À Paris, un colloque consacré à « Pro Armenia » et au mouvement arménophile français
Un colloque consacré à la revue Pro Armenia et à l’histoire du mouvement arménophile français s’est tenu le 3 novembre, sur le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France (BnF), à Paris. La rencontre était organisée conjointement par la BnF, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et l’École normale supérieure (ENS), avec le soutien de l’ambassade de France en Arménie.
Cette journée d’étude était consacrée à la mobilisation des milieux intellectuels et politiques français en faveur des Arméniens à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Une place particulière était réservée à Pro Armenia, revue fondée à Paris en 1900, qui joua un rôle majeur dans la sensibilisation de l’opinion publique française au sort des Arméniens de l’Empire ottoman et dans la défense de leurs droits.
La publication avait rassemblé autour de la Cause arménienne plusieurs grandes figures de la vie intellectuelle et politique française, parmi lesquelles Jean Jaurès, Georges Clemenceau, Anatole France et Francis de Pressensé. Son premier numéro avait paru le 25 novembre 1900, sous la direction de Pierre Quillard.
La séance d’ouverture a réuni Gilles Pécout, président de la Bibliothèque nationale de France, Florian Escudié, ambassadeur de France en Arménie, et Arman Khachatryan, ambassadeur d’Arménie en France. Ce dernier est notamment revenu sur la portée historique du mouvement arménophile et sur l’évolution des relations franco-arméniennes.
À cet égard, il a évoqué la visite d’État effectuée en Arménie par Emmanuel Macron en mai dernier, au cours de laquelle les deux pays ont signé une déclaration de partenariat stratégique. Cette visite avait également été marquée par la signature de protocoles d’entente entre la Bibliothèque nationale de France, le Matenadaran et le Musée d’art et de littérature Yéghiché Tcharents, dans le prolongement de la coopération engagée en 2025 avec la Bibliothèque nationale d’Arménie.
Parmi les participants figuraient également Syuzanna Khojamiryan, directrice du Musée d’art et de littérature Yéghiché Tcharents, et Hrachya Tashchyan, directeur par intérim du Musée-Institut du génocide des Arméniens.
