Galouzine : « La Russie n’a pas l’intention de payer pour les mesures prises par l’Arménie en direction de l’intégration européenne »
À Moscou, le processus visant à endiguer et à sanctionner la politique étrangère de l’Arménie, de plus en plus orientée vers l’Occident, s’est mué en une campagne diplomatique coordonnée, dont le rôle de fer de lance semble avoir été confié au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine.
En effet, bien que les responsables politiques russes de haut rang lançant des piques menaçantes, à peine voilées ou assumées, à l’encontre d’Erevan ne manquent pas, Galouzine se distingue dans ce « domaine » par un zèle singulier et une constance inébranlable. Il a, de fait, endossé le rôle de principal porte-voix du mécontentement du Kremlin, multipliant les déclarations virulentes destinées à exercer une lourde pression psychologique et politique sur l’Arménie.
Ainsi, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, M. Galouzine a déclaré que la Russie n’a nullement l’intention de financer les pas franchis par l’Arménie sur la voie de l’intégration européenne.
« La question de savoir vers où se dirige l’Arménie et avec qui elle continuera de bâtir son avenir politique et étatique est parfaitement légitime. Toutefois, nous ne sommes pas disposés à permettre que les avantages et privilèges indéniables tirés de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasiatique (UEE) soient utilisés pour couvrir ses dépenses en vue de se rapprocher de l’Union européenne », a déclaré le vice-ministre russe à l’agence de presse TASS.
Il convient de souligner que la Russie exhorte l’Arménie, au plus haut niveau de l’État, à se positionner rapidement entre l’Union européenne et l’UEE, allant jusqu’à suggérer l’organisation d’un référendum sur la question. Lors du sommet d’Astana, la Biélorussie, le Kazakhstan et le Kirghizistan se sont également joints à cet appel.
De son côté, Erevan continue d’affirmer fermement qu’il n’a aucune intention de quitter l’UEE, tout en maintenant une attitude respectueuse à l’égard des intérêts de Moscou.
« La Russie participera à la mise en œuvre de projets à caractère social au Karabakh »
Dans le cadre de ce même forum, lors de la session « Russie-Azerbaïdjan », M. Galouzine, cherchant manifestement à susciter simultanément la jalousie et l’irritation de l’Arménie, a déclaré que son pays était disposé à participer à la réalisation de projets à caractère social au Karabakh.
Selon le vice-ministre russe, un projet de construction d’une école maternelle est d’ores et déjà en cours de réalisation avec le soutien de la Russie.
Il a également souligné l’intérêt croissant des entrepreneurs russes pour la mise en œuvre de projets commerciaux dans la région. Selon lui, cette dynamique jette de bases solides pour le futur renforcement des liens d’affaires entre les entreprises russes et azerbaïdjanaises.
