La France soutient la proposition de l’Union européenne de classer le CGRI iranien comme organisation terroriste
Lors de la réunion du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne le 29 janvier, la France a apporté son soutien à la proposition d’inscrire le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran sur la liste des organisations terroristes.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que les autorités iraniennes ne pouvaient rester impunies après avoir soumis leur propre peuple, manifestant pacifiquement, à la répression. Il a souligné que le courage exceptionnel des Iraniens dans leur lutte contre la violence ne devait pas être vain.
M. Barrot a également déclaré qu’avec ses partenaires européens, des sanctions seraient appliquées contre les responsables de ces violations. Il leur sera notamment interdit d’entrer sur le territoire européen et leurs avoirs seront gelés. « La France soutiendra l’inclusion du Corps des Gardiens de la révolution islamique sur la liste européenne des organisations terroristes. Le régime doit libérer immédiatement les prisonniers, cesser les exécutions, mettre fin au blocus numérique et permettre à la mission de l’ONU d’enquêter sur les crimes commis en Iran », a déclaré le ministre.
Les États-Unis, le Canada et l’Australie ont déjà reconnu le CGRI comme une organisation terroriste. L’Allemagne et les Pays-Bas ont appelé à plusieurs reprises l’UE à suivre l’exemple de ces pays. La décision de la France pourrait ouvrir la voie à un consensus sur cette question au sein de l’Union.
Selon les données de l’agence de presse des militants des droits de l’homme (HRANA), l’une des structures iraniennes de défense des droits humains opérant aux États-Unis, le nombre de victimes des affrontements enregistrés lors des manifestations du début de l’année en Iran approche les 6 000. L’organisation affirme qu’à ce stade, le nombre de victimes confirmées par ses soins est de 5 848. Parmi elles, 209 sont des membres des forces de sécurité, les autres étant des manifestants.
