Attaque raciste en France, attentat contre une église en Jordanie

Եկեղեցի յարձակում

Յորդանանի Քարաք նահանգի Համուտ գիւղի Սուրբ Գէորգ յունական ուղղափառ եկեղեցւոյ մօտ գործուած ահաբեկչական արարքէն ետք

Deux attaques meurtrières survenues le même jour en France et en Jordanie ont de nouveau mis en lumière les dangers de la haine raciale et religieuse et de l’extrémisme. Dans les deux pays, des civils ont été la cible d’attaques armées.

Vendredi 23 octobre, dans les communes de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines, un homme armé de 39 ans a ouvert le feu depuis sa voiture sur des passants, tuant un jeune homme de 26 ans et blessant cinq autres personnes, dont une fillette de 12 ans.

La police a interpellé le suspect peu après. Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, compte tenu du mobile potentiellement raciste de l’attaque. Selon des informations relatives à l’enquête, le suspect aurait déclaré aux policiers avoir délibérément pris pour cibles des personnes noires et arabes.

Le président Emmanuel Macron, qui s’est rendu sur place, a qualifié les faits de terrorisme raciste. Lors d’une perquisition au domicile du suspect, les policiers ont découvert un assemblage destiné à être transformé en engin explosif, ainsi qu’un exemplaire de Mein Kampf d’Adolf Hitler.

Le même jour, dans le village de Hamoud, situé dans le gouvernorat de Karak, dans le sud de la Jordanie, des hommes armés ont ouvert le feu près de l’église grecque-orthodoxe Saint-Georges, où des fidèles étaient réunis pour des funérailles.

L’attaque a fait neuf morts et des dizaines de blessés. Le bilan initial de sept morts s’est alourdi après le décès de deux personnes grièvement blessées.

Le ministre jordanien de l’Intérieur, Mazen al-Faraya, a attribué l’attaque à des extrémistes, tout en précisant qu’il n’était pas encore possible d’établir leur appartenance à une organisation terroriste connue. Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque.

Le roi Abdallah II s’est rendu à Karak et a promis de punir sévèrement les responsables. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national. Le ministère français des Affaires étrangères a également condamné l’attaque, exprimant sa solidarité avec le peuple jordanien et les communautés chrétiennes du pays.

Bien qu’aucun lien direct ne relie ces deux attaques, elles rappellent les conséquences dramatiques que peut avoir un extrémisme faisant des différences raciales et religieuses un prétexte à la violence. En France, le mobile raciste fait l’objet de l’enquête officielle, tandis qu’en Jordanie, les motivations exactes de l’attaque contre l’église chrétienne restent à déterminer.

Pachinian condamne l’attentat commis en France

Après l’attaque terroriste perpétrée à Trappes et à La Verrière, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a fermement condamné les faits dans un message publié sur le réseau social X. Il a présenté ses condoléances à la famille de la victime et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Pachinian a également affirmé que l’Arménie se tenait aux côtés de la France dans sa lutte contre toutes les manifestations du racisme et de la haine.