Le soir du 22 avril, un concert exceptionnel, plein de symboles, intitulé «Âmes arméniennes» et dédié au 108e anniversaire du génocide des Arméniens a eu lieu dans la chapelle royale du château de Versailles, avec le concours de musiciens arméniens et français.
Le concert était organisé conjointement par l’Opéra du Château de Versailles et l’Ambassade de la République d’Arménie en France.
Dans la chapelle bondée de monde, devant des centaines de spectateurs se sont produits l’Orchestre de l’Opéra Royal du Château de Versailles sous la direction de Stefan Plewniak, le Chœur « Sainte Croix » sous la direction de Chahé Kechichian, ainsi que le talentueux kanoniste Narek Kazazian, la violoncelliste de renommée internationale Astghik Siranossian, le soliste de l’Orchestre National d’Arménie, joueur de doudouk Helbert Assatrian. Ils ont interprété les joyaux de la musique spirituelle arménienne, notamment les chants liturgiques de Machtots, les vêpres arméniennes de Komitas, ainsi que des arrangements du troubadour Sayat Nova et des œuvres de compositeurs arméniens des XIXe et XXe siècles.
L’ambassadeur d’Arménie en France, Hasmik Tolmajian, le primat du Diocèse arménien de France, le père Grigor Khatchatrian, l’adjoint au maire de Paris, Arnaud Ngatcha et le représentant de la République d’Artsakh en France, Hovhannès Kévorkian étaient présents à l’événement. Parmi les invités d’honneur figuraient de hauts responsables français, des parlementaires, des membres du Parlement européen, des maires, des intellectuels, des représentants bien connus de la communauté franco-arménienne.
Ce concert intitulé «Âmes arméniennes» – organisé suivant l’exemple du concert inaugural de l’an dernier qui avait eu lieu au même endroit où les pépites de l’art musical arménien avaient été présentées – a, cette année encore, été chaleureusement accueilli par le public qui a montré son enthousiasme par de très longs applaudissements.
Compte tenu du grand succès que ces deux concerts ont rencontré, le Château de Versailles entend en faire une tradition dans le cadre de la commémoration du génocide des Arméniens.