Le Kremlin favorable à une participation de la Russie à l’Organisation des États turciques
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le 2 novembre que la participation de la Russie aux travaux de l’Organisation des États turciques (OET) serait « naturelle et appropriée ».
Il réagissait ainsi à une proposition formulée le 30 octobre par le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, lors du 13e sommet de l’organisation, tenu à Ankara.
Le président kazakh avait suggéré d’associer la Russie aux activités de l’OET, soit en lui accordant le statut d’observateur, soit dans le cadre du mécanisme de coopération « OET+ ». Il avait notamment évoqué les liens historiques unissant la Russie au monde turcique, ainsi que la présence de nombreuses populations d’origine turcique sur le territoire russe.
De son côté, Dmitri Peskov a précisé qu’une éventuelle participation concernerait la Fédération de Russie dans son ensemble, et non certaines de ses régions. Il a toutefois indiqué que Moscou n’avait, à ce jour, reçu aucune invitation officielle, ajoutant que cette question pourrait être abordée lors des prochains échanges avec les autorités kazakhes.
Cette ouverture du Kremlin constitue une évolution notable dans les relations entre Moscou et l’Organisation des États turciques, qui réunit actuellement cinq pays membres : la Turquie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan.
À ce stade, aucune décision n’a cependant été prise concernant une éventuelle participation de la Russie, que ce soit comme observateur ou dans le cadre d’un partenariat avec l’organisation.
