Le Premier ministre israélien évoque de nouveau le génocide arménien

Նեթանիահու

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a de nouveau évoqué le génocide arménien à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, accusant le président turc Erdogan de le nier.

Critiquant vivement Erdogan, Netanyahou l’a également accusé de soutenir le Hamas, de réprimer les journalistes et les opposants, et de commettre des violences contre les Kurdes.

La veille, à cette même tribune, Erdogan avait lui aussi critiqué Israël pour la situation à Gaza et appelé la communauté internationale à exercer davantage de pression sur Tel-Aviv, qualifiant les actions israéliennes de génocide. À la suite de ces propos du président turc, la délégation israélienne a quitté la salle.

Au cours de son discours, le Premier ministre israélien a déclaré que son pays vaincrait tous ses ennemis. Il s’est montré particulièrement virulent à l’égard de l’Iran, le qualifiant de « dictature meurtrière » et affirmant que les frappes israéliennes et américaines avaient empêché Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. Il a également ajouté que la chute des dirigeants actuels de l’Iran n’était « pas loin ».

Le discours de Netanyahou a été marqué par des manifestations de protestation : les représentants de dizaines de pays ont quitté la salle, tandis que des sifflets et des exclamations de mécontentement se faisaient entendre. S’adressant aux délégations qui quittaient les lieux, Netanyahou a lancé : « S’il reste ici des lâches sur le plan moral qui n’ont pas encore quitté la salle, je vous prie de le faire maintenant. » Parallèlement, une manifestation contre la politique israélienne s’est également tenue près du siège de l’ONU.

« NH » — Il ne fait aucun doute que, si Israël avait officiellement reconnu le génocide arménien, Netanyahou ne l’instrumentaliserait pas ou ne l’évoquerait pas aussi souvent. Alors…