Poutine et Pachinian discuteront à Moscou de « la voie de développement de l’Arménie et d’un éventuel référendum »
L’orientation future de l’Arménie et la tenue d’un référendum sur cette question seront les thèmes principaux des négociations arméno-russes de haut niveau prévues à Moscou. C’est ce qu’a déclaré le 7 septembre aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
« Les chefs d’État auront l’occasion d’examiner à nouveau, sous tous les angles, le thème central de nos relations bilatérales, à savoir le choix de la voie de développement et de l’orientation de l’Arménie, ainsi que la question de la tenue d’un référendum correspondant », a-t-il précisé.
M. Peskov a ajouté que la date de la visite de Nikol Pachinian à Moscou n’a pas encore été fixée : « Les dates exactes de la visite seront convenues par les voies diplomatiques, en tenant compte de l’emploi du temps des chefs d’État. »
Pour rappel, le Premier ministre arménien avait annoncé sa prochaine visite à Moscou la semaine dernière, à l’issue de son entretien avec le président russe à Bichkek. Lors de cette rencontre, Vladimir Poutine avait de nouveau suggéré l’organisation d’un référendum sur l’adhésion de l’Arménie à l’Union européenne (UE). Nikol Pachinian avait alors affirmé qu’en adoptant la loi sur l’adhésion à l’UE, l’Arménie n’avait violé aucune de ses obligations au sein de l’Union économique eurasiatique (UEEA). « Cette question n’est pas assez mûre pour être soumise à un référendum populaire ; nous avons adopté cette loi précisément pour ne pas avoir à organiser de référendum », avait-il souligné.
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NDLR – Il est curieux – pour ne pas dire intrigant – de constater à quel point Vladimir Poutine insiste sur la tenue de ce référendum. Il est impossible de ne pas nourrir de soupçons et de ne pas voir derrière cette exigence un scénario caché, dont seul le président de la Russie détient le secret. Sachant que de nombreux sondages ont déjà démontré qu’une large majorité de la population arménienne privilégie la voie pro-européenne – une réalité dont Poutine est indéniablement conscient –, ce scénario pourrait viser plusieurs objectifs : faire dérailler ce choix par le biais de manœuvres frauduleuses, se servir du référendum comme prétexte pour fomenter des troubles, ou simplement utiliser un résultat authentiquement pro-européen comme carte géopolitique pour justifier d’autres desseins. Comme évoqué plus haut, seul Poutine en connaît la véritable réponse.
