Janna Andreassian : « Aucun projet de réintégration pour la directrice du Musée du Génocide des Arméniens »
La ministre de l'Éducation, de la Science, de la Culture et des Sports, Janna Andreassian
« Les bruits de couloir concernant l’éventuelle fermeture du département de recherche consacré à l’Artsakh sont infondés »
La ministre de l’Éducation, de la Science, de la Culture et des Sports, Janna Andreassian, a déclaré lors d’un point presse qu’il n’était pas question de réintégrer Edita Gzoyan, la directrice limogée du Musée-Institut du Génocide des Arméniens. Tout en soulignant qu’elle l’appréciait grandement en tant que scientifique et que cette dernière pouvait poursuivre librement ses travaux de recherche au sein de l’institution, la ministre a précisé que la direction implique des responsabilités précises et que des problèmes de gestion nécessitaient d’être résolus.
Pour rappel, la véritable raison du limogeage d’Edita Gzoyan a été révélée plus tard, lorsque le Premier ministre Nikol Pachinian a confirmé que la décision avait été prise sur son ordre direct. En cause : début février, lors de la visite du vice-président américain J.D. Vance au mémorial de Tsitsernakaberd, la directrice lui avait offert un livre sur le conflit de l’Artsakh. Par ailleurs, la ministre Andreassian a catégoriquement démenti les rumeurs selon lesquelles les employés auraient d’abord été informés que ce renvoi était lié aux travaux de construction en cours au mémorial.
La ministre a également fait savoir qu’elle avait rencontré le personnel du musée afin de dissiper leurs inquiétudes, les exhortant à reprendre le cours normal de leurs activités. Elle a, dans le même temps, formellement démenti les bruits de couloir concernant une éventuelle fermeture du département de recherche consacré à l’Artsakh.
Notons que, s’insurgeant contre cette révocation, les 74 employés du musée ainsi qu’un groupe de spécialistes du génocide avaient adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour réclamer la révision de cette décision.
