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janvier 14, 2026Le Département d’État des États-Unis a diffusé le communiqué suivant, adressé à ses ressortissants présents en Iran : « Les manifestations s’intensifient en Iran. Le renforcement des mesures de sécurité, les fermetures de routes ainsi que les perturbations des transports publics et d’Internet perdurent. Les compagnies aériennes continuent de restreindre ou d’annuler les vols à destination et en provenance de l’Iran ; certaines liaisons sont suspendues au moins jusqu’au vendredi 16 janvier. Les citoyens américains doivent s’attendre à la persistance des coupures d’Internet, prévoir des moyens de communication alternatifs et, si les conditions de sécurité le permettent, envisager de quitter l’Iran par voie terrestre vers l’Arménie ou la Turquie. » Les autorités canadiennes ont également exhorté leurs ressortissants à quitter l’Iran sans délai, en empruntant les frontières terrestres avec l’Arménie ou la Turquie. [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026Existe-t-il, de par le monde, plus grand maître que l’Américain dans l’art de présenter ce qu’il y a de plus négatif ou de plus nuisible sous les atours du positif et de l’utile ? Quant au président Trump — à qui l’on a « refusé » le prix Nobel de la paix —, il est sans conteste « hors catégorie » en la matière, surpassant tout ce que l’on a pu connaître. C’est ainsi que ce 13 janvier, il a déclaré : « Patriotes iraniens, continuez d’organiser des manifestations et prenez le contrôle de vos institutions. Enregistrez les noms des meurtriers et des auteurs de violences. Ils paieront le prix fort. J’ai annulé toutes les rencontres avec les officiels iraniens jusqu’à ce que cessent les meurtres insensés de manifestants. L’aide arrive. » Interrogé par la suite sur la nature de cette aide promise aux manifestants, Trump a répondu : « Vous saurez tout très bientôt ». Il a ensuite réitéré l’appel du Département d’État américain en affirmant : « Il serait préférable que les Américains quittent l’Iran ». « Les principaux meurtriers sont Trump et Netanyahou » Le secrétaire du Conseil de sécurité iranien, Ali Larijani, a immédiatement riposté à cette déclaration provocatrice du président américain.« Nous proclamons les noms des principaux assassins du peuple iranien : Trump et Netanyahou », a-t-il martelé. ■ [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026Zareh Sinanian : « Nous ne parvenons pas à établir le contact avec nos compatriotes en Iran » Alors que la République islamique traverse une crise majeure déclenchée fin décembre 2025 par l’effondrement du rial et l’hyperinflation, le pouvoir tente d’afficher une image de fermeté et de maîtrise. Ce 12 janvier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a officiellement déclaré que la situation était désormais « totalement sous contrôle », tentant ainsi de clore le chapitre des troubles qui secouent le pays. Deuil national et mobilisation  Pour reprendre la main face à une contestation devenue ouvertement politique, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national. Le narratif officiel ne reconnaît pas de victimes parmi les manifestants, mais honore la mémoire des personnes tombées dans ce qui est qualifié de « lutte nationale contre les États-Unis et Israël ». Le président Massoud Pezeshkian avait d’ailleurs appelé à une grande marche nationale ce 12 janvier, à laquelle il avait prévu de participer. Si Téhéran garde le silence sur le nombre de civils tués, les autorités admettent toutefois la perte d’au moins 38 membres des forces de l’ordre. Une réalité de terrain sanglante et confuse  Malgré les assurances de M. Araghchi, les rapports remontant du terrain — bien que filtrés par une coupure quasi-totale d’Internet depuis plusieurs jours — décrivent une réalité bien plus chaotique. Dans la soirée du dimanche 11 janvier, des manifestations se sont poursuivies à Téhéran, Machhad, Tabriz et Qom. Les slogans économiques ont laissé place à des appels au changement de régime (« Mort à Khamenei »), tandis que des drapeaux de l’époque impériale étaient brandis. Le bilan humain s’avère dramatique : selon l’agence Associated Press et des militants, au moins 544 personnes auraient trouvé la mort. Les hôpitaux seraient saturés de blessés, touchés principalement à la tête et au cou, témoignant de la violence de la répression.  Parallèlement, Reza Pahlavi, le fils du Chah, a exhorté la population à la grève générale, ciblant les secteurs vitaux des transports et de l’énergie. Escalade verbale avec Washington  La crise interne se double d’une tension géopolitique aiguë. Le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran « aspirait à la liberté » et s’est dit « prêt à aider », menaçant de riposter militairement si Téhéran ouvrait le feu. Selon le Wall Street Journal, des options de frappes contre des structures militaires iraniennes seraient même à l’étude à Washington. Face à ces menaces, le Guide suprême Ali Khamenei a qualifié les manifestants de « mercenaires étrangers » et conseillé aux États-Unis de se concentrer sur leurs propres problèmes. Le Corps des Gardiens de la révolution a, quant à lui, tracé une « ligne rouge », qualifiant les contestataires de terroristes et promettant une réaction sévère pour garantir la survie du système. Zareh Sinanian : « Nous ne parvenons pas à établir le contact avec nos compatriotes en Iran » Le Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora, Zareh Sinanian, a déclaré qu’il était impossible d’entrer en contact avec la communauté arménienne d’Iran, une situation qu’il juge préoccupante. Il a tenu ces propos lors d’une conférence de presse organisée le 12 janvier dans la salle de presse d’« Armenpress », consacrée au bilan des activités de son bureau en 2025 et aux projets pour 2026. Évoquant les mesures prises par l’Arménie pour soutenir les Arméniens résidant en Iran, dans un contexte marqué par une vive tension et des manifestations d’ampleur ces derniers jours, M. Sinanian a souligné les difficultés rencontrées pour établir la communication. « Nous n’avons aucune information en provenance d’Iran depuis vendredi, date à laquelle les manifestations se sont intensifiées. À l’heure actuelle, nous ne parvenons toujours pas à joindre nos compatriotes, ce qui nous préoccupe grandement. Nous poursuivrons nos efforts pour rétablir le contact avec les Arméniens d’Iran », a affirmé M. Sinanian. Il a également rappelé la situation qui prévalait en Iran en juin 2025, lors de la guerre de douze jours avec Israël, soulignant qu’à cette époque, les informations parvenaient via les dispositifs mis en place au poste frontière de Meghri, entre l’Arménie et l’Iran. « À cette époque, nous obtenions des nouvelles des Arméniens d’Iran grâce à nos compatriotes qui traversaient la frontière. Il faudra probablement procéder de la même manière dès aujourd’hui, car ce blackout informationnel est très inquiétant », a-t-il noté. Le Haut-Commissaire a ajouté qu’il ne disposait pas, pour l’heure, d’informations suffisantes pour organiser une évacuation des Arméniens. « Dès que nous disposerons des renseignements nécessaires concernant nos compatriotes en Iran, nous entreprendrons bien entendu cette démarche », a assuré le Haut-Commissaire. Répondant à la question de savoir s’il était possible de dépêcher un groupe d’experts en Iran, M. Sinanian a indiqué que cela n’était pas réaliste pour le moment. « Dans les conditions actuelles, l’envoi d’un groupe professionnel ou de toute autre nature n’est pas envisageable, car la situation nous est encore obscure ; nous ne pouvons pas savoir où nous les envoyons. Nous devons d’abord comprendre, ou du moins avoir une idée approximative de ce qui se passe, en particulier dans les villes à forte densité de population arménienne, afin de déterminer nos actions futures », a-t-il souligné. Sinanian aux Arméniens de Syrie : « La situation est bien meilleure en Arménie ; si vous en avez la possibilité, venez » Le Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora a également évoqué les développements en Syrie, et plus particulièrement à Alep, notant qu’hélas, la situation sur place revêt un caractère chronique et que la population s’y est désormais habituée. « C’est avec tristesse que je le dis, bien évidemment. Notre position est que la situation est bien meilleure en Arménie. Si vous en avez la possibilité, venez en Arménie, car l’avenir en Syrie demeure très incertain », a déclaré M. Sinanian en s’adressant aux Arméniens de Syrie. ■ [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026Collectif Nuée À l’épreuve de l’art Expériences esthétiques et attitudes philosophiques (Préface de Marianne Massin) Éditions Mimésis, 2025,       213 p., 22,00€ Le collectif Nuée rassemble des chercheuses et chercheurs en esthétique et philosophie de l’art autour de Marianne Massin (1), professeure de philosophie de l’art et d’esthétique (Sorbonne-Université) également responsable du Centre Victor Basch (centre de recherches en philosophie de l’art).  Prenant en considération la polysémie du monde sensible, ces jeunes auteurs se confrontent à l’expérience esthétique occasionnée par de nouveaux objets (jeux vidéo, tatouages, marionnettes…) pour trouver de nouvelles voies philosophiques. Leur quête se fait enquête, nous dit Massin, ajoutant qu’il s’agit pour eux de pister plutôt que de suivre un chemin tout tracé. « Collectif » signifie aussi le plaisir de penser ensemble et de rappeler que l’amitié aura été la force motrice à l’origine de ce livre.  