L’ambassadeur d’Arménie minimise les obstacles azerbaïdjanais au projet TRIPP

Նարեկ Մկրտչեան

L’ambassadeur d’Arménie aux États-Unis, Narek Mkrtchyan, a minimisé les entraves azerbaïdjanaises à la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (TRIPP).

Lors d’une interview accordée à CivilNet le 19 août, M. Mkrtchyan a affirmé que le projet TRIPP constitue une « priorité » pour l’Azerbaïdjan, tout comme pour les États-Unis et l’Arménie. Cette route commerciale promet de relier l’Asie centrale à l’Europe via le Caucase du Sud, en contournant la Russie et l’Iran.

« Nous progressons et il n’y a pas d’obstacles sérieux », a déclaré M. Mkrtchyan. « Dans un avenir très proche, nous assisterons au processus de construction pratique du projet TRIPP. »

Son optimisme fait suite à la rencontre, mardi à Erevan, entre le membre du Congrès américain Abraham Hamadeh, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le ministre des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan. M. Mkrtchyan, qui a invité M. Hamadeh et organisé cette visite, a qualifié la rencontre de « positive » et « productive ».

Abraham Hamadeh, ancien officier de renseignement et actuel membre républicain de la commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, s’est également entretenu en juin avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le ministre des Affaires étrangères Djeyhoun Bayramov. Lors de leurs échanges, M. Bayramov a informé M. Hamadeh de l’évolution du processus de normalisation entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Bien que le projet TRIPP soit censé relier l’Arménie à l’Azerbaïdjan, les plans sont compliqués par le fait que les deux adversaires traditionnels n’entretiennent aucune relation diplomatique officielle et ne sont pas encore parvenus à un accord sur la démarcation de leurs frontières. M. Mkrtchyan perçoit cette potentielle route commerciale comme une passerelle vers un traité de paix définitif.

« Nous considérons le resserrement des liens économiques avec l’Azerbaïdjan comme un incitatif majeur pour une paix plus durable », a-t-il affirmé.