Le démenti de la ministre de l’Éducation

Mount Ararat and the Yerevan skyline in spring

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Janna Andréassian dément le retrait des termes « Ararat » et « Arménie occidentale » des manuels d’histoire

La ministre arménienne de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports, Janna Andréassian, a affirmé vendredi lors d’une conférence de presse qu’aucun élément ne serait retiré du programme d’histoire du pays, précisant que la matière serait au contraire enseignée de manière encore plus approfondie.

Interrogée sur une éventuelle modification des programmes éducatifs suite aux déclarations du Premier ministre Nikol Pachinian concernant une « Arménie réelle », et plus spécifiquement sur le retrait des mots « Ararat » et « Arménie occidentale » des manuels d’histoire, la ministre a été catégorique.

« Notre histoire est notre histoire, et dans le contexte et les réalités actuels, nous ne devons ni réduire ni altérer son enseignement. Bien au contraire, nous devons l’aborder de manière encore plus détaillée et exhaustive », a-t-elle souligné.

Mme Andréassian a ajouté qu’il était impératif de connaître l’histoire et de l’analyser dans ses moindres détails, qualifiant toute discussion sur une réduction du contenu de « totalement dénuée de sens ». Elle a rappelé que le ministère avait défendu la même position lorsque la matière scolaire « Histoire des Arméniens » a été rebaptisée « Histoire de l’Arménie ».

« À l’époque, nous avions particulièrement insisté sur notre façon d’appréhender notre histoire. Nous devons la regarder depuis la perspective de la République d’Arménie d’aujourd’hui », a-t-elle expliqué. « Il nous faut analyser notre histoire pour comprendre le rôle qu’ont joué ses différents épisodes dans la perte ou la consolidation de notre État. »

Selon la ministre, les élèves doivent en venir à considérer l’État et le statut d’État comme la valeur suprême, et être capables de tirer des parallèles entre les événements historiques de l’Arménie et la période contemporaine. Le gouvernement arménien a approuvé ce changement de nom en 2024, le ministère assurant alors que le programme en lui-même resterait intact. Mme Andréassian avait d’ailleurs déjà précisé que les manuels d’histoire ne subiraient aucun remaniement idéologique.