Dans son introduction, Joshua de Paiva, refusant le pessimisme de certains théoriciens qui réduisent la contemporanéité à un consumérisme lié à une « régression » esthétique, définit l’objectif de l’ouvrage : défendre « l’idée d’un renouveau actuel de l’expérience esthétique », non seulement dans les arts plastiques mais aussi « du côté d’objets nouveaux ». Pour montrer que l’on peut résister à l’idiotie ambiante, les chercheurs renouvellent « l’interrogation sur les expériences sensibles », en tenant compte d’autres champs comme celui de la « neuroesthétique » ou de l’esthétique évolutionniste. Ils se proposent de partir de la singularité des objets et de prendre les « expériences sensibles comme moteur de l’enquête philosophique et de la création conceptuelle ». Justine Prince, en référence à Condillac, se base sur la comparaison pour traiter le réinvestissement contemporain de la figure du labyrinthe dans un corpus hétérogène. Comparer ne signifie pas rapprocher deux choses semblables mais penser deux objets simultanément, de façon transhistorique et non anhistorique.  Ainsi l’exposition « Contact » d’Olafur Eliasson (2014) lui aura-t-elle permis de dégager la notion d’instabilité et de considérer sous ce nouvel angle, plus discrètement contestataire, le Labyrinthe qu’avait créé le GRAV (1963) (2). La perte de repères est vue sous une autre perspective par Milena Escobar Herrera qui s’intéresse à l’expérience esthétique en relation avec l’expérience psychédélique, d’une part mise en scène dans le film Enter the Void de Gaspar Noé (2009) et, d’autre part, décrite par A. Huxley dans Les portes de la perception. Ces deux expériences, l’esthétique et la psychédélique, se distinguent de l’attention « standard » (c’est-à-dire pratique, efficace) qui dirige habituellement notre perception du monde. Elles ressortissent toutes deux non seulement à l’attention « dépragmatisée» mais aussi à l’attention « réflexive » (qui se prend elle-même pour objet) ».   Partant de l’exposition étrange et quelque peu dérangeante de Tim Steiner (3) montrant, au Louvre, son dos tatoué par Wim Delvoye, œuvre faisant l’objet de transactions bizarres puisque vendue aux enchères, Georges Iliopoulos étudie la monstration et la perception du tatouage. Il cerne le mouvement d’apparition-disparition qui lui est intrinsèque, son rapport au caché et au visible, au fragmentaire et au secret, comme autant de composantes auxquelles s’ajoutent la corporéité et la subjectivité engendrant l’interaction avec le regard spectateur.  Un autre objet occupe Thomas Morisset qui se propose de théoriser « la matière vidéoludique » pour y déceler « le type d’attention esthétique et, partant, le type de régime d’expérience qui peuvent s’y déployer ». Il se concentre sur les effets des « petits choix » et, selon lui, c’est l’ajustement de la subjectivité du joueur au jeu qui procure à celui-ci du plaisir.  Fondant son travail sur la nouvelle de Heinrich von Kleist, Noémie Lorentz étudie les théâtres de marionnettes occidentaux de la seconde moitié du XXe siècle pour dégager les paradoxes du phénomène d’ « animation » étymologiquement lié au souffle vital. Outre la question du « souffle », l’autrice scrute le mode de double vision lié à l’animation « marionnettique » et son rapport à l’instant présent : « voir en même temps, dans le même mouvement, la figure animée dans sa qualité de personnage et  le matériau inerte qui est le support de l’animation dans sa qualité de chose ». Dans ce théâtre, le simulacre devient « vérité de l’utilisation d’un simulacre ».  Le vivant animal comme matériau artistique est au cœur du travail acoustique que Tomás Saraceno a mené à Paris au Palais de Tokyo avec les araignées et auquel s’intéresse ici Joshua de Paiva. Son texte reste ainsi en continuité avec l’article qu’il avait déjà publié dans la revue Terrain (n°83) titrée « Animal culte» (4). Saraceno leurre les araignées en vue de produire une interaction, de parvenir à ce que « l’araignée réponde ». Le leurre n’est plus là pour tromper ou capturer mais en tant que « dispositif relationnel susceptible de stimuler une rencontre entre des mondes différents », soit encore une relation interspécifique. C’est ce que montrait un Pline dans l’Antiquité, si l’on veut bien, comme le propose de Paiva, prendre au sérieux ses anecdotes sur l’animal spectateur leurré mais aussi juge de la mimèsis produite par les grands peintres tels qu’Apelle ou Parrhasios. L’indicible, l’ineffable, l’inexprimable sont bien sûr au cœur des études sur le langage, notamment en ce qui concerne la mystique ou la question du sublime. Le langage semble tellement insuffisant et à la fois comme en trop pour exprimer l’instant d’absorption qu’engendre l’expérience esthétique. En référence à Schopenhauer, Thomas Mercier-Bellevue ne craint pas de reprendre la problématique en l’inscrivant dans le champ des musiques populaires qui, étant « quotidiennes », échappent à la contemplation défendue par le philosophe allemand et ressortissent au pratique et au corporel. Mercier-Bellevue se propose de démontrer que « l’indicible n’est ni une qualité du sensible ni un échec absolu du langage, mais un sentiment lié à l’intensité et à la singularité de l’expérience sensible » . Selon lui, ce sentiment peut s’exprimer (par la danse) et être communiqué à autrui. Perturbant les frontières disciplinaires, le Futurisme italien, mouvement de l’avant-garde fondé en 1909 par Marinetti (1876-1944) reste connu pour ses « manifestes » subversifs que Fleur Thaury considère comme des « textes troubles » (le trouble détenant ici une dimension heuristique) car « opaques du point de vue conceptuel ».  Elle y décèle une pensée par image (iconique) et un rapport spécifique à la temporalité : dépassant le binarisme passé/futur, les manifestes relèvent d’une « expérience de crise métaphysique et existentielle » et leur enjeu n’est plus « la crise du temps » mais bien « le temps en crise ».   Partant d’une réflexion de l’artiste italien Giuseppe Penone, Marie Schiele examine, par une expérience sur le terrain, les effets de l’enseignement philosophique dans les études des Métiers d’Art, soit encore « comment penser une représentation imaginative des Métiers d’Art ? » et trouver, par une philosophie compréhensive et non plus raisonnante, ce qui serait une « communauté de gestes » ou une « pensée manuelle ».  Forte d’une pratique de l’installation, Maki Cappe se penche quant à elle sur le paradoxe inhérent à la philosophie esthétique qui requiert de tenir ensemble et à la fois le vécu subjectif de l’expérience esthétique et le discours théorique abstrait. A l’instar d’une nuée d’oiseaux, les auteurs auront traversé des frontières, comme en réponse à la question de Jean-Bertand Pontalis citée en exergue par Marianne Massin : « Que serait une pensée qui ignorerait le déplacement ? ».    Chakè MATOSSIAN ■ ______ (1) Voir aussi notre compte-rendu du livre dirigé par Marianne Massin, Répéter, refaire, reprendre, P.U. Rennes, 2025) paru dans NH Hebdo, n°467, 3 juillet 2025.  (2) Il s’agit du Groupe de Recherche d’Art Visuel créé en 1960 par des artistes contestataires qui voulaient impliquer le spectateur dans l’élaboration de l’œuvre. (3) https://wimdelvoye.be/work/tattoo-works/tim (4) Voir notre compte-rendu de ce volume dans Nor Haratch Hebdo, n°490, 11 décembre 2025. [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026Par Marc DAVO La recomposition de l’ordre régional au Moyen-orient, dans un contexte international en ébullition, se poursuit avec ses répercussions inévitables sur la sous-région voisine, le Sud-Caucase. Les trois pays principaux, l’Etat hébreu, la Turquie et l’Arabie saoudite se regardent en chiens de faïence et avancent leurs pions dès que l’occasion favorable se présente pour chacun d’entre eux. La République islamique, un autre pays important de la région, est en proie à de nouvelles secousses et reste pour l’heure vouée à la quasi-paralysie sur le plan extérieur, en dépit de ses tentatives discrètes de revigorer son proxy libanais, le Hezbollah. Voici que cette fois-ci le gouvernement d’Erevan se réveille de la torpeur que ses convictions saugrenues l’avaient englouti dans une politique à efficacité douteuse. Ses démarches tous azimuts, un jour à Bruxelles, un jour à Moscou, sinon à Washington, si ce n’est à Ankara après l’échec de Shanghai… donnent l’impression d’une agitation diplomatique plutôt chaotique qu’une suite logique d’une stratégie mûrement réfléchie et structurée.  Il est urgent de se prémunir contre la menace d’une guerre hybride concoctée au Kremlin dans la perspective des élections parlementaires de juin 2026, qu’il ne faut pas perdre au profit du parti de l’étranger. Telle semble être la priorité du gouvernement du Contrat-Civil dirigé par Nikol Pachinian. Réveil tardif ou réaction positive obligée ? Ainsi, le parti au pouvoir se rend-il compte que le succès enregistré à Washington, le 8 août 2025 a aussi son corollaire diplomatique, le rapprochement avec Israël. Après avoir laissé sans réponse les tentatives de contact initiées par le gouvernement israélien, Nikol Pachinian dépêche Vahan Kostanian, vice-ministre des Affaires étrangères, à Jerusalem, le 27 novembre dernier. La délégation arménienne a eu des entretiens avec les autorités israéliennes qui demandent à leur ambassadeur non-résident, Joel Lion, de se rendre à Erevan trois semaines plus tard. D’après l’entretien que ce dernier a accordé à Radio Voice of Yerevan, l’Arménie et Israël sont convenus de développer leur coopération en matière de santé, de développement rural et de tourisme. Interrogé par la journaliste, il s’est abstenu d’évoquer l’éventualité d’une coopération dans le domaine militaire ou sécuritaire. Longue période de glaciation des relations Arménie-Israël On ne sait pas si l’idée d’une visite du vice-ministre arménien a été suggérée par les autorités israéliennes ou ce déplacement a été proposé par Erevan. Il est vrai que les relations de l’Arménie avec l’Etat hébreu depuis leur établissement connaissent une longue période de glaciation. Cependant, Arméniens et Juifs ont eu des contacts multiples au cours de l’Histoire notamment, dans les pays où leurs diasporas existent. Dans le passé lointain, 15 000 Juifs ashkénazes étaient venus s’installer en Arménie. Une synagogue avait même été bâtie rue Nar-Dos à Erevan. Plus récemment, à la suite de la guerre russo-ukrainienne plusieurs centaines de Juifs de Russie sont venus à Erevan. Selon l’un d’eux, actuellement la communauté juive compte 1200 personnes environ. Cependant, les Juifs d’Israël ne connaissent pas véritablement l’Arménie. L’Ambassadeur israélien a même souligné que beaucoup d’entrepreneurs israéliens ne savent pas où se trouve l’Arménie (sic), et il a proposé aux autorités d’Erevan d’organiser un forum destiné à réunir les businessmen des deux pays, afin d’examiner les opportunités d’affaires. Il ne faut pas oublier que les relations entre les deux pays ont subies les contrecoups, tout à fait compréhensibles, du soutien militaire d’Israël à l’Azerbaïdjan. L’Arménie a été directement visée dans la coopération israélo-azérie. La raison en est simple, quoi qu’on en dise. Plus de 40% du besoin en pétrole d’Israël sont fournis par les Azéris via l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan). En contrepartie, armes et technologie militaires israéliennes ont pris le chemin de Bakou, pour être utilisées dans la guerre contre le Haut-Karabakh. Certaines sources ont rappelé que dans le temps Israël avait proposé à Erevan des armes technologiquement avancées, mais les dirigeants arméniens de l’époque auraient refusé, privilégiant comme à leur habitude l’achat d’armements de fabrication russe. On a vu la contre-performance de ces armes, parfois sabotées ou incomplètement livrées à l’Arménie lors de la guerre des 44 jours.  