COP17 : le sommet des dirigeants s’achève sur l’adoption de la Déclaration d’Erevan
Réunis le 16 octobre à Erevan, à l’occasion du sommet des dirigeants organisé en prélude à la COP17, les participants ont adopté la « Déclaration d’Erevan : agir pour la nature », un texte appelant la communauté internationale à intensifier ses efforts pour enrayer le déclin de la biodiversité et restaurer les écosystèmes dégradés.
La Déclaration rappelle que la biodiversité constitue l’un des fondements de la vie sur Terre. Sa préservation est essentielle à la sécurité alimentaire, à la santé humaine, à la résilience face au changement climatique et au développement durable.
Les participants ont réaffirmé leur engagement à enrayer et inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030, avec pour ambition, à l’horizon 2050, de parvenir à une coexistence harmonieuse entre l’humanité et la nature.
Tout en saluant les efforts internationaux entrepris ces dernières années, le texte souligne que les progrès accomplis demeurent insuffisants. Il appelle ainsi les gouvernements à intégrer davantage la protection de la biodiversité dans leurs politiques publiques et leurs décisions économiques, à mobiliser des financements à la hauteur des enjeux et à renforcer la coopération internationale.
La Déclaration insiste également sur le rôle de la recherche scientifique, de l’innovation et des dispositifs de suivi de l’état de la biodiversité. Elle met en avant la nécessité d’associer pleinement à ces efforts les peuples autochtones, les communautés locales, les femmes, les jeunes et les organisations de la société civile.
Enfin, les signataires appellent à accélérer la mise en œuvre des 23 cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, en rappelant que la préservation du vivant ne saurait se limiter à des déclarations d’intention. Elle exige des engagements suivis d’effets, des moyens financiers suffisants et une solidarité internationale durable.
