Jean-Paul Gasparian à la salle Gaveau le 9 octobre : des racines arméniennes aux voix de l’opéra

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Crédit photo : Lisa Ono

En 2024, Jean-Paul Gasparian consacrait un disque à la musique arménienne, réunissant des œuvres de Komitas, d’Aram Khatchatourian et d’Arno Babadjanian, mais aussi de son père, le pianiste et compositeur Gérard Gasparian. Avec A Night at the Opera, paru le 25 septembre 2026 chez Naïve, le musicien poursuit son exploration du répertoire, cette fois à travers les opéras de Verdi, Bellini et Wagner, adaptés pour le piano par Liszt et Thalberg. Un nouveau programme qu’il présentera en partie au public parisien le 9 octobre, à la salle Gaveau.

Faire entendre au piano une œuvre conçue pour des chanteurs et un orchestre : l’exercice demande autant d’imagination que de maîtrise technique. Dans ces transcriptions et paraphrases, les mélodies sont reprises, développées, transformées pour trouver leur place sur le clavier. Un seul interprète doit alors restituer les différentes voix et les contrastes de la partition. À Gaveau, Jean-Paul Gasparian jouera les paraphrases de Liszt inspirées d’Aida, d’Il trovatore, de Rigoletto et de Don Carlos. La première partie de la soirée sera consacrée à Chopin, avec notamment la Troisième Ballade, les Valses op. 64 et la Polonaise « Héroïque ».

Le pianiste se produit régulièrement à Erevan, où il entretient des liens avec plusieurs formations musicales. En mai 2023, il y interprétait le Concerto pour piano de Khatchatourian avec l’Orchestre symphonique d’État d’Arménie, sous la direction de Sergey Smbatyan. Plus récemment, le 13 mars 2026, il retrouvait la salle Aram-Khatchatourian pour le Deuxième Concerto de Saint-Saëns, cette fois avec l’Orchestre philharmonique national d’Arménie dirigé par Jean-Claude Casadesus, à l’occasion d’une soirée consacrée à la Francophonie. Trois jours plus tard, il partageait la scène de la Maison de la musique de chambre Komitas avec la violoniste Anush Nikoghosyan, dans un programme réunissant Brahms, Clara Schumann et Prokofiev. Autant de collaborations qui inscrivent son lien avec l’Arménie dans une pratique musicale partagée.

Ce lien trouve également sa place dans ses enregistrements. Récompensé par un Diapason d’or, Origins avait permis au pianiste de réunir plusieurs générations de compositeurs arméniens. Parmi les pièces enregistrées figuraient deux compositions de Gérard Gasparian inspirées de chants de Sayat-Nova : une manière de transmettre une histoire musicale à laquelle sa propre famille continue de contribuer. Avec A Night at the Opera, la voix demeure présente, sous une autre forme. Après les chants arméniens, ce sont les airs de la scène lyrique que Jean-Paul Gasparian fait entendre à travers son instrument.

Vendredi 9 octobre 2026 à 20 h 30, salle Gaveau, 45 rue La Boétie, Paris 8ᵉ.