Braillements et mauvaise foi de Téhéran Dès la diffusion large de l’idée d’un corridor entre l’Azerbaïdjan et le Nakhitchevan via la zone de Meghri dans les médias, les autorités de la République islamique au plus haut niveau, ont exprimé leur opposition à toute modification de la situation de la zone frontalière entre l’Iran et l’Arménie. Le guide suprême avait clairement dit aux présidents Poutine et Erdogan lors de leur visite à Téhéran en juillet 2022, le refus catégorique de l’Iran. Les gesticulations iraniennes à la frontière ne peuvent cependant pas masquer la crainte de Téhéran d’entrer en confrontation armée avec l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie, membre de l’OTAN. La signature du projet TRIPP en août 2025 à Washington semble mettre l’Iran devant le fait accompli, sans qu’il ne puisse aller au-delà de la rhétorique, notamment après les frappes israéliennes et américaines de juin 2025, révélant la faiblesse militaire du régime islamique d’Iran. Alors que le gouvernement iranien a réagi avec retenue, Ali Akbar Velayati, conseiller de l’ayatollah Khamenei, a exprimé son opposition à tout projet assimilé au corridor de Zanguezour.  Des commentaires malveillants à l’égard de l’Arménie ont fait leur apparition dans certains médias iraniens, après la visite de Vahan Kostanian en Israël. Tehran Times prétend que cette visite est une ouverture à l’influence israélienne. Les milieux « non-officiels » ont tiré à boulets rouges sur « le changement d’attitude » d’Erevan à l’égard du voisin du sud. L’agence Tasnim ou Sahar TV, proches des Gardiens de la révolution, ont exprimé leur mécontentement. Un chercheur, Ehsan Movahedian, annonce que « l’Arménie s’engage sur une voie dangereuse » et accuse Erevan de trahir l’Iran.  Ces mêmes sources et aussi certains iranologues auto-proclamés d’Arménie n’ont rien dit lorsque la délégation officielle iranienne à la réunion de l’OCI (Organisation de la conférence islamique) tenue à Istanbul, en juillet dernier, avait voté en faveur des points 20 et 26 du communiqué de l’Organisation dans lequel, à l’instigation de Bakou, l’Arménie est accusée d’avoir causé des destructions lors de l’occupation des territoires azéris (allusion aux territoires d’Artsakh) et qu’elle a l’obligation d’accueillir les Azéris expulsés d’Arménie … La délégation palestinienne a également voté pour, alors que l’Arménie avait reconnu l’Etat de Palestine. *  *  * Israël a un problème existentiel dans la région en raison des prétentions à l’hégémonie régionale de la République islamique (qui le menace d’anéantissement) et de la Turquie d’Erdogan (qui pourra instrumentaliser le Hamas dont l’objectif déclaré est la destruction d’Israël). La configuration géopolitique que Donald Trump s’efforce de mettre en place au Grand Moyen-orient, présuppose l’équilibre des puissances régionales. Outre Israël, y font figure la Turquie, intervenant principal dans la gestion du nord-Irak (Kurdistan) et la Syrie, l’Arabie saoudite, dirigée d’une main de fer par le prince héritier Mohammed bin Salman, le principal pivot du CCG (Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe), et enfin, l’Iran débarrassé de son régime moyenâgeux. Mais tant que l’Iran reste sur ses positions agressives à l’égard d’Israël, l’architecture sécuritaire régionale imaginée à Washington ne peut pas tenir. Une fois cette menace éliminée d’une manière ou d’une autre, Israël consacrera ses moyens à faire face à la Turquie dont l’influence est grande sur le Hamas à Gaza.  Dans le contexte régional actuel marqué par la dépendance d’Israël du pétrole azéri transitant par la Turquie et aussi par l’ouverture de l’Arménie à l’influence, voulue ou subie, des Etats-Unis (projet TRIPP et divers accords de coopération bilatérale), les autorités israéliennes tenteront de prendre langue avec Erevan, pour contrebalancer l’influence turco-azérie dans la sous-région, sans se défaire de « l’amitié azérie ». L’Ambassadeur Joel Lion a été très clair sur ce dernier point.  D’ores et déjà, Israël a pris ses précautions vis-à-vis des appétits de la Turquie d’Erdogan, au moyen de pressions sur le gouvernement d’Ahmed al-Charaa en Syrie, de reconnaissance du Somaliland où ses services de renseignement peuvent surveiller les agissements de la Turquie qui dispose d’une base en Somalie, outre ceux des Houthis du Yémen qui n’hésitent pas à menacer le territoire israélien en tirant des missiles fournis par Téhéran. Par ailleurs, Israël s’approche de la Grèce et de Chypre dont la partie septentrionale est occupée par les troupes turques depuis 1974, date de l’invasion de l’île. Ces deux pays entretiennent de bons rapports avec l’Arménie.  C’est dans de tels rapports de forces en évolution que l’Arménie doit bâtir sa politique extérieure en pesant et soupesant les avantages et les inconvénients d’une relation nouvelle, dont celle avec Israël, dans le nouveau rôle qu’elle sera appelée à jouer dans la sous-région et au-delà, grâce à la voie dite Trump. ■ [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026L’enlèvement du président vénézuélien Maduro par les États-Unis et la menace de s’emparer du Groenland constituent une invitation lancée par les États-Unis à donner carte blanche à toutes sortes d’ingérences, d’enlèvements et d’attaques par divers moyens contre les petits États par les puissances internationales. Si jusqu’à présent les États-Unis menaient de telles actions de manière dissimulée pour renverser des régimes réputés adversaires qui ne respectaient pas ses intérêts, dans le cas du Venezuela, ils ont ouvertement déclaré leur position à visage découvert en tant que stratégie de la première puissance du monde. Ainsi, le Secrétaire d’État Marco Rubio affirmait que le Venezuela n’est pas l’Irak ou la Libye, qu’il appartient à l’hémisphère Nord et ne doit pas servir de station aux adversaires des États-Unis, et que le Venezuela restera sous blocus jusqu’à ce que des forces gouvernementales protégeant les intérêts américains prennent le pouvoir… Après la mise en œuvre de cette orientation stratégique de la politique étrangère américaine, il n’est pas surprenant que le célèbre animateur russe Soloviev ne manque pas l’occasion de lancer un appel pour que la Russie effectue également une « intervention militaire spéciale » contre l’Arménie, comme elle l’a fait contre l’Ukraine. Soloviev a également averti les anciennes républiques turcophones de l’Union soviétique de ne se rapprocher d’aucune manière de l’OTAN. La logique est très simple : selon Soloviev, les relations États-Unis-Venezuela et Russie-Arménie présentent des similitudes. « Pour nous, les développements en Arménie sont beaucoup plus douloureux que ceux au Venezuela. Perdre l’Arménie est un problème énorme », a déclaré Soloviev. Le ministère des Affaires étrangères d’Arménie a eu le courage de réagir aux déclarations de Soloviev en convoquant l’ambassadeur de Russie en Arménie, Sergueï Kopyrkin, au ministère et en lui remettant une lettre de protestation officielle. On peut se demander ce que vaut une protestation diplomatique face à l’usage de la force, lorsque l’État le plus puissant du globe ou la Russie refusent de jouer selon les règles du jeu diplomatique et lorsqu’ils recourent à la force brutale, en déni total du droit international ou sans l’accord du Conseil de sécurité de l’ONU. Que peut-on alors attendre des autres États, grands ou moyens ? L’idéologie nationaliste MAGA (Make America Great Again – Rendre l’Amérique à nouveau grande) de l’administration Trump cible la Chine en tant que deuxième puissance économique du globe, qui compte environ un milliard quatre cents millions d’habitants. La nouvelle orientation agressive des relations internationales des États-Unis et la confrontation avec les alliés poursuivent l’objectif de réaffirmer sa domination économique. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant la Guerre froide, les États-Unis ont créé l’OTAN et ont fait du dollar américain la monnaie internationale, l’imposant dans le commerce international, puis ont imposé l’abolition de la convertibilité du dollar en or. Ils ont utilisé l’extremisme religieux dans la lutte contre le pouvoir soviétique, comme avec les talibans en Afghanistan, le régime islamique en Iran, jusqu’à l’apparition de l’État islamique pendant le Printemps arabe, qui a contribué au renversement des pouvoirs qui leur étaient opposés au Moyen-Orient. Parallèlement à l’utilisation de l’élément religieux, les sanctions économiques, ainsi que l’interdiction d’utiliser le système monétaire international,  l’emploi de la guerre hybride, l’utilisation d’outils numériques et de l’intelligence artificielle ont facilité l’intervention dans la politique intérieure des petits pays. La nouveauté dans l’orientation de la politique étrangère américaine est le mépris de l’intégrité territoriale des alliés de l’OTAN, comme c’est le cas pour le Groenland. Ce qui signifie que les intérêts nationaux américains ne correspondent plus à la conception du monde libre occidental. En un mot, les États-Unis se préparent à une autre guerre pour défendre l’économie américaine et son dollar, qui a récemment connu une forte chute sur le marché international en tant que monnaie de paiement international, la Russie, l’Iran et d’autres pays des BRICS ne l’utilisant plus comme monnaie du commerce international. S’ajoutent également la question du contrôle des voies de circulation du commerce international et celle du transport du pétrole et d’autres productions minérales. J. Tch.