ARMÉNIE – Journée de commémoration et d’hommage aux morts pour la patrie

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Ce 27 janvier, l’Arménie rendait hommage à ses enfants tombés au champ d’honneur pour la défense de la patrie. À l’occasion de cette journée de deuil, le Président de la République Vahagn Khachaturian, le Premier ministre Nikol Pachinian, le Président de l’Assemblée nationale Alen Simonian, ainsi que d’autres hauts dignitaires, se sont rendus le matin au Panthéon militaire de Yerablour pour s’incliner devant les tombes des martyrs.

Plus tôt dans la journée, le haut commandement du ministère de la Défense s’était également rendu à Yerablour pour honorer la mémoire impérissable des disparus.

Le corps diplomatique s’est joint au deuil du peuple arménien. L’Ambassade de France en Arménie a notamment diffusé le message suivant : « Aujourd’hui, 27 janvier, l’Arménie rend hommage à ses enfants tombés au champ d’honneur pour la patrie. L’Ambassade de France en Arménie s’associe au peuple arménien. »

Le message du Premier ministre Nikol Pachinian à l’occasion de cette journée

« Cher peuple, chers citoyens de la République d’Arménie,

C’est aujourd’hui la Journée de commémoration et d’hommage aux morts pour la patrie. Elle a été instituée par l’Assemblée nationale à la veille de la Fête de l’Armée, et les citoyens ont déjà commencé à désigner le 27 janvier comme le « Jour de l’Armée céleste ».

Il y a un grand amour dans cette formulation populaire ; il y a dans notre réalité un immense amour et une grande responsabilité envers les martyrs qui ont donné leur vie pour la patrie.

Chaque soldat tombé devient un membre de la famille de chacun d’entre nous, et cela découle de la conscience évidente qu’il est mort pour nous, pour chacun de nous. Honorer la mémoire de ceux qui sont morts pour la patrie et s’incliner devant eux est notre devoir ; c’est la raison pour laquelle une journée de commémoration nationale a été établie.

Mais au-delà de ce jour, notre responsabilité ne diminue pas. Au contraire, elle s’accroît : la responsabilité de faire en sorte que les sacrifices de nos martyrs ne soient pas vains. Après les catastrophes qui nous ont frappés, chaque jour, chaque jour que Dieu fait, le Gouvernement et la majorité parlementaire se sont efforcés de trouver la réponse à une question cruciale : que faut-il faire, et comment le faire, pour que les sacrifices de nos martyrs soient source de vie et non de destruction ?

Une réponse claire et sans équivoque a été donnée à cette question : nos martyrs sont tombés pour que la République d’Arménie s’élève. Par conséquent, l’État — une République d’Arménie développée, forte, sûre, prospère et heureuse — est le monument le plus visible et le plus tangible pour éterniser la mémoire de nos martyrs et faire vivre leurs descendants.

Et nous sommes aujourd’hui concentrés précisément sur cette tâche : la pérennité de la République d’Arménie, le renforcement de notre État et de ses institutions, faire de l’État un outil au service de la sécurité et du bien-être des citoyens, consolider l’indépendance, la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières de notre pays, ainsi que le développement continu de l’armée terrestre. C’est là notre mission, celle qui nous permettra de regarder vers le ciel, vers notre armée céleste, et de recevoir un sourire en retour.

Mes chers frères et sœurs, vous n’êtes pas tombés en vain. Votre sacrifice a créé une nouvelle conscience, votre sacrifice nous a ouvert les yeux, a clarifié notre esprit, a affermi notre volonté de renforcer notre État, de bâtir une voie centrée sur l’État, qui est la voie du bien-être, de la sécurité, du bonheur et de la paix pour la République d’Arménie et ses citoyens.

À travers nos larmes, nous vous sourions et nous nous inclinons devant vos proches. Et nous nous mettons à genoux devant vous.

Et vive la République d’Arménie ! »