Selon Mirzoyan, la frontière arméno-turque pourrait ouvrir avant même la nomination d’un nouvel émissaire
Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a déclaré que la frontière arméno-turque pourrait ouvrir avant même la nomination d’un nouvel émissaire chargé de la normalisation des relations entre les deux pays.
Répondant aux questions des journalistes le 15 octobre, Mirzoyan a indiqué qu’il n’avait pas encore été décidé si un nouvel émissaire était nécessaire, l’ouverture de la frontière pouvant intervenir auparavant.
« Ne considérez pas cela comme une annonce officielle », a précisé le ministre, tout en soulignant que les échanges avec la Turquie étaient presque quotidiens.
Revenant sur sa déclaration optimiste de la veille, selon laquelle on pourrait se réveiller un matin et découvrir que la frontière arméno-turque est ouverte, Mirzoyan a expliqué que son optimisme reposait sur les évolutions récentes.
Il a rappelé que la Turquie avait décidé de lever l’interdiction des exportations vers l’Arménie, que les deux pays restauraient conjointement le pont historique d’Ani et que le groupe de travail consacré à la liaison ferroviaire Gyumri-Kars se réunissait régulièrement.
Le ministre a également annoncé qu’un forum d’affaires arméno-turc serait organisé en Arménie. Il a exprimé l’espoir que la frontière soit, cette fois encore, temporairement ouverte aux entrepreneurs, comme cela avait été le cas lors d’une rencontre similaire organisée à Kars.
Selon Mirzoyan, le processus de normalisation est suffisamment avancé pour que l’ouverture de la frontière puisse devenir réalité à tout moment. Il a toutefois reconnu que l’objectif final — l’établissement de relations diplomatiques et l’ouverture complète de la frontière — n’avait pas encore été atteint.
Rappelons qu’Erevan et Ankara avaient précédemment convenu d’ouvrir la frontière aux ressortissants de pays tiers, mais que cet accord n’a toujours pas été mis en œuvre.