■ [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026L’avis de la défenseure des droits de l’homme Siranouche Sahakian sur le retour des otages arméniens « La « valeur » des mercenaires syriens, au sens transactionnel, est bien plus élevée que ce que les autorités arméniennes ont imaginé, à mon avis », a déclaré lors d’un entretien avec Panorama.am la spécialiste en droit international Siranouche Sahakian, qui représente les droits des prisonniers devant la CEDH, en commentant les informations officielles concernant la libération aujourd’hui (14 janvier) de quatre prisonniers arméniens de Bakou et la remise de deux mercenaires syriens par l’Arménie. Panorama.am – Madame Sahakian, comment évaluez-vous le retour des quatre prisonniers arméniens en Arménie : s’agissait-il d’un geste humanitaire ou du résultat d’un autre processus ? Siranouche Sahakian – Naturellement, il est très réjouissant qu’au moins quatre prisonniers de guerre arméniens, ou plus exactement des otages, soient rentrés en Arménie. Surtout si l’on tient compte du fait que trois d’entre eux se trouvaient dans les prisons de Bakou depuis assez longtemps, et que Vakif Khatchatrian souffre de très graves problèmes de santé. Cependant, il faut également prêter attention à un autre événement survenu simultanément : le même jour, il a été rapporté que deux mercenaires syriens avaient été renvoyés aux autorités syriennes via la Turquie. Panorama.am – C’est-à-dire, selon vous, qu’il s’agit d’un échange ? Siranouche Sahakian – Oui. Dès décembre 2025, l’option d’une telle transaction probable était déjà en discussion. Il existait des informations selon lesquelles la libération des prisonniers arméniens était négociée précisément en échange des mercenaires. Il faut comprendre que les mercenaires présentent un intérêt considérable pour les cercles turco-syriens, car ils peuvent être engagés dans d’autres missions. Leur « valeur », au sens transactionnel, est bien plus élevée que ce que les autorités arméniennes ont imaginé, à mon avis. À mon avis, il s’agit d’une transaction inégale. Les faits démontrent que les questions continuent d’être résolues non pas selon une logique humanitaire ou juridique, mais par une approche transactionnelle. En échange de la remise de ces deux criminels, l’Arménie aurait pu rapatrier un plus grand nombre d’Arméniens. Panorama.am – Selon vous, pourquoi les représentants de la direction politico-militaire de l’Artsakh n’ont-ils pas été libérés ? L’Azerbaïdjan attend-il d’autres concessions ? Siranouche Sahakian – La question de la direction politico-militaire est beaucoup plus complexe. Ici, nous avons affaire à une persécution politique et à une politique d’État visant à la délégitimation de l’entité politique de l’Artsakh. Il n’était pas réaliste de s’attendre à ce qu’ils soient rendus à ce stade. Les démarches de l’Azerbaïdjan étaient prévisibles. Ils devaient d’abord rendre les personnes déjà condamnées. Or, en ce qui concerne les dirigeants passés et présents de l’Artsakh, il n’y a pas encore de verdicts. Le sens principal de ces procès mis en scène est l’obtention d’actes judiciaires. Sans cela, l’Azerbaïdjan ne les libérerait en aucun cas. Par conséquent, leur retour à cette étape était exclu. Panorama.am – Comment imaginez-vous les développements futurs concernant la question des prisonniers ? Siranouche Sahakian – À mon avis, l’Azerbaïdjan agira selon la séquence suivante : il rapatriera d’abord les prisonniers condamnés de 2020, puis les huit citoyens après le procès du 15, et enfin, l’objet du plus grand marchandage sera la libération des dirigeants politico-militaires de l’Artsakh. C’est-à-dire qu’il faut s’attendre à leur retour tout à la fin. Panorama.am – Peut-on dire que les deux mercenaires syriens constituaient la dernière carte de l’Arménie ? Siranouche Sahakian – Si nous parlons de leviers locaux, concrets et spécifiques, oui, c’était essentiellement le dernier. Cependant, l’Azerbaïdjan attend également des concessions sur des questions géopolitiques plus larges. C’est sur la toile de fond de cet agenda plus vaste que pourraient avoir lieu les libérations ultérieures. Il s’agissait d’une démarche ciblée. Nous avons remarqué que la partie azerbaïdjanaise n’a manifesté aucun lien apparent avec la question des mercenaires. Le transfert des mercenaires a été présenté comme s’inscrivant prétendument dans le cadre d’une coopération juridique internationale avec la Syrie ; l’axe Arménie-Syrie et Arménie-Turquie a été souligné, tandis que la composante arméno-azerbaïdjanaise a été évincée. Cela a été fait pour que l’Azerbaïdjan n’admette pas, même indirectement, l’accusation de mercenariat. N’oublions pas que dans le conflit de l’Artsakh, des mercenaires ont été engagés via la Turquie sur instruction de l’Azerbaïdjan, ce qui est inadmissible du point de vue du droit international. [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026Après l’annonce de la libération des prisonniers arméniens, il a été révélé que ce même jour, le 14 janvier, les mercenaires de citoyenneté syrienne Youssef Al-Abet al-Hadji et Muhrab Muhammad al-Shkheri, condamnés à la réclusion à perpétuité en Arménie, ont été remis aux autorités compétentes syriennes via la Turquie. Selon le ministère de la Justice, l’exécution des peines prononcées à leur encontre se poursuivra dans leur pays de citoyenneté. Les deux terroristes mercenaires, ayant participé aux opérations militaires contre l’Artsakh lors de la guerre des 44 jours, avaient été condamnés à la réclusion à perpétuité en mai 2021 par le tribunal de juridiction générale de la région de Syunik. [...] Lire la suite…
janvier 14, 2026Guévorg Sudjian, Davit Davtian, Vicken Euldjekdjian et Vakif Khatchatrian ont été remis, le 14 janvier, par les représentants des autorités azerbaïdjanaises compétentes à leurs homologues arméniens via le pont de Hakari, et se trouvent actuellement sur le territoire arménien. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre Pachinian, précisant qu’il communiquerait des informations supplémentaires sous peu. Rappelons que Guévorg Sudjian et Davit Davtian avaient été capturés en novembre 2020, après la fin de la guerre, alors qu’ils tentaient d’acheminer de l’aide en Artsakh. En Azerbaïdjan, ils avaient été condamnés à 15 ans d’emprisonnement. Le Libano-Arménien Vicken Euldjekdjian avait été capturé le 10 novembre 2020 sur la route de Chouchi. Il avait été condamné à 20 ans d’emprisonnement. En ce qui concerne Vakif Khatchatrian, cet homme âgé avait été capturé en juillet 2023 près du pont de Hakari, alors qu’il quittait l’Artsakh pour l’Arménie sous l’escorte du Comité international de la Croix-Rouge à des fins médicales. Fin décembre 2025, des informations avaient circulé selon lesquelles son état de santé s’était détérioré dans la prison de Bakou et qu’il avait été transféré à l’hôpital. [...] Lire la suite…
janvier 13, 2026Une réception solennelle a été organisée par l’ambassade d’Arménie aux États-Unis en la Cathédrale nationale de Washington, à l’occasion de la Sainte Nativité et du 250e anniversaire des États-Unis. Plusieurs personnalités ont pris la parole lors de cet événement, notamment l’ambassadeur d’Arménie aux États-Unis, Narek Mkrtchian, la conseillère principale du Bureau de la foi à la Maison Blanche et pasteure du président Donald Trump, Paula White-Cain, ainsi que les primats des diocèses de l’Ouest et de l’Est de l’Église apostolique arménienne aux États-Unis, l’archevêque Hovnan Derderian et l’évêque Mesrop Barsamian. Le pasteur Chris Halverson, figure pionnière du mouvement du « National Prayer Breakfast » aux États-Unis, est également intervenu. L’ambassade a indiqué dans un communiqué que l’ambassadeur Mkrtchian a donné lecture, durant la cérémonie, d’un message adressé aux participants par le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian. L’événement a réuni de hauts responsables du gouvernement américain, des représentants de diverses confessions religieuses, des membres du corps diplomatique, des consuls honoraires d’Arménie ainsi que des membres de la communauté arméno-américaine. Dans son allocution, l’ambassadeur a présenté ses vœux pour la Nativité et la Théophanie, tout en soulignant le rôle central des valeurs chrétiennes dans les relations arméno-américaines. Il a salué le leadership des États-Unis en matière de liberté religieuse, remercié la Cathédrale nationale pour son accueil et formulé des vœux de succès aux États-Unis à l’occasion de leur 250e anniversaire. De son côté, Paula White-Cain a remercié l’ambassadeur pour cette initiative. Elle a salué le dévouement du Premier ministre Nikol Pachinian envers le peuple arménien, rappelant que l’Arménie, en tant que première nation chrétienne au monde, a su préserver son héritage spirituel en surmontant de nombreuses épreuves historiques, devenant ainsi un témoignage de foi pour l’humanité. Mme White-Cain a réaffirmé que les États-Unis se tenaient aux côtés du peuple arménien, au nom de la foi, du partenariat et des objectifs communs. Le pasteur Chris Halverson a, pour sa part, mis en exergue l’importance de l’initiative du « Petit-déjeuner de prière » organisée en Arménie par le Premier ministre, y voyant la preuve de l’engagement de l’Arménie envers les valeurs de foi, d’unité et de leadership. Les chefs religieux présents ont adressé leurs bénédictions pour la Sainte Nativité et récité des prières. Le volet culturel de la soirée a été marqué par les prestations de la pianiste et professeure à l’Université de musique et des arts du spectacle de Vienne, Nareh Arghamanian, de la soliste Edita Dolunts-Kalayjian et de l’organiste Armine Khachatrian. Des œuvres du peintre arménien Armen Kankanian étaient également exposées pour l’occasion. En clôture de la réception, la prière du « Notre Père » (Hayr Mer) a été interprétée par les élèves de l’école du dimanche de l’église Sainte-Marie de Washington. [...] Lire la suite…
