La traditionnelle réception à l’Hôtel de Ville de Paris
La salle illuminée aux couleurs du drapeau arménien
Après de nombreuses années de cérémonies traditionnelles accueillies par l’ancienne maire Anne Hidalgo, la réception spéciale pour la commémoration du 24 avril a été organisée cette année, pour la première fois, par le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Pour l’occasion, les salons de l’Hôtel de Ville étaient illuminés aux couleurs du drapeau arménien.

Des parlementaires français, des membres du Conseil de Paris, des représentants d’organisations communautaires, culturelles et religieuses, ainsi que des centaines de Franco-Arméniens et de Français, étaient présents. L’ambassadeur d’Arménie en France, Arman Khachatryan, et le personnel de l’ambassade ont également honoré la réception de leur présence.
Des discours ont été prononcés par le maire Emmanuel Grégoire, les coprésidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian, ainsi que par l’ambassadeur Arman Khachatryan.



Dans son allocution, le nouveau maire de Paris a réaffirmé le soutien indéfectible de la capitale française au peuple arménien, promettant d’afficher les portraits des 19 otages arméniens de Bakou dans les espaces publics et de soutenir la réalisation du projet de la « Maison de l’Arménie », initié par Anne Hidalgo. Il a également souligné le lien historique et inaliénable qui unit Paris à la plus grande communauté arménienne d’Europe, rappelant que la capitale française a toujours été un refuge et un foyer de solidarité, citant Missak Manouchian et Charles Aznavour comme de fiers exemples. Le maire a insisté sur le fait que la reconnaissance du Génocide par la Turquie reste un combat vital, et que la mémoire ne prend tout son sens que lorsqu’elle éclaire l’avenir et guide vers une paix juste.
Le coprésident du CCAF, Ara Toranian, a dédié le sens de cette journée aux ancien dirigeants artsakhiotes et prisonniers arméniens illégalement détenus à Bakou, condamnant fermement les projets panturcs de l’alliance Ankara-Bakou, dont l’impunité a conduit à l’épuration ethnique de l’Artsakh.
L’autre coprésident du CCAF, Mourad Papazian, s’adressant directement au maire, a exigé que Paris ne se contente pas de commémorations, mais s’engage dans des actions concrètes et use de toute son influence pour obtenir la libération immédiate des otages arméniens et la reconnaissance du Génocide.
Dans son discours, l’ambassadeur Khachatryan a remercié le nouveau maire de Paris pour sa solidarité envers le peuple arménien et pour l’organisation de cet événement commémoratif. Il a souligné qu’au cours de l’histoire, la France s’est toujours tenue aux côtés du peuple arménien, saluant le soutien continu de l’État et son rôle clé dans la reconnaissance du génocide arménien. Il a également noté que tout en honorant la mémoire des victimes innocentes, l’Arménie poursuit ses efforts en vue de la normalisation des relations avec ses voisins, faisant le choix de la paix. Il a ajouté que les initiatives de l’Arménie sur les plateformes internationales contribuent grandement à la prévention des génocides et des crimes contre l’humanité.
