Vingt-cinq responsables politiques français réclament la libération des Arméniens détenus en Azerbaïdjan
Vingt-cinq personnalités issues de différentes sensibilités de la vie politique française ont publié dans Le Figaro un appel commun réclamant la libération immédiate et sans condition de tous les Arméniens détenus en Azerbaïdjan. Parmi les signataires figurent notamment Gabriel Attal, Xavier Bertrand, Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier et Ségolène Royal.
Les auteurs du texte rappellent qu’une vingtaine d’Arméniens ont été condamnés en Azerbaïdjan à de lourdes peines, certaines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité. La plupart, écrivent-ils, ont été arrêtés au moment de l’exode de la population arménienne du Haut-Karabakh en 2023, événement qu’ils qualifient de nettoyage ethnique. Plusieurs détenus sont emprisonnés depuis des années et restent, selon la tribune, largement coupés de leurs familles et du monde extérieur. Des organisations de défense des droits humains ont également fait état récemment de préoccupations concernant leurs conditions de détention et les restrictions imposées à leurs contacts familiaux.
Les signataires soulignent que le Parlement européen ainsi que la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis ont déjà demandé leur libération. En février 2026, des responsables du Parlement européen ont de nouveau appelé Bakou à libérer les détenus arméniens, tandis qu’en juillet la commission américaine a adopté, par 44 voix contre 7, un amendement appelant à leur libération immédiate et sans condition.
Les vingt-cinq responsables politiques disent également craindre que le maintien en détention de ces prisonniers puisse servir de moyen de pression sur l’Arménie afin d’obtenir de nouvelles concessions dans le cadre du processus de paix. Si tel devait être le cas, estiment-ils, ces détenus seraient également utilisés, de fait, comme des otages.
Leur appel s’achève sur une conviction : une paix durable dans le Caucase ne saurait, selon eux, se construire sur l’arbitraire, l’humiliation ou l’oubli. « Il n’y a pas de paix véritable sans justice, sans liberté et sans dignité. »
Les 25 signataires sont : Gabriel Attal, candidat Renaissance à l’élection présidentielle et député ; Xavier Bertrand, candidat à l’élection présidentielle et président de la région Hauts-de-France ; Luc Carvounas, maire d’Alfortville ; Éric Ciotti, maire de Nice ; Nicolas Daragon, maire de Valence ; Michaël Delafosse, maire de Montpellier ; Grégory Doucet, maire de Lyon ; Olivier Faure, candidat PS à l’élection présidentielle, premier secrétaire du Parti socialiste et député ; Gilles Giovannangeli, président du Conseil exécutif de Corse ; Raphaël Glucksmann, candidat Place publique à l’élection présidentielle et député européen ; Thierry Lefèvre, maire d’Issy-les-Moulineaux ; Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen ; Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire ; Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse ; Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ; Benoît Payan, maire de Marseille ; Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France ; Édouard Philippe, candidat Horizons à l’élection présidentielle, président du parti Horizons et maire du Havre ; Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à l’élection présidentielle ; Fabien Roussel, candidat PCF à l’élection présidentielle et secrétaire national du PCF ; Ségolène Royal, candidate à l’élection présidentielle ; Gilles Simeoni, maire de Bastia et conseiller exécutif de Corse ; Marine Tondelier, candidate à l’élection présidentielle, secrétaire nationale des Écologistes et conseillère régionale des Hauts-de-France ; Martine Vassal, présidente du département des Bouches-du-Rhône.
