Le 16 avril, Samvel Karapetian a été transféré de son domicile au centre de détention du Service de sécurité nationale, la Cour d’appel anti-corruption ayant annulé la décision de le placer en assignation à résidence.

Monsieur Karapetian se trouvait en assignation à résidence depuis le 30 décembre, après avoir passé six mois en détention pénitentiaire. La Cour d’appel a annulé le jugement du juge Sarkis Petrossian et a rétabli la détention comme mesure de sûreté.

Après le transfert de Samvel Karapetian en prison, le Parquet a saisi le tribunal pour demander la prolongation de la détention. Cependant, le juge Vahé Tolmazian, au terme d’une audience qui a duré quatorze heures, a rejeté la requête du Parquet. Il a statué que la détention ne pouvait être maintenue.

Par conséquent, en fin de compte, Samvel Karapetian est retourné en assignation à résidence (contre le versement d’une caution déterminée). À titre de nouveauté importante, il convient de noter que le tribunal a également levé l’interdiction qui lui était faite de s’exprimer et de lancer des appels publics.

Samvel Karapetian avait été arrêté le 18 juin 2025, peu de temps après avoir averti publiquement Nikol Pachinian que « les lignes rouges avaient été franchies dans la campagne menée contre l’Église apostolique arménienne et d’autres institutions nationales fondamentales », déclarant par la suite : « nous résoudrons les problèmes à notre manière ».

Cette déclaration avait été considérée comme un « appel à l’usurpation du pouvoir et au renversement de l’ordre constitutionnel », ce qui avait conduit à son arrestation.

Simultanément, la société « Réseaux électriques d’Arménie », principal fournisseur d’électricité du pays et propriété du « Groupe Tashir » de Monsieur Karapetian, a fait l’objet d’inspections et d’amendes, des irrégularités ayant été constatées dans ses activités. En novembre 2025, la Commission de régulation des services publics a révoqué la licence d’exploitation des « Réseaux électriques d’Arménie ».