L’Arménie se prépare à des contrôles sanitaires des voyageurs après un cas suspect de peste en Russie

Ժանտախտ

L’Arménie suit de près l’évolution d’un cas suspect de peste pulmonaire signalé en Russie et pourrait mettre en place des contrôles sanitaires des voyageurs si le risque venait à augmenter. C’est ce qu’a annoncé le 7 octobre la ministre de la Santé, Anahit Avanessian.

Cette vigilance fait suite au décès, le 2 octobre, de Daria Chipilova, une employée de 28 ans de l’Institut de recherche contre la peste d’Irkoutsk, en Russie, dont les circonstances n’ont pas encore été officiellement établies. Les autorités russes ont évoqué une « pneumonie d’origine inconnue », tandis qu’environ 200 personnes ont été placées sous surveillance médicale.

Lors de son intervention au Parlement, Avanessian a indiqué que l’Arménie avait constitué un groupe de travail chargé de suivre la situation et d’examiner les nouvelles informations disponibles.

Si le risque augmente, les autorités sont prêtes à renforcer les contrôles, notamment par la prise de température des voyageurs arrivant en Arménie. « Toutes les mesures nécessaires sont prêtes à être appliquées en fonction du niveau de risque », a précisé la ministre.

Le ministère de la Santé coopère également avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires pour évaluer la situation et déterminer la nécessité de mesures de précaution supplémentaires.

Qu’est-ce que la peste pulmonaire ?

La peste pulmonaire est une forme grave de la maladie qui touche les poumons et peut se transmettre d’une personne à une autre par des gouttelettes respiratoires lors de contacts rapprochés. Avanessian a souligné que le risque de décès était élevé si les malades ne recevaient pas à temps un traitement antibiotique adapté.

« Nous suivons cette question avec la plus grande attention, restons vigilants et menons de manière coordonnée toutes les actions nécessaires », a-t-elle ajouté.

Selon la ministre, l’OMS estime actuellement que le risque lié au cas suspect signalé à Irkoutsk est inférieur à un niveau modéré. Il est considéré comme faible à l’échelle de la Russie et très faible pour la région européenne de l’OMS.

La ministre a également indiqué que les autorités sanitaires arméniennes suivaient parallèlement les informations concernant une flambée du virus Ebola dans plusieurs pays africains.