Six ans après la guerre de 44 jours
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Il y a six ans jour pour jour, au petit matin du 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan déclenchait une offensive de grande envergure contre l’Artsakh. Cette guerre, qui a duré 44 jours, s’est soldée par une lourde défaite pour la partie arménienne.
Selon les dernières données officielles, la partie arménienne a déploré 3 833 morts lors de cette guerre, dont 3 755 militaires et 78 civils. Six ans plus tard, 191 personnes sont toujours portées disparues : parmi elles figurent 172 militaires et 19 civils.
Après la chute de Chouchi, le 9 novembre 2020, un cessez-le-feu a été instauré par un accord tripartite signé par les dirigeants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et de la Russie. Outre les territoires conquis, les régions d’Akna, de Karvatchar et de Berdzor sont également passées sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. Les forces de maintien de la paix russes ont été déployées le long de la ligne de contact de l’Artsakh et du corridor de Berdzor.
Cependant, plusieurs dispositions de la déclaration tripartite en neuf points, telles que le déblocage de l’ensemble des axes économiques et des voies de transport de la région, sont restées lettre morte. Il en va de même pour l’engagement des forces russes de maintien de la paix à garantir la sécurité de la population arménienne, un manquement qui a abouti à la déportation totale de ce peuple de sa terre natale millénaire.
En effet, trois ans plus tard, le 19 septembre 2023, à la faveur d’une nouvelle offensive militaire de grande ampleur, l’Azerbaïdjan a imposé sa domination absolue sur l’Artsakh, entraînant l’exode total des Arméniens de la région, tandis que les forces de Bakou capturaient les dirigeants politico-militaires de l’Artsakh.
