À la Porte Dorée, Fred Nevché remonte le fil de l’exil arménien

Camp_Oddo_Marseille

Il s’appelait Loghofète et était orfèvre. Le 15 octobre 1923, avec Satenik, son épouse, il arrivait à Marseille, avant de rejoindre le camp Oddo après un passage par la quarantaine. Un siècle plus tard, leur arrière-petit-fils, le poète et musicien Fred Nevché, retrouve leur parcours dans Loghofète, ou le prénom perdu, présenté ce mercredi 14 octobre à 19 heures au Palais de la Porte Dorée.

Cette création, conçue avec la chercheuse Diala Lteif, rapproche deux histoires familiales marquées par le génocide des Arméniens. À Marseille répond Beyrouth, où d’autres exilés passent par le Lazaret. La recherche des origines rencontre ainsi le travail historique, pour suivre des vies dispersées sur les rives de la Méditerranée.

Récit, musique, archives et vidéos composent ce spectacle qui donne une place aux étapes de l’exil comme aux personnes qui l’ont traversé. Derrière l’histoire des camps et des arrivées au port, il y a aussi des prénoms que les générations suivantes cherchent à retrouver.

Mercredi 14 octobre à 19 heures, auditorium Marie Curie du Palais de la Porte Dorée, Paris. Entrée gratuite sur réservation. Un échange avec l’équipe artistique suivra la représentation.