour conclure un tel accord.
Dans son discours d’ouverture des pourparlers tenus dans sa résidence de Novo-Ogaryovo près de Moscou, Poutine a noté que « de nombreux problèmes subsistent » dans la zone de conflit du Karabakh.