Les derniers Arméniens quittent le Haut-Karabakh : 11 personnes transférées en Arménie
Les tout derniers résidents arméniens ont quitté le Haut-Karabakh (Artsakh), désormais sous contrôle azerbaïdjanais. Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Arsen Torossian, a annoncé que dix Arméniens de souche ainsi qu’un citoyen arménien d’origine russe avaient sollicité leur transfert et sont d’ores et déjà arrivés en Arménie.
Actuellement hébergés à Goris, ces déplacés ont fait l’objet d’un suivi médical immédiat. La ministre de la Santé, Anahit Avanessian, a précisé que l’ensemble du groupe a subi des examens médicaux : une personne a été hospitalisée à Goris, tandis que l’état de santé des dix autres est jugé satisfaisant.
Bien qu’aucune liste nominative officielle n’ait été publiée, des proches ont pu identifier, grâce à des vidéos diffusées par des sources azerbaïdjanaises, certaines de ces personnes qui étaient restées à Stepanakert ou dans les régions avoisinantes.
Des « déclarations » extorquées sous la contrainte
Certains de ces résidents, qui ont fini par choisir l’exil après avoir enduré de terribles épreuves, ont tenu des propos controversés sous la pression azerbaïdjanaise.
Le Défenseur des droits de l’homme de l’Artsakh, Guégham Stepanian, a souligné que ces individus ne se sont pas exprimés de leur plein gré devant les caméras ou les tribunaux azerbaïdjanais (notamment dans le cadre du procès contre Ruben Vardanian).
« Il est évident que ces personnes ont parlé sous la contrainte, la menace et la pression psychologique », a déclaré M. Stepanian, exhortant le public et les familles à ne pas les blâmer, mais à faire preuve d’une bienveillance absolue. Selon lui, l’ampleur des humiliations et des tortures subies par ces civils dans une ville désormais peuplée d’Azerbaïdjanais reste encore à déterminer.
