Pachinian partage les préoccupations exprimées dans le rapport de l’APCE sur les élections
Le Premier ministre Nikol Pachinian a déclaré partager les préoccupations exprimées dans le rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur les élections législatives du 7 juin en Arménie. Il a assuré que le gouvernement examinerait en détail les recommandations formulées.
Selon Pachinian, le gouvernement étudie actuellement le rapport et les recommandations seront également examinées par des spécialistes. Il a souligné que leur mise en œuvre ne pourrait, à ses yeux, qu’être bénéfique.
Le Premier ministre a également rappelé que les autorités avaient elles-mêmes relevé des problèmes dans le système électoral immédiatement après le scrutin. Selon lui, des changements importants sont nécessaires pour prévenir de telles situations à l’avenir ou en réduire les effets à un niveau proche de zéro.
Dans son rapport final, l’APCE avait notamment exprimé des préoccupations concernant la décision de la Commission électorale centrale d’invalider les résultats de certains bureaux de vote sans organiser de nouveau scrutin. Selon les observateurs, cette décision n’était pas suffisamment motivée et pouvait avoir une incidence sur la représentation parlementaire. En effet, d’après les résultats définitifs, le parti Arménie prospère a obtenu 3,99 % des voix, échouant à franchir le seuil de 4 % requis pour entrer au Parlement.
Le rapport faisait également état d’accusations d’achat de voix, d’un usage abusif des ressources publiques et administratives pendant la campagne et de lacunes dans l’accès à un recours juridictionnel effectif en cas d’infractions électorales. Les observateurs de l’APCE avaient toutefois estimé que le scrutin avait été globalement bien organisé, soulignant que les citoyens avaient eu une véritable possibilité de choisir librement entre différentes forces politiques.
Le rapport abordait aussi les pressions et les ingérences informationnelles venues de l’étranger. Les observateurs avaient également relevé que les déclarations de responsables occidentaux et européens favorables au parti au pouvoir avaient, elles aussi, été perçues comme une ingérence extérieure, sans toutefois atteindre l’ampleur des actions coercitives attribuées à la Russie.
