Arménie : le nombre de décès parmi les militaires suscite une vive inquiétude

Զինուոր

Selon un décompte publié par le média Infocom, 43 militaires arméniens ont perdu la vie au cours des dix premiers mois de 2026, tous dans des circonstances non liées aux combats. Ce bilan comprend toutefois des décès sans rapport direct avec l’exercice du service militaire.

D’après l’Assemblée des citoyens d’Helsinki, bureau de Vanadzor, sur les 30 décès enregistrés au 21 juillet, seuls 11 étaient officiellement considérés comme liés au service militaire, tandis que les 19 autres étaient attribués à des circonstances indépendantes de celui-ci. Une distinction essentielle pour apprécier les causes de ces décès et les conditions de sécurité au sein de l’armée.

Le dernier drame remonte au 31 octobre, lorsque le corps de Tigran Stepanian, un jeune soldat de 19 ans, a été découvert dans une unité du ministère de la Défense, présentant une blessure par balle. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes de sa mort.

Depuis de nombreuses années, ces décès préoccupent les organisations de défense des droits humains. Le bureau de Vanadzor de l’Assemblée des citoyens d’Helsinki a, à plusieurs reprises, alerté sur les suicides, les homicides et d’autres drames survenus au sein des forces armées, réclamant des mesures de prévention efficaces et une clarification des responsabilités.

Le tableau qui se dessine est profondément triste et inacceptable, particulièrement dans le contexte actuel, marqué par l’absence d’opérations militaires. La protection de la vie et de la sécurité des soldats devrait figurer parmi les premières obligations de l’État.

Chacun de ces décès représente un drame humain, une perte irremplaçable pour une famille. Il ne saurait être réduit à une ligne supplémentaire dans les statistiques ni sombrer dans l’oubli après la publication d’un communiqué officiel de condoléances.

Des enquêtes impartiales, l’établissement des responsabilités et, surtout, des mesures résolues pour prévenir de nouvelles tragédies s’imposent.