Ouverture du sommet des dirigeants de la COP17 à Erevan
Le sommet des dirigeants organisé en amont de la 17e Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP17) s’est ouvert aujourd’hui, 16 octobre, à Erevan. De nombreux chefs d’État et de gouvernement ainsi que de hauts responsables ont fait le déplacement en Arménie pour y participer.
Les dirigeants de plus d’une dizaine de pays sont présents, parmi lesquels le président iranien Massoud Pezeshkian, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidzé, ainsi que les dirigeants de plusieurs pays d’Asie centrale et d’Afrique. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, participe également au sommet.
La Turquie est représentée par son ministre de l’Agriculture. Selon le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Robert Abissoghomonian, celui-ci doit rencontrer des dirigeants participant au sommet.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, fait également partie de la délégation accompagnant le président iranien. Il n’a toutefois pas répondu aux questions des journalistes.
Ouvrant la séance plénière du sommet, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a évoqué l’importance vitale de la biodiversité pour son pays. Il a rappelé les difficultés économiques des années 1990, durant lesquelles les ressources halieutiques du lac Sevan avaient joué un rôle essentiel dans l’alimentation de la population.
« Au début des années 1990, lorsque les chaînes d’importation et de production étaient rompues et que l’Arménie peinait à assurer l’alimentation quotidienne de sa population, les ressources halieutiques du lac Sevan nous sont venues en aide. Sans exagération, pendant plusieurs années, le corégone du Sevan a été la principale denrée nourrissant la population arménienne, ce qui a, à son tour, conduit les réserves de poissons du lac au bord de l’épuisement », a déclaré Pachinian.
Dans son intervention, le président iranien Massoud Pezeshkian a, pour sa part, abordé les conséquences environnementales des opérations militaires dans la région. Il a affirmé que la guerre engagée par les États-Unis et ce qu’il a qualifié de « régime sioniste » constituait une grave menace pour les écosystèmes, en raison de la destruction d’installations de production d’énergie, des incendies et des rejets de substances polluantes.
« Il ne s’agit pas d’un problème purement intérieur, limité aux frontières d’un seul pays : la nature ne connaît pas les frontières politiques », a souligné le président iranien.
La Convention des Nations unies sur la diversité biologique est l’un des trois principaux accords internationaux relatifs à l’environnement. Elle vise à soutenir les efforts internationaux en faveur de la préservation et de la restauration de la biodiversité, ainsi que de l’utilisation durable des ressources naturelles.
La Conférence des parties à cette convention se réunit tous les deux ans.
