Congrès des exilés politiques azerbaïdjanais à Strasbourg
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Des opposants azerbaïdjanais et des représentants de médias établis à l’étranger ont tenu leur premier congrès paneuropéen le 26 septembre à Strasbourg. Parmi les participants figuraient des défenseurs des droits humains et des représentants de la société civile.
À l’issue du congrès, ils ont adopté une résolution et lancé un appel aux organisations internationales, leur demandant d’accorder une plus grande attention à la situation des droits et des libertés politiques en Azerbaïdjan et de soulever la question de la libération des journalistes, opposants et défenseurs des droits humains emprisonnés. Les participants ont accusé les autorités azerbaïdjanaises de restreindre systématiquement les libertés politiques.
L’appel s’adresse à l’Union européenne, au Conseil de l’Europe, à l’OSCE, aux gouvernements des pays démocratiques, aux institutions financières internationales, aux investisseurs et aux médias. Les participants ont demandé à la communauté internationale d’accorder davantage de place aux questions des droits humains dans ses relations politiques et économiques avec les autorités azerbaïdjanaises.
« NH » – Du point de vue arménien, il est difficile de ne pas se demander où se trouvaient ces mêmes milieux, qui élèvent aujourd’hui la voix pour défendre les droits humains et les libertés, lorsque plus de 100 000 Arméniens de l’Artsakh ont été contraints de quitter leur terre ancestrale après les opérations militaires menées par les autorités azerbaïdjanaises en 2023. Le Parlement européen a qualifié ce déplacement massif de nettoyage ethnique.
Et combien de ces exilés élèvent aujourd’hui la voix avec la même inquiétude pour le sort des prisonniers et détenus arméniens retenus à Bakou, dont les procès et les conditions de détention suscitent de graves préoccupations parmi les organisations internationales de défense des droits humains ?
