La pop star américaine Katy Perry brandit le drapeau azerbaïdjanais à Bakou, en blanchissant la dictature d’Aliev
La célèbre chanteuse pop américaine Katy Perry, l’une des stars les plus reconnues de la scène musicale internationale aux millions d’albums vendus, s’est produite le vendredi 25 septembre dans le cadre du Grand Prix de Formule 1 de Bakou, brandissant sur scène le drapeau de l’Azerbaïdjan.
Lors de ce concert, qui s’est déroulé en présence des filles d’Aliev, la star a scandé « Azerbaïdjan » à plusieurs reprises, louant Bakou et exprimant sa gratitude pour l’invitation. La presse azerbaïdjanaise a immédiatement instrumentalisé cette séquence, la présentant comme un soutien international à son pays.
Cette scène s’est déroulée précisément au moment où l’on marquait le troisième anniversaire du nettoyage ethnique de l’Artsakh, de la déportation forcée de 120 000 Arméniens et de l’explosion tragique du dépôt de carburant près de Stepanakert (Berkadzor), qui a coûté la vie à 218 Arméniens. De plus, à la demande de Bakou, la course de Formule 1 avait été déplacée du dimanche au vendredi afin de ne pas coïncider avec le 27 septembre, date commémorée en Azerbaïdjan comme le « Jour du Souvenir » de la guerre de 2020.
Alors que Bakou tente de justifier et de blanchir l’image de son régime dictatorial aux yeux du monde par le biais de stars internationales telles que Katy Perry, et avant elle Will Smith, 19 otages arméniens continuent d’être illégalement détenus dans les prisons azerbaïdjanaises. Parmi eux figurent les anciens présidents et les dirigeants politico-militaires de l’Artsakh, soumis à des procès fabriqués de toutes pièces dans la ville même où des célébrités américaines glorifient l’Azerbaïdjan.
