ANTONY – Réunion publique de François Devedjian pour présenter son projet : « Rassembler, Construire, Transmettre »
Une réunion d’information et de dialogue organisée par François Devedjian, dans le cadre de sa campagne pour les élections du Collège des Particuliers du CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France), s’est tenue le lundi 28 janvier 2026 à 20h à Antony (Hauts‑de‑Seine), au siège du Club Franco-Arménien de la ville.


Un public nombreux, composé de membres de la communauté arménienne et de sympathisants, était présent à cette réunion. Le but était de mobiliser les Arméniens, mais pas seulement, et tous ceux qui se sentent éminemment concernés par l’avenir de la communauté arménienne de France et de l’Arménie dans le cadre des élections du CCAF.

Après une brève présentation visuelle du projet par François Devedjian autour du thème « Rassembler – Construire – Transmettre », axé sur l’Arménie et la diaspora, une séquence assez longue et passionnée de questions-réponses a suivi (vous trouverez ci-joint les questions de votre serviteur ainsi que les réponses). Durant la soirée, M. Jean-Yves Sénant, actuel Maire d’Antony, a fait une visite éclair pour souhaiter bonne chance à François Devedjian.

La réunion s’est terminée par un appel à s’inscrire individuellement sur les listes électorales au plus tard le 31 janvier 2026, afin de pouvoir voter électroniquement les 6, 7 et 8 février 2026.
Pour voter, il suffit :
- d’être majeur (avoir 18 ans révolus) ;
- d’être de nationalité française ou titulaire d’une carte de résident de 10 ans ;
- d’adhérer en ligne via la plateforme dédiée : https://ccaf.info/adhesion.
Schanth VOSGUERITCHIAN
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Question – La réforme des statuts du CCAF, présentée comme une avancée démocratique majeure, soulève toutefois une question essentielle sur le plan de la représentativité. Le mode hybride de l’élection des membres du Conseil National du CCAF ne crée-t-il pas une inégalité de représentation de la communauté franco-arménienne au sein dudit Conseil ? Car les membres des associations ayant rejoint le CCAF sont déjà représentés par leurs délégués ; or, lorsqu’ils s’inscrivent également à titre individuel aux élections du Collège des Particuliers, ils se trouvent représentés une seconde fois, ce qui les favoriserait par rapport aux adhérents du Collège des Particuliers, qui ne seraient pas membres d’une association adhérente au CCAF.
François Devedjian – Il faut distinguer les associations des personnes physiques qui les composent. C’est tout l’objet de cette réforme. A côté des associations qui ont chacun un objet défini, les individus qui les composent peuvent avoir des aspirations plus larges ou différentes.
Chacun doit pouvoir s’exprimer au sein de son association et/ou à titre personnel. Il n’y a aucune incompatibilité ni aucune sur-représentation des uns ou des autres. C’est un peu comme la constitution américaine qui prévoit un Sénat représentatif des états fédérés et une chambre des représentants directement représentative de la population américaine ! C’est en tout cas comme ça que je vois le CCAF qui doit autant s’appuyer sur les associations que sur les particuliers, lesquels sont complémentaires et non pas opposés.
Cela dit, cette campagne confirme aussi que ce sujet doit encore être travaillé et amélioré. C’est un chantier complexe et sensible que nous comptons évidemment traiter avec l’ensemble des membres du CCAF.
Question – Pour vous, y aurait-il une spécificité statutaire du représentant du Collège des Particuliers par rapport à celle du représentant du Collège des Associations ? Quel serait le programme spécifique du Collège des Particuliers par rapport au programme du Collège des Associations ?
F. D. – Il existe des collèges distincts pour élire les membres du Conseil National représentant les associations et ceux représentant les particuliers mais, une fois élus, ces membres ont tous le même pouvoir et le même statut. Il n’y a donc pas lieu d’avoir des programmes différents. Au contraire, nous devons tous travailler ensemble, pour l’intérêt général. Conformément aux stipulations de l’article 7.2 des statuts du CCAF, les membres du Conseil National doivent collectivement fixer les grandes orientations et la politique générale du CCAF.