janvier 13, 2026Sev Ohanian, producteur arméno-américain du film Sinners (« Les Pécheurs »), figure parmi les lauréats de la prestigieuse cérémonie des Golden Globes. Le long-métrage, produit par Ohanian aux côtés de Zinzi Coogler et Ryan Coogler, a remporté le prix de la « Meilleure réussite cinématographique et au box-office » (Cinematic and Box Office Achievement). Le film Sinners a également été sacré dans la catégorie « Meilleure musique originale » (Best Original Score), une récompense décernée au compositeur suédois Ludwig Göransson. Il convient de noter que Sinners était la troisième œuvre la plus nommée lors de cette édition des Golden Globes, concourant dans pas moins de 7 catégories, dont celle du meilleur film dramatique. Sorti en salles au printemps 2025, le film, doté d’un budget d’environ 100 millions de dollars, a généré 368,3 millions de dollars au box-office mondial. Rappelons que Sev Ohanian a cofondé la société Proximity Media en 2021 avec Zinzi et Ryan Coogler. Cette société de production américaine a par ailleurs signé un contrat de cinq ans avec The Walt Disney Company. [...] Lire la suite…
janvier 13, 2026En 2025, les tendances au rapatriement en Arménie ont suivi un cours normal. Lors d’une conférence de presse organisée le 12 janvier dans la salle de presse d’« Armenpress », Zareh Sinanian, Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora, a indiqué que l’année écoulée n’avait pas connu de vague massive de retours liée à des « points chauds », sans pour autant enregistrer de baisse significative des flux. « La plus forte croissance a été enregistrée au cours de la période 2022-2023, en raison de l’affrontement russo-ukrainien. L’an dernier encore, les rapatriés provenaient essentiellement de Russie. Cela est naturel, car un grand nombre d’Arméniens y résident. De plus, ils sont proches de nous, tant géographiquement que psychologiquement et généalogiquement. Le groupe suivant arrive de Syrie, puis du Liban et d’Iran. Nous comptons également des rapatriés venant des États-Unis, d’Argentine, d’Australie et d’autres pays », a précisé M. Sinanian. Le Centre d’intégration et de rapatriement poursuit le développement de ses programmes afin de les rendre plus ciblés et de mieux servir ceux qui s’établissent en Arménie. Les services offerts sont de natures très diverses : gestion des formalités administratives, inscription des enfants dans les écoles et les jardins d’enfants, cours de langue arménienne, familiarisation avec le marché du travail, entre autres. « Il est impératif que le rapatriement prenne une plus grande ampleur, car nous faisons face à un défi démographique. Cette envergure dépend de plusieurs facteurs, dont l’allocation de ressources financières. Je ne doute pas que nous parviendrons à cette étape. Lorsque nos questions sécuritaires les plus urgentes auront trouvé une solution minimale, nous concentrerons notre attention sur l’amélioration de la situation démographique par le biais du rapatriement », a conclu Zareh Sinanian. [...] Lire la suite…
janvier 13, 2026Le Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora, Zareh Sinanian, a déclaré qu’il était impossible d’entrer en contact avec la communauté arménienne d’Iran, une situation qu’il juge préoccupante. Il a tenu ces propos lors d’une conférence de presse organisée le 12 janvier dans la salle de presse d‘« Armenpress », consacrée au bilan des activités de son bureau en 2025 et aux projets pour 2026. Évoquant les mesures prises par l’Arménie pour soutenir les Arméniens résidant en Iran, dans un contexte marqué par une vive tension et des manifestations d’ampleur ces derniers jours, M. Sinanian a souligné les difficultés rencontrées pour établir la communication. « Nous n’avons aucune information en provenance d’Iran depuis vendredi, date à laquelle les manifestations se sont intensifiées. À l’heure actuelle, nous ne parvenons toujours pas à joindre nos compatriotes, ce qui nous préoccupe grandement. Nous poursuivrons nos efforts pour rétablir le contact avec les Arméniens d’Iran », a affirmé M. Sinanian. Il a également rappelé la situation qui prévalait en Iran en juin 2025, lors de la guerre de douze jours avec Israël, soulignant qu’à cette époque, les informations parvenaient via les dispositifs mis en place au poste frontière de Meghri, entre l’Arménie et l’Iran. « À cette époque, nous obtenions des nouvelles des Arméniens d’Iran grâce à nos compatriotes qui traversaient la frontière. Il faudra probablement procéder de la même manière dès aujourd’hui, car ce blackout informationnel est très inquiétant », a-t-il noté. Le Haut-Commissaire a ajouté qu’il ne disposait pas, pour l’heure, d’informations suffisantes pour organiser une évacuation des Arméniens. « Dès que nous disposerons des renseignements nécessaires concernant nos compatriotes en Iran, nous entreprendrons bien entendu cette démarche », a assuré le Haut-Commissaire. Répondant à la question de savoir s’il était possible de dépêcher un groupe d’experts en Iran, M. Sinanian a indiqué que cela n’était pas réaliste pour le moment. « Dans les conditions actuelles, l’envoi d’un groupe professionnel ou de toute autre nature n’est pas envisageable, car la situation nous est encore obscure ; nous ne pouvons pas savoir où nous les envoyons. Nous devons d’abord comprendre, ou du moins avoir une idée approximative de ce qui se passe, en particulier dans les villes à forte densité de population arménienne, afin de déterminer nos actions futures », a-t-il souligné. Sinanian aux Arméniens de Syrie : « La situation est bien meilleure en Arménie ; si vous en avez la possibilité, venez » Le Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora a également évoqué les développements en Syrie, et plus particulièrement à Alep, notant qu’hélas, la situation sur place revêt un caractère chronique et que la population s’y est désormais habituée. « C’est avec tristesse que je le dis, bien évidemment. Notre position est que la situation est bien meilleure en Arménie. Si vous en avez la possibilité, venez en Arménie, car l’avenir en Syrie demeure très incertain », a déclaré M. Sinanian en s’adressant aux Arméniens de Syrie. [...] Lire la suite…
janvier 13, 2026Les médias font état d’au moins 544 morts Le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national à la mémoire des victimes tombées lors des manifestations et des troubles qui secouent le pays depuis plusieurs jours. L’annonce a été faite par la télévision d’État iranienne. Le communiqué précise notamment que ce deuil est observé en mémoire des personnes tuées dans le cadre de la « lutte nationale iranienne contre les États-Unis et Israël ». Il était également indiqué que le président iranien, Massoud Pezeshkian, se joindrait aux cérémonies de deuil et appelait les citoyens à participer à la marche nationale prévue le 12 janvier. Téhéran n’a communiqué aucun nouveau bilan chiffré concernant les manifestants. On sait seulement qu’au moins 38 membres des forces de l’ordre iraniennes ont péri durant les troubles. De leur côté, les médias occidentaux font état de plusieurs centaines de victimes. L’agence Associated Press, citant des informations recueillies auprès de militants, rapporte notamment qu’au moins 544 personnes ont trouvé la mort à la suite des manifestations. Le mouvement de contestation a débuté fin décembre 2025, déclenché par l’effondrement brutal du rial iranien et l’hyperinflation. Initialement, les revendications se concentraient sur les fluctuations drastiques du taux de change et leurs répercussions sur les prix de gros et de détail. Cependant, par la suite, les manifestations se sont transformées, dans plusieurs villes d’Iran, en affrontements avec la police, tandis que les slogans prenaient une tournure politique, ciblant le pouvoir actuel. L’accès à Internet demeure restreint à travers le pays. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Serge Sarkissian décore Vladimir Solovyov « Au diable le droit international, la Russie doit intervenir en Arménie » L’ère du « Au diable le droit international et l’ordre mondial » est officiellement ouverte Dans notre précédent éditorial consacré aux développements au Venezuela, nous avions souligné, au-delà du caractère condamnable de cette action isolée, l’émergence d’un phénomène préoccupant : le risque systémique d’un piétinement total, voire d’un rejet pur et simple, du droit international et de l’ordre mondial. À peine une semaine plus tard, voici que surgissent déjà les partisans et les apôtres de cette anarchie et de ce mépris des règles. C’est ainsi que Vladimir Solovyov, présentateur vedette de la télévision d’État russe, a soutenu lors de son émission du dimanche 11 janvier que les événements en cours en Arménie étaient plus décisifs pour la Russie que le cas vénézuélien, appelant ouvertement à une intervention militaire. « Le jeu est fini », a lancé Solovyov, citant en exemple l’invasion de l’Ukraine et suggérant que la Russie, pour des raisons de sécurité, devrait entreprendre une démarche similaire en Arménie. Durant son émission, Solovyov a notamment déclaré : « Pour nous, les développements en Arménie sont bien plus douloureux que ce qui se passe au Venezuela. Perdre l’Arménie créerait un problème majeur. » Il a ensuite poursuivi : « Nous devons clarifier nos objectifs. Le temps des jeux est révolu. Et au diable le droit international et l’ordre mondial. » Le présentateur a