Saghatelian, Tatoyan et Maroukian répliquent à Pachinian

Սաղաթէլեան

Ichkhan Saghatelian, candidat à la députation pour le bloc d’opposition « Arménie » et représentant de l’Organe suprême de la FRA en Arménie, affirme qu’avant même la proclamation définitive des résultats électoraux, les déclarations de Nikol Pachinian revendiquant la victoire du « Contrat civil » constituent « de simples manœuvres visant à faire pression sur la Commission électorale centrale (CEC) et à usurper le pouvoir ».

« Avant de donner des directives au système judiciaire sans même être élu, vous devez encore répondre de toutes les fraudes électorales recensées aujourd’hui », a écrit M. Saghatelian sur sa page Facebook, ajoutant qu’à ce stade, son équipe est occupée à traiter les données provenant des bureaux de vote. Il a rappelé que la CEC n’a pour l’instant compilé les résultats que d’un quart des bureaux : « Nous évoquerons les résultats définitifs et la marche à suivre une fois l’ensemble des données dépouillé. »

De son côté, Arman Tatoyan, candidat au poste de Premier ministre pour le parti « Ailes de l’unité » et ancien Défenseur des droits de l’homme, s’est également exprimé sur sa page Facebook : « La déclaration de Nikol Pachinian selon laquelle le « Contrat civil » formera seul le gouvernement et a remporté les élections est anticonstitutionnelle et outrepasse les prérogatives du Premier ministre. Le chef du gouvernement n’est pas habilité à faire une telle déclaration et à proclamer sa victoire unilatérale alors qu’à peine plus de 10 % des suffrages ont été comptabilisés, et que le cap des 10 % n’est même pas atteint à Erevan. »

L’ancien Défenseur des droits de l’homme dénonce le fait que, dans ce contexte, les menaces du Premier ministre de traduire en justice divers chefs de l’opposition constituent une violation flagrante de la loi, ce dernier ne disposant d’aucune autorité en la matière. Selon M. Tatoyan, cette démarche s’apparente à une pression illégale et manifeste sur la commission dans le but d’influencer les résultats électoraux, un acte passible de sanctions pénales.

Edmon Maroukian, chef de file du parti « Arménie lumineuse » et lui aussi candidat au poste de Premier ministre, souligne également que M. Pachinian a fait cette annonce alors qu’environ 10 % seulement des bulletins de vote avaient été traités.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il déclare : « Attendons de voir ce que diront les grands blocs. » « Les données ne sont pas là, et cet homme affirme : « J’ai gagné ». C’est un bafouement de toutes les normes de la législation électorale, absolument toutes », martèle le leader d’« Arménie lumineuse ».