Anna Pakhlian, experte du centre « Amberd » de l’Université d’État d’économie d’Arménie, a analysé les conséquences possibles de l’instabilité en Iran sur l’économie arménienne :

- Exportations et importations : La dévaluation du rial iranien pourrait réduire les exportations depuis l’Arménie (car les produits arméniens deviendront chers pour les Iraniens), tandis que les marchandises importées d’Iran pourraient devenir moins chères, avec toutefois un risque d’instabilité dans l’approvisionnement.
- « Gaz contre électricité » : Bien que ce programme soit automatisé, en cas d’aggravation de la crise, des interruptions temporaires de l’approvisionnement en gaz, des réductions de volume ou des retards dans le transport de fret sont possibles.
- La menace de Trump (droits de douane de 25 %) : La déclaration du président américain d’imposer des droits de douane aux pays coopérant avec l’Iran aura un impact plus politique qu’économique sur l’Arménie, car les volumes d’exportation de l’Arménie vers les États-Unis ne sont pas importants (seulement 0,5 %).
- TRIPP et exemptions : Compte tenu du projet TRIPP, il n’est pas exclu que l’Arménie soit classée parmi les exceptions et reste à l’abri des nouvelles sanctions américaines. L’Arménie doit faire preuve d’une approche retenue et pragmatique.