également rappelé que la Russie avait justifié le lancement de son « opération militaire spéciale » en Ukraine par des impératifs de sécurité, affirmant que Moscou pourrait réitérer ce scénario ailleurs. Comme chacun le sait, le terme « opération militaire spéciale » est l’euphémisme utilisé par les officiels russes et la presse pro-gouvernementale pour qualifier l’invasion à grande échelle de l’Ukraine lancée par Moscou en février 2022. L’insulte « Turkol » et les menaces passées Ces déclarations de Solovyov, qui anime un débat politique quotidien sur la télévision d’État russe tout en dirigeant sa propre chaîne, ont été enregistrées comme l’un des appels à l’ingérence les plus décomplexés lancés par les médias d’État russes contre l’Arménie ces dernières années. Ce n’est pas la première fois que Solovyov use d’une terminologie hostile à l’égard de l’Arménie. En juin dernier, il avait pris pour cible le Premier ministre Pachinian, le qualifiant de « Turkol » (laquais/esclave des Turcs) et avertissant que l’existence de l’Arménie en tant qu’État indépendant pourrait toucher à sa fin. Accord de diffusion et violations Il est à noter qu’à la suite de cette émission, le gouvernement arménien prévoit de prendre des mesures juridiques et techniques visant à bannir la propagande d’État russe du champ médiatique national. Il existe un accord bilatéral entre les deux pays, stipulant que les chaînes publiques doivent s’abstenir de tout discours de haine et de rhétorique hostile. Dans le cadre de cet accord renouvelé en 2021, trois chaînes de télévision d’État russes sont diffusées en clair (sans cryptage) en Arménie. Cependant, la partie russe viole fréquemment cet engagement. En janvier dernier, le ministère arménien des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur de Russie pour protester officiellement contre les propos tenus lors d’une émission de la télévision d’État russe. La note de protestation concernait les déclarations de Dmitri Kisselev, présentateur du programme « Vesti Nedeli » (Les nouvelles de la semaine). Ce dernier avait relayé les revendications territoriales de l’Azerbaïdjan sur l’Arménie et la rhétorique agressive du président Ilham Aliev, menaçant en outre que si Erevan approfondissait ses liens avec l’Union européenne, la Russie pourrait cesser ses livraisons de gaz à l’Arménie. Le ministère arménien des Affaires étrangères a remis une note de protestation à l’ambassadeur de Russie suite aux déclarations de Solovyov L’ambassadeur de la Fédération de Russie en Arménie, Sergueï Kopyrkine, a été convoqué au ministère arménien des Affaires étrangères, où une note de protestation lui a été remise, exprimant une profonde indignation concernant les déclarations de Vladimir Solovyov. C’est ce qu’a indiqué à « Armenpress » la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ani Badalian. « L’ambassadeur de Russie en Arménie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et s’est vu remettre une note de protestation exprimant une profonde indignation quant aux déclarations formulées à l’antenne d’une émission faisant partie du holding médiatique d’État. Il a été souligné dans la note que de telles déclarations constituent une atteinte inadmissible à la souveraineté de la République d’Arménie, une manifestation hostile, et qu’elles violent grossièrement les principes fondamentaux des relations amicales entre l’Arménie et la Russie », a-t-elle précisé. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026La raison : son ralliement aux mesures prises par Pachinian pour la réforme de l’Église Le Général-major Karen Shakarian a été privé de la plus haute distinction d’État de la République d’Artsakh en raison de son ralliement aux mesures prises par Pachinian pour la réforme de l’Église. Par un décret officiel signé le 9 janvier 2026 par le président par intérim de la République d’Artsakh, Ashot Danielian, Shakarian a été déchu du titre de « Héros d’Artsakh ». La décision est entrée en vigueur dès sa signature. Cette décision de retrait du titre fait suite à la participation de Shakarian, le 6 janvier, au pèlerinage d’État organisé sous la direction de Nikol Pachinian. La présence de Shakarian a été perçue comme une approbation ouverte de la « campagne contre l’Église ». Le titre de « Héros d’Artsakh » est la plus haute distinction de la République, décernée exclusivement pour des services exceptionnels, un leadership et des sacrifices rendus dans la défense de l’Artsakh et de son peuple. Interrogé à ce sujet, Shakarian a répondu que toute question devait être adressée au porte-parole du ministère de la Défense de l’Arménie. En effet, Shakarian occupe actuellement le poste de chef par intérim du Service de contrôle militaire de ce ministère. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026La ville de Pau (France) marque une nouvelle étape de son dynamisme culturel avec l’ouverture officielle de « Mayrig », le tout premier centre culturel arménien de la ville. Rattaché à l’association « Le Mouvement Arménien », ce lieu inédit se veut un espace vivant de transmission, de partage et de découverte, ouvert à tous. Le centre culturel « Mayrig » (Maman), comme son nom l’indique, a pour mission d’enseigner la langue arménienne, de transmettre l’histoire et la mémoire du peuple arménien, mais aussi de faire vivre ses expressions artistiques à travers l’art, la musique et la danse traditionnelle. Une attention particulière sera portée aux enfants et aux nouvelles générations, afin de favoriser l’apprentissage et la transmission culturelle dans un cadre convivial et bienveillant. Créé à Pau en 2023, « Le Mouvement Arménien » s’est rapidement imposé comme l’un des acteurs culturels engagés de la région. L’association s’efforce de rassembler les Palois, les familles arméniennes, les amis de l’Arménie et les curieux autour d’événements culturels accessibles à tous, favorisant le dialogue interculturel et le vivre-ensemble. Ce projet fondamental a été concrétisé grâce à un partenariat solide avec la ville de Pau et sous l’égide du maire François Bayrou. Le soutien constant de la municipalité a permis à l’association de réaliser cette initiative ambitieuse, renforçant ainsi la vie culturelle locale et le rayonnement des cultures du monde au cœur de la ville. Avec l’ouverture de « Mayrig », Pau devient un nouveau pôle de référence pour la culture arménienne dans le Sud-Ouest de la France. Le centre prévoit désormais de développer une activité régulière : cours de langue, cours de danse, ateliers artistiques, rencontres culturelles et événements publics. « Mayrig » se veut avant tout un lieu de vie, de transmission et de fraternité, où la culture arménienne pourra s’exprimer pleinement et continuer à se diffuser, pour les générations actuelles et futures. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Dans le cadre de la coopération entre l’Organisme d’Inspection de l’Environnement et des Mines (OIE) d’Arménie et la Caucasus Nature Fund (CNF), un drone moderne de type DJI Matrice 30T ainsi que les moyens nécessaires à sa maintenance ont été offerts à l’OIE. Le drone DJI Matrice 30T est équipé de caméras thermiques et à haute résolution, ce qui permet d’enregistrer rapidement les cas d’activités illégales et d’assurer une collecte de données plus précise et complète. Ces drones modernes :  facilitent la surveillance à distance des zones difficiles d’accès,   contribuent, dans le cadre de l’administration, au renforcement de la base de données probantes,  réduisent les coûts en ressources humaines et temporelles. Les recherches ont montré que grâce aux drones utilisés ces trois dernières années, l’efficacité en matière de contrôle et de prévention des risques environnementaux a considérablement augmenté. L’Organisme d’Inspection attache de l’importance à cette coopération pluriannuelle établie avec la Fondation du Caucase et apprécie hautement un tel soutien, qui vise à l’équipement technique du système de contrôle de l’État et à l’amélioration continue de son efficacité. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026L’histoire de la maison-musée du célèbre détective Sherlock Holmes, située au cœur de Londres, est étroitement liée à un nom arménien : Grace Aidiniantz.  Grace Aidiniantz est née le 24 août 1927 à Londres. Elle était l’enfant d’une famille arménienne ayant fui l’Empire ottoman suite au Génocide des Arméniens pour la Russie, puis la Grande-Bretagne. En 1990, Grace, mère de trois enfants et admiratrice des œuvres d’Arthur Conan Doyle, a pris une décision audacieuse. Elle a vendu son propre appartement et a investi la totalité de la somme dans l’achat d’un immeuble situé sur Baker Street. Bien que le bâtiment portât le numéro 239, Grace et son fils, John Aidiniantz, ont réussi à l’enregistrer officiellement sous la célèbre adresse « 221B », où, selon les romans, Sherlock Holmes et le Dr Watson ont vécu de 1881 à 1904. Cet immeuble construit en 1815, bien qu’étant le domicile d’un personnage fictif, a été reconnu par le gouvernement comme une structure présentant une valeur architecturale et historique. Le musée a immédiatement joui d’une grande popularité, attirant des milliers de touristes et assurant une grande fortune à la famille (environ 20 millions de livres sterling). Cependant, la vie de Grace Aidiniantz a connu une fin tragique. Elle est décédée le 28 novembre 2015 dans une maison de retraite, à l’âge de 88 ans. Selon les publications de la presse, elle a quitté la vie le « cœur brisé », témoin des féroces disputes financières et juridiques survenues entre ses enfants (son fils John et ses deux filles) concernant la propriété et les revenus du musée. Notons que Grace Aidiniantz a également été pendant de longues années directrice de l’organisation caritative « Aid Armenia International » à Londres, s’efforçant de soutenir le peuple arménien et de présenter l’histoire de l’Arménie au monde. Aujourd’hui, son œuvre est poursuivie par son fils, John Aidiniantz. