Assurance maladie : l’Arménie prépare l’intégration des salariés les moins rémunérés

Assurance maladie Arménie

L’Arménie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la mise en place de son assurance maladie universelle. Dès 2027, les salariés dont la rémunération mensuelle est inférieure à 200 000 drams devraient rejoindre à leur tour le dispositif, déployé par phases depuis le 1er janvier 2026. Le ministère de la Santé s’entretient actuellement avec les employeurs afin d’en définir les modalités.

Le scénario privilégié à ce stade repose sur une cotisation mensuelle globale de 10 800 drams. Pour les salaires inférieurs à 200 000 drams, elle serait répartie ainsi : 4 400 à la charge de l’État, autant pour l’employeur et 2 000 pour le salarié. Le gouvernement y voit un moyen d’épargner aux revenus les plus modestes un fardeau trop lourd. Il s’agit toutefois d’un schéma envisagé pour 2027, qui reste en discussion avec le patronat.

Depuis cette année, le système protège déjà plusieurs catégories de la population : les enfants, les personnes âgées, certains groupes pris en charge par l’assurance publique, ainsi que les salariés gagnant plus de 200 000 drams, pour lesquels l’affiliation est obligatoire.

Six mois après le lancement, le ministère recensait plus de 1,7 million de bénéficiaires. Environ 843 000 d’entre eux avaient déjà eu recours à au moins une prestation médicale, soit quelque 8,4 millions de services délivrés pour un montant de 97,4 milliards de drams.

L’extension prévue en 2027 marque donc un tournant : elle fera entrer dans le régime les salariés qui en étaient exclus jusque-là en raison de leur niveau de revenu. Le ministère souligne aussi le rôle des employeurs, qui assument souvent déjà, de manière détournée, le coût des problèmes de santé de leur personnel, sous forme d’aides ponctuelles ou d’absences prolongées.

À terme, les autorités entendent couvrir l’ensemble de la population, et le calendrier gouvernemental prévoit d’intégrer d’autres catégories dans les années suivantes.