Le projet controversé de la mairie d’Erevan concernant les voitures venant des régions
L’idée de la mairie d’Erevan de limiter la circulation des voitures venant des régions a suscité une vive polémique et un profond mécontentement au sein de la population.
Les autorités municipales souhaitent aménager des parkings aux entrées de la capitale afin que les habitants venant des régions y laissent leur voiture et empruntent les transports en commun pour circuler dans Erevan.
Cette idée a particulièrement mécontenté les habitants des régions, qui s’interrogent sur la faisabilité d’une telle mesure, compte tenu des insuffisances actuelles des transports en commun et de leur dépendance à la voiture individuelle.
En réaction à la polémique, le maire adjoint d’Erevan, Souren Grigorian, a précisé qu’il s’agissait d’un objectif à long terme et non d’une décision applicable immédiatement. Il a démenti qu’une interdiction d’entrée dans la capitale des voitures venant des régions ait déjà été décidée.
Selon les données présentées par Grigorian, le nombre de voitures en Arménie est passé d’environ 500 000 à un million depuis 2014, tandis qu’à Erevan, le parc automobile augmente d’au moins 15 000 véhicules par an.
La municipalité prévoit également l’achat de 171 nouveaux autobus. Le maire adjoint a toutefois reconnu que, dans les conditions actuelles, il n’était pas possible d’affirmer que tous les citoyens avaient la possibilité de remplacer leur voiture individuelle par les transports en commun.
Le calendrier de mise en œuvre du projet et les modalités des éventuelles restrictions n’ont pas encore été définis.