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Le film « Unknown Artefact » de Lilit Barseghian, entièrement créé grâce à l’intelligence artificielle (IA), a remporté le prix du « Meilleur film IA » lors du Festival international du film IA (AI International Film Festival), marquant une étape importante dans l’histoire du cinéma arménien. Ce film est la première production artistique d’Arménie entièrement réalisée avec la technologie de l’IA. Achevé en novembre 2025, « Unknown Artefact » a été présenté au concours international en décembre et a reçu le prix lors de la projection qui s’est tenue le 14 décembre. Barseghian, qui a précédemment produit plusieurs longs et courts métrages documentaires, s’est tournée vers l’intelligence artificielle en 2025 pour créer sa première œuvre de fiction. « Unknown Artefact » est une œuvre entièrement d’auteur : Elle a non seulement généré le film avec des outils d’IA, mais a également écrit le scénario et composé la musique. La bande originale du film a également été créée via l’IA, intégrant des éléments de musique arménienne et classique. Le film est en anglais et dure 19 minutes. Fondé en 2021, le Festival international du film IA est le premier festival au monde consacré exclusivement aux films créés par intelligence artificielle. Ce festival indépendant propose de nombreuses catégories de prix et organise des projections et des compétitions mensuelles à Hollywood, ainsi que des projections en ligne pour le public international. Sur le site officiel du festival, « Unknown Artefact » est décrit comme « une plongée inattendue et puissante de 19 minutes dans les profondeurs d’une conscience fracturée ; à la fois science-fiction, drame psychologique et rêve fiévreux expérimental ». Le jury a salué la narration non linéaire du film, l’utilisation intentionnelle de distorsions visuelles comme métaphore de la désintégration intérieure, et la cinématographie retenue mais immersive, notant que les effets visuels servent l’histoire plutôt que de l’écraser. Le film raconte l’histoire de Lili, une jeune femme qui a atteint la réussite professionnelle en tant que commissaire d’exposition et qui jouit en apparence d’une vie de famille heureuse. Cependant, sous cette stabilité extérieure se cache une ambition non résolue : le désir d’être reconnue en tant que peintre. Possédée par l’obsession de laisser une trace, Lili tente de graver son nom partout – des archives et des sommets de montagnes jusqu’au fond des océans – tout en luttant contre une peur profonde de l’échec artistique. Cette obsession de la reconnaissance la pousse finalement à tout risquer pour rester dans les mémoires comme la plus grande figure de  l’abstraction de son temps. Selon Barseghian, le personnage de Lili reflète une lutte familière. « Elle a le même problème que beaucoup de gens autour de nous : ils prévoient constamment de créer quelque chose, mais ne prennent jamais de mesures dans ce sens », a déclaré la réalisatrice. L’histoire prend une tournure inattendue, suggérant finalement que le temps ne préserve que ce qui est véritablement réel. Commentant le prix, Barseghian a déclaré que gagner dans un festival international aussi prestigieux était à la fois une source d’inspiration et une force motrice, l’encourageant à poursuivre le développement de nouveaux projets créatifs. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Des mois plus tard, et même une année plus tard selon le calendrier, il semble que Trump n’ait toujours pas digéré le fait que le prix Nobel de la paix ne lui ait pas été décerné.  En effet, le président américain a écrit : « Sans mon intervention, la Russie se serait emparée aujourd’hui de l’Ukraine entière. J’ai mis fin seul à 8 guerres, et la Norvège a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix. Mais ce n’est pas important. L’important est que j’ai sauvé des millions de vies. »  À la lecture de ces lignes, on ne peut s’empêcher de se demander où et comment il a sauvé des millions de vies. « Mais cela n’est pas important ». [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026« L’expansion des capacités de l’armée azerbaïdjanaise est l’une des directions importantes de notre partenariat avec Bakou », a indiqué Alexandre Vinnikov, chef du bureau de l’Alliance dans le Caucase du Sud, lors d’un entretien avec l’agence APA.  Selon lui, l’un des objectifs de l’Alliance atlantique est également « le renforcement de l’interopérabilité » entre les forces de l’OTAN et les forces armées azerbaïdjanaises. « L’Azerbaïdjan est un partenaire fidèle de l’OTAN. Bakou coopère avec de nombreux États membres dans divers domaines : réformes de la sécurité et de la défense, lutte contre le terrorisme et cybersécurité », a noté M. Vinnikov. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Les protestations continuent, Trump est prêt à « aider », tandis que le régime menace Dans la soirée du dimanche 11 janvier, les manifestations antigouvernementales se sont poursuivies à Téhéran et dans plusieurs autres villes d’Iran (Machhad, Tabriz, Qom). Les manifestants scandent « Mort à Khamenei » et brandissent des drapeaux de l’époque du Chah. Le président américain Donald Trump a déclaré que « l’Iran aspire à la liberté » et que les États-Unis sont « prêts à aider ». Il a mis en garde Téhéran en déclarant : « Il vaut mieux ne pas commencer à tirer, car nous commencerons à tirer aussi ». Le Guide suprême iranien Ali Khamenei, réagissant à ces déclarations de Trump, l’a appelé à s’occuper des problèmes internes des États-Unis. Il a qualifié les manifestants de « mercenaires étrangers » et a averti que l’Iran ne les tolérerait pas. Selon le Wall Street Journal, des options de frappes contre des structures militaires iraniennes sont même discutées à Washington, bien qu’aucune décision finale n’ait encore été prise. De leur côté, les autorités iraniennes ont promis de réagir sévèrement contre ceux qui descendent dans la rue. Le Corps des Gardiens de la révolution a qualifié les manifestants de « terroristes », avertissant que la préservation du régime est une « ligne rouge ». L’armée iranienne a également promis de défendre l’intérêt national et les structures de l’État, appelant les citoyens à la vigilance pour déjouer « les complots de l’ennemi ». Par ailleurs, le fils du Chah, Reza Pahlavi, a appelé le peuple à occuper les centres-villes et à entamer une grève nationale, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie (pétrole/gaz). Victimes et isolement  Internet est presque totalement coupé dans le pays depuis déjà 3 jours, ce qui complique la vérification des informations. Selon les défenseurs des droits de l’homme, au moins 51 manifestants ont été tués depuis le 28 décembre (dont 9 enfants), et les hôpitaux sont surchargés de blessés souffrant de blessures par balle à la tête et au cou. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Après plusieurs exhortations à revenir dans le champ canonique, le Catholicos de Tous les Arméniens a relevé l’Évêque Gevorg Saroyan, qui s’était rallié au Premier ministre, de ses fonctions de Primat du diocèse de Masyatsotn. Le communiqué du Saint-Siège précise : « La décision est fondée sur des cas d’abus de la position de primat, de manquements aux devoirs, ainsi que de contrainte et de pressions exercées sur les ecclésiastiques du diocèse. L’Archimandrite Rouben Zargarian a été nommé Locum tenens du diocèse de Masyatsotn. » L’Évêque Gevorg Saroyan figure parmi les 10 évêques exigeant la démission du Patriarche Suprême. Il n’est pas encore clair si le Catholicos destituera également les neuf autres évêques ralliés au Premier ministre. Suite à la décision du Catholicos, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a déclaré dans une publication Facebook : « J’ai déjà dit que Ktridj Nersissian (Karékine II – « NH ») n’est pas le Catholicos de Tous les Arméniens et, par conséquent, les décisions qu’il prend depuis cette position n’ont aucune valeur pour nous et sont nulles et non avenues. Monseigneur Gevorg Saroyan continue d’être le Primat du diocèse de Masyatsotn de la Sainte Église apostolique arménienne. » L’Évêque Gevorg Saroyan avait déclaré plus tôt lors d’un entretien avec le journal « Aravot » que des faits concernant les accusations imputées au Catholicos leur avaient été présentés, après quoi il avait compris pourquoi l’Église avait été entraînée dans la politique. Monseigneur Gevorg n’avait pas précisé qui lui avait présenté ces faits ni leur nature exacte, mais il a insisté : « L’Église arménienne doit servir uniquement notre intérêt national, et personne, qui que ce soit, n’a le droit d’entraîner l’Église dans une lutte politique en la mettant au service d’intérêts étrangers. » À la question du journaliste : « Croyez-vous maintenant que le chef de l’Église est un agent ? », il avait répondu : « Des documents, des procès-verbaux de rencontres… que dire de plus ? ». [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Les réactions se poursuivent au sein du clergé concernant la déclaration sur la réforme de la Sainte Église apostolique arménienne, adoptée par le Premier ministre et dix évêques. Selon les dernières données, les ecclésiastiques suivants ont exprimé leur soutien et rejoint l’initiative : • Père Movses Ashurian • Père Galouste Sahakian • Père Mashtots Stepanian • Père Mkrtich Mushadian • Père Poghos Mikaelian. Rappelons que le 5 janvier, le Locum tenens du diocèse arménien de Suisse, l’Archimandrite suprême Koussan Aljdanian, saluant la création du Conseil de coordination formé par le Premier ministre et les dix évêques, avait déclaré les rejoindre en acceptant le contenu de la déclaration et la feuille de route. Par prudence, nous n’avons mentionné que les cinq noms officiellement annoncés dans la presse. Cependant, sur les réseaux sociaux, en date du 10 janvier, il était question de près de vingt noms. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Il existe en Arménie un domaine qui, avant la révolution, était généralement entre les mains du pouvoir, et qui, après la révolution, est passé sous l’influence de centres opérant dans le champ de l’opposition : il s’agit d’une part substantielle des médias. C’est ce qu’a écrit sur sa page Facebook la députée du groupe « Contrat Civil », Arusyak Manavazian, poursuivant : « Avant la révolution, de nombreux médias étaient financièrement dépendants du pouvoir et, de ce fait, limités dans leurs critiques. Après la révolution, cette situation a changé : aujourd’hui, une part importante de la presse n’est plus financée par le pouvoir, mais s’est retrouvée sous l’influence de grands centres financiers opérant dans le camp de l’opposition : Karapetian, Kotcharian, Sarkissian. En conséquence, un environnement s’est formé où des cercles disposant d’importants moyens financiers tentent de pousser agressivement leur agenda politique, en ayant souvent recours à la désinformation, à une présentation unilatérale des faits et à une contre-propagande virulente contre le pouvoir. Des informations circulent largement dans l’espace public selon lesquelles certaines forces politiques verseraient des salaires atteignant des millions aux employés des médias travaillant en leur faveur. Le résultat est que ces personnes n’ont aucune difficulté à mettre de côté l’éthique journalistique pour s’adonner à l’autopromotion et, parallèlement, diffuser des discours de haine contre les autorités. Le problème ne réside pas dans la critique ; la critique est nécessaire dans tout système politique sain. Le problème réside dans le mécanisme, lorsque les médias cessent d’agir pour l’intérêt public et commencent à servir les objectifs de certains financeurs ou centres politiques. Dès cet instant, l’éthique journalistique est reléguée au second plan et le champ informationnel se transforme en outil de manipulation. Ces mêmes médias, en règle générale, n’adoptent pas une position entièrement oppositionnelle : ils offrent sélectivement une tribune aux représentants de différentes forces, mais diffusent activement les publications, même les plus médiocres ou insensées, de ceux qui les financent. Dans ce panorama, une presse de qualité, indépendante et équilibrée apparaît rarement : elle ne peut tout simplement pas rivaliser financièrement avec une production puissante, mais vide de contenu et de faible qualité. Ce n’est pas un discours contre la liberté de la presse, bien au contraire : l’attente est que les journalistes et les médias soient suffisamment indépendants et professionnels pour pouvoir critiquer objectivement les autorités, tout en ne gardant pas le silence sur les erreurs des autres acteurs politiques. Il existe également dans ce pays de nombreux processus positifs qui méritent tout autant d’être couverts. » [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026L’avenir du rail arménien dans l’incertitude Alors que l’Arménie a commencé à déployer des efforts pour préparer son territoire au déblocage régional et à la mise en œuvre du projet TRIPP, de graves problèmes sont apparus concernant le gestionnaire du réseau ferroviaire, la société « Chemins de fer russes » (RZD), dont la filiale, « Chemin de fer du Caucase du Sud » (SCR), gère les chemins de fer arméniens. Le contrat signé par le passé prévoit pourtant la poursuite de cette concession jusqu’en 2038. En effet, la société « Chemins de fer russes » se trouve au bord de la faillite. Sa dette a dépassé les 50 milliards de dollars (4 000 milliards de roubles), ce qui l’a contrainte à réduire ses effectifs et à mettre en vente son siège social à Moscou. Des analystes et anciens fonctionnaires russes soulignent qu’outre la situation de guerre, l’entreprise souffre d’une corruption endémique, où les détournements atteignent des milliards. La proposition de Pachinian à Moscou  Compte tenu de cette situation, le Premier ministre Pachinian a fait savoir à Vladimir Poutine, lors de leur rencontre récente à Saint-Pétersbourg, qu’il était impératif pour l’Arménie de restaurer rapidement ses infrastructures. Le Premier ministre a souligné que si la partie russe n’était pas en mesure de le faire, le gouvernement arménien était prêt à reprendre les droits de gestion du chemin de fer. La possibilité d’une résiliation du contrat  Les études montrent que la partie arménienne peut procéder à une résiliation anticipée du contrat. Bien qu’il existe certaines obligations financières, le document est flexible et permet de réviser les clauses par accord mutuel. La société « Chemin de fer du Caucase du Sud » a confirmé que les biens appartiennent à l’Arménie et que, sur décision du gouvernement, il est possible d’en restituer la gestion. *** Le problème n’est pas uniquement d’ordre financier, il est également technique. La société « Chemins de fer russes » a encaissé un coup sévère lorsque, sous le poids des sanctions occidentales, le groupe allemand Siemens a cessé toute coopération. Cela signifie que la partie russe n’est plus en mesure de se procurer les pièces de rechange indispensables pour les trains modernes. Dès lors, les investissements promis en Arménie s’avèrent non seulement financièrement impossibles, mais aussi physiquement irréalisables, Moscou étant elle-même confrontée à une grave pénurie d’équipements. Cet état de fait offre matière à réflexion et explique pourquoi l’Arménie se voit aujourd’hui contrainte de rechercher des alternatives. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026« Je détiens des informations et des preuves qui confirment directement les propos du Premier ministre » Romanos Petrossian, administrateur provisoire des Réseaux Électriques d’Arménie (Electric Networks of Armenia – ENA), a publié un message sur sa page Facebook le 9 janvier, réagissant à la déclaration faite par le Premier ministre Nikol Pachinian lors d’un bref échange avec les journalistes à l’issue du Conseil des ministres. Ce dernier avait affirmé qu’il « n’y a pas une seule famille en Arménie à qui les ENA n’ont pas volé de l’argent durant la période précédente ». « Nommé administrateur provisoire des ENA dans le cadre de la procédure administrative engagée par le président de la Commission de régulation des services publics (CRSP) contre la société, et fort de plus de 5 mois d’activité, je détiens des informations et des preuves qui confirment directement les dires du Premier ministre. Plus encore, sur la base de nombreuses violations et de faits constituant manifestement des infractions pénales commises sous l’ancienne direction des ENA, près d’une vingtaine de procédures pénales ont été initiées par le Comité d’investigation et le Comité anti-corruption. C’est également sur la base de ces faits et de violations systémiques qu’à l’issue de la procédure, la CRSP a privé les ENA de leur licence de distribution le 17 novembre 2025. Que veut dire le Premier ministre lorsqu’il affirme que « les ENA ont volé de l’argent » à notre peuple ? Cela est d’ores et déjà étayé par les matériaux de plusieurs dossiers pénaux concernant des surfacturations massives des volumes d’électricité consommés par des dizaines de milliers de familles abonnées, d’organisations et d’institutions budgétaires ; ces abonnés ont payé pendant des années pour une électricité qu’ils n’avaient pas consommée. Cela concerne également la sous-estimation, dans des proportions considérables, des volumes d’électricité produits par les panneaux solaires de milliers de familles et entreprises productrices autonomes ; ces dernières n’ont reçu aucune compensation pour leur production légale. Cela concerne enfin les articles de dépenses du programme d’investissement, directement inclus dans le tarif déjà élevé de l’électricité en Arménie. Ces investissements ont été réalisés pendant des années via une chaîne de valeur monopolistique en économie fermée, à des coûts gonflés et bien supérieurs aux prix du marché, le tout payé par le citoyen arménien sous forme de sommes intégrées au tarif… Je pourrais citer des dizaines d’autres exemples similaires… Les ENA sont désormais au service de notre peuple », a écrit M. Petrossian. *** Un grand merci à Monsieur Romanos Petrossian pour la révélation de ces nombreux abus. Pouvons-nous donc espérer qu’avec la prévention future de ces malversations, le citoyen arménien bénéficiera d’une facture d’électricité sensiblement moins élevée ? Attendons de voir. [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026« Malheureusement, j’ai reçu hier des menaces de la part du Patriarche de Jérusalem ; une lettre par laquelle on me menace et on m’appelle à la raison pour que je fasse marche arrière. » C’est ce qu’a déclaré l’Archimandrite suprême Koussan Aldjanian, Locum tenens du diocèse de l’Église apostolique arménienne en Suisse – qui avait annoncé rejoindre le mouvement de réforme de l’Église arménienne, initié par le Premier ministre Pachinian et dix évêques – lors d’un entretien en visioconférence diffusé le 7 janvier sur la Télévision publique. Il a précisé que le Patriarche l’avait averti que s’il ne se rétractait pas d’ici le soir même, une décision serait prise à son encontre. « Soit ils m’expulseront de la congrégation, soit ils me réduiront à l’état laïc (défroqué). Qu’ils le fassent. Je me joins à ce mouvement de réforme et de rénovation initié par mes frères les Saintes Éminences et le Premier ministre, car il s’agit d’une exigence impérative et urgente aujourd’hui. C’est moi qui les appelle à la raison », a déclaré l’Archimandrite. [...] Lire la suite…
janvier 8, 2026Selon l’agence de presse azerbaïdjanaise APA, une livraison de 1 000 tonnes d’essence de type AI-92 et d’autant de diesel est prévue à destination de l’Arménie. À cela s’ajouteront 1 800 tonnes d’essence de type AI-95. Ce 8 janvier, ce nouveau convoi de produits pétroliers quittera l’Azerbaïdjan pour l’Arménie. « L’approvisionnement de l’Arménie en produits pétroliers depuis l’Azerbaïdjan revêt un caractère exclusivement commercial. Le carburant est vendu aux prix du marché international », précise l’agence APA. Rappelons que le mois dernier, un train de la compagnie azerbaïdjanaise Socar, composé de 22 wagons et transportant près de 1 300 tonnes d’essence, était déjà arrivé en Arménie en transitant par la Géorgie. [...] Lire la suite…