Question – Le programme de votre liste ne comporte ni objectifs chiffrés, ni budget, ni calendrier précis. A côté des objectifs généraux, pouvez-vous donner plus de précisions sur certains projets que vous avez l’intention de réaliser ?
F. D. – Notre programme est ambitieux car il exige d’abord et avant tout une gouvernance conforme aux exigences du monde actuel, notamment en matière de transparence. Aujourd’hui nous n’avons pas de visibilité sur l’organisation ou les comptes du CCAF qui n’établit pas de rapport d’activité. Il était donc difficile d’établir un budget ou des objectifs chiffrés dans ces conditions.
Notre premier engagement, extrêmement concert, est la gouvernance car elle est la condition nécessaire de la confiance : rapport d’activité incluant la situation financière du CCAF, gestion des conflits d’intérêts, parité, etc.
Nous avons également pour objectif concret de créer un CCAF régional dans chacune des 13 régions métropolitaines (incluant la Corse) française. Cela suppose de rassembler le tissu associatif de toutes les régions, de discuter et construire ensemble une nouvelle organisation entre le national et le régional, où chacun reste maître chez lui mais aussi où tous vont dans la même direction et se soutiennent.
Voilà déjà deux projets extrêmement concrets et pour lesquels un long et complexe travail nous attend. Il y en a évidemment beaucoup d’autres comme la mise en place des groupes de spécialistes, l’assainissement de la relation avec l’État arménien qui doit être indépendante, transpartisane, respectueuse et mutuellement profitable ou encore la mise en place de parcours de développement pour former nos dirigeants de demain.
Question – Étant donné le nombre limité des représentants du collège des Particuliers dans le Conseil National, entre le quart et le tiers des élus, pensez-vous qu’en cas de victoire votre équipe aura les moyens de diriger ou d’agir sur les décisions ?
F. D. – Oui nous le pensons. Faire des élections pour à leur issue dire qu’elles ne changent rien n’a aucun sens. Si notre liste gagne ces élections, nous devrons diriger le CCAF pour les trois prochaines années et je ne doute pas que les associations respecteront parfaitement le choix des électeurs. Réciproquement, si les actuels co-présidents arrivent en tête, ils devront diriger le CCAF et nous exercerons nos fonctions de membres du conseil national de façon constructive et vigilante, dans le sens de l’intérêt général. C’est cela la démocratie.
Question – L’autre liste « Unis pour l’Arménie » comporte certains dirigeants du CCAF et des personnes qui sont à la tête de grandes structures de la Communauté arménienne : FRA Tachnagtsutioun, UGAB, Croix-Bleue… ce qui veut dire aussi qu’ils ont un nombre d’électeurs acquis à leur cause. Sur quelle base électorale comptez-vous pour gagner ces élections ? Quelles sont vos ressources humaines, financiers et médiatiques pour mener votre campagne ?
F. D. – Nous constatons tous les jours sur le terrain que le CCAF doit renouer avec les associations arméniennes comme avec les personnes sympathisantes de l’Arménie. Dans les associations que vous citez, tous les adhérents ne soutiennent pas la politique mise en œuvre au sein du CCAF. Nous nous adressons à ces personnes, nous leur proposons d’avancer vers le renouveau sans rejeter le passé. Cette offre intéresse beaucoup de monde, notamment parce que les enjeux de la cause arménienne ont radicalement changé depuis 2020. Le secret du vote grâce à l’utilisation d’une plateforme indépendante et sécurisée permettra à chacun de s’exprimer en toute liberté.
Je compte par ailleurs également sur les personnes attachées à la cause arménienne et qui n’appartiennent soit à aucune association soit à des associations qui ne sont pas membres du CCAF. Le rassemblement ne concerne pas que ceux qui sont déjà en place, il concerne tous ceux qui veulent un projet d’avenir et pas seulement les luttes du passé.
Je m’adresse à tous ceux qui souhaitent un renouveau du CCAF, je m’engage à le mettre en œuvre.
Concernant enfin nos ressources, notre équipe est composée de personnalités fortes et engagées, avec des parcours professionnels remarqués dans leurs domaines respectifs. La durée restreinte de la campagne nous a permis de faire face avec nos propres ressources.
