La Turquie a achevé la procédure d’appel d’offres pour la restauration du pont historique d’Ani

Անի

La Turquie a achevé la procédure d’appel d’offres relative aux travaux de restauration du pont historique d’Ani, situé à la frontière arméno-turque. L’annonce a été faite par le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdulkadir Uraloğlu, qui a précisé que le contrat correspondant avait été signé le 28 septembre.

La restauration de ce pont, qui enjambe la rivière Akhourian, sera menée conjointement par l’Arménie et la Turquie. Le 4 mai dernier, les deux pays avaient signé à Erevan un protocole définissant l’étendue des travaux et les modalités de leur réalisation. Le document avait été signé par les représentants spéciaux chargés du processus de normalisation des relations arméno-turques, Ruben Rubinyan et Serdar Kılıç, en présence du Premier ministre arménien Nikol Pachinian et du vice-président turc Cevdet Yılmaz.

Selon le ministre turc, les travaux de restauration seront coordonnés par une commission bilatérale, à laquelle participeront notamment des représentants du ministère turc des Transports et des Infrastructures et de la Direction générale des routes.

Un patrimoine historique de grande valeur

Construit vraisemblablement au Xe siècle, le pont se trouve à proximité d’Ani, l’une des capitales de l’Arménie médiévale. Il constituait autrefois un important point de passage commercial sur la Route de la soie.

Selon les données historiques, l’ouvrage mesurait environ 80 mètres de long sur huit mètres de large. Son arche principale s’est effondrée le 16 octobre 1807. Aujourd’hui, seuls subsistent les vestiges des structures qui soutenaient le pont à ses deux extrémités.

Le site archéologique d’Ani est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2016.

Selon les autorités turques, le projet de restauration vise à préserver ce précieux témoignage du patrimoine culturel de la Route de la soie et à le transmettre aux générations futures.

Inscrite dans le processus de normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie, cette initiative pourrait également contribuer au développement de la coopération entre les régions frontalières des deux pays.

Aucune date d’achèvement des travaux n’a encore été annoncée.