L’affaire judiciaire visant le Catholicos de tous les Arméniens et six évêques transférée à un tribunal d’Erevan

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Karékine II et les autres hauts dignitaires du clergé au tribunal. Etchmiadzine, le 7 août 2026.

Le Catholicos de tous les Arméniens, Karékine II, et six hauts dignitaires du clergé ne se sont pas présentés en personne à l’audience du 28 août, se faisant représenter par leurs avocats. Pour la première fois dans l’histoire de l’Arménie indépendante, le chef de l’Église apostolique arménienne comparaît devant la justice, accusé de ne pas avoir exécuté une décision judiciaire.

L’affaire concerne la destitution de l’ancien primat du diocèse de Masyatsotn, l’évêque Guevorg Saroyan. Bien que la justice ait ordonné sa réintégration, le Saint-Siège d’Etchmiadzine a refusé de s’y plier et l’a défroqué, dénonçant une ingérence inacceptable dans l’autonomie de l’Église. En cas de condamnation, les ecclésiastiques risquent jusqu’à deux ans de prison.

Lors de l’audience, le juge a rejeté la demande de la partie civile (Saroyan) de tenir un procès à huis clos, malgré les menaces de mort que ce dernier affirme avoir reçues. Par ailleurs, le juge de première instance de la région d’Armavir, Serge Rouchanian, a décidé de transférer l’affaire à un tribunal d’Erevan. Il a invoqué un problème de compétence territoriale, l’acte d’accusation ne précisant pas le lieu exact où le Catholicos a pris la décision de défroquer l’évêque.