Que réserve 2026 à l’Arménie ? Les prévisions du centre Stratfor

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L’un des think tanks américains les plus influents, Stratfor, a publié il y a quelques jours ses prévisions annuelles pour 2026, incluant une analyse des relations arméno-azerbaïdjanaises.

Selon le rapport, l’Arménie et l’Azerbaïdjan devraient entreprendre des démarches modestes pour mettre en œuvre les accords de paix conclus l’année précédente, réduisant ainsi le risque d’une nouvelle guerre. Les deux pays poursuivront probablement leurs relations commerciales avec prudence, tentant d’instaurer un climat de confiance par une coopération limitée plutôt que par une intégration économique globale.

Sur le plan intérieur, Stratfor estime que le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, fera face à un mécontentement populaire croissant, principalement dû aux concessions supposées faites à l’Azerbaïdjan et aux relations tendues avec l’Église apostolique arménienne.

La modification de la Constitution, exigée par l’Azerbaïdjan comme condition préalable à la signature finale du traité de paix, continuera de susciter une forte indignation publique. Par conséquent, M. Pachinian tentera probablement de reporter le référendum sur cette question après les élections législatives prévues en juin.

Si Nikol Pachinian n’est pas réélu, le sort du traité de paix deviendra plus incertain, selon les analystes du centre. En revanche, s’il conserve le pouvoir, la mise en œuvre du projet TRIPP (Trump Route for International Peace and Prosperity) deviendra sa priorité absolue, afin de tirer des bénéfices tangibles de cet accord et de les présenter à la population.

Stratfor évalue que Bakou achèvera la construction de son tronçon du couloir de l’Araxe traversant l’Iran (parallèle au TRIPP) et utilisera le projet TRIPP comme un levier de pression et une alternative, tentant ainsi d’exclure l’Arménie de l’intégration régionale si Erevan refuse de coopérer.

Enfin, le centre prévoit que la Russie tentera d’entraver la réalisation du TRIPP, mais que l’affaiblissement de ses positions régionales limitera la capacité de Moscou à empêcher le pivot de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan vers l’Occident.