Aumôniers militaires : Le Catholicos reçoit les prêtres remerciés
Papikian justifie la réforme
Le 7 février, Sa Sainteté Karekine II, Catholicos de tous les Arméniens, a reçu les aumôniers militaires dont le service au sein des Forces armées arméniennes a pris fin le 1er février, rapporte le Saint-Siège d’Etchmiadzine.
Au cours de cette rencontre, le Catholicos a procédé à de nouvelles nominations, exhortant les pères « à poursuivre leur mission spirituelle salvatrice avec le même dévouement et le même esprit d’engagement dans leurs nouveaux lieux de service ».
« Il ne peut y avoir de double subordination »
De son côté, le ministre de la Défense, Suren Papikian, est revenu sur cette décision lors d’un échange avec des journalistes au Parlement.
« Il ne peut y avoir de double subordination au sein de l’armée », a déclaré le ministre, précisant que la nature du service avait changé. « Les spéculations selon lesquelles le service spirituel dans l’armée serait aboli sont fausses. Le service spirituel peut continuer, mais les aumôniers doivent être subordonnés à la Direction du soutien moral et psychologique des Forces armées. »
Selon le nouvel arrêté du ministre, entré en vigueur le 1er février, il est impératif que les aumôniers aient reçu une éducation spirituelle au sein de l’Église apostolique arménienne, mais leur activité sera désormais coordonnée par l’État-major général.
Répondant aux rumeurs selon lesquelles on proposerait aux ecclésiastiques défroqués un salaire de 700 000 drams pour servir comme aumôniers, S. Papikian a répondu : « Je ne peux pas citer de montant de salaire pour l’instant, mais l’arrêté que nous avons publié révèle que, oui, nous pouvons conclure des contrats avec des serviteurs ayant une éducation spirituelle de l’Église apostolique arménienne en Arménie. »
Des ecclésiastiques avaient exprimé leur inquiétude, estimant que des fonds destinés à la défense serviraient ainsi à financer un agenda de persécution contre l’Église. L’arrêté du ministre Papikian avait été précédé de signalements indiquant que des commandants de corps d’armée exhortaient les aumôniers à se rallier à l’agenda de réforme de l’Église prôné par le Premier ministre Pachinian.