Ankara dément les allégations de « rencontre secrète » et de « coup d’État » visant Fidan à Bakou

Ֆիտան-Ալիեւ

L’ambassade de Turquie à Bakou a fermement démenti les informations diffusées dans la presse azerbaïdjanaise selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, aurait tenu une réunion secrète et donné des instructions pour organiser un coup d’État lors de sa visite à Bakou.

L’ambassade a qualifié ces allégations de « mensonges délibérés », les attribuant à des milieux cherchant à porter atteinte aux relations turco-azerbaïdjanaises.

La polémique a été déclenchée par un article du site d’information Qafqazinfo, proche des autorités azerbaïdjanaises, selon lequel Fidan aurait rencontré des représentants de la Fondation d’aide à la jeunesse et leur aurait donné des « instructions ». Rappelant la tentative avortée de coup d’État de 1995 en Azerbaïdjan et le rôle présumé d’organisations liées à la Turquie, l’article évoquait la possibilité de projets similaires aujourd’hui.

L’ambassade turque a expliqué que Fidan avait simplement été photographié, durant sa visite, avec de nombreuses personnes, dont des membres d’une organisation opérant légalement en Azerbaïdjan. Elle a également démenti l’existence d’une prétendue lettre adressée au Parlement turc, qualifiant de calomnies infondées les accusations d’« ingérence dans les affaires intérieures », d’« activités d’espionnage » et de « projets de coup d’État ».

L’article controversé a ensuite été supprimé du site de Qafqazinfo.

Cet incident survient dans un climat de divergences croissantes entre Ankara et Bakou. Les restrictions au port du hijab dans les écoles azerbaïdjanaises, la procédure pénale engagée contre le journaliste turc Celal Çiftçi et la visite du président israélien Isaac Herzog à Bakou avaient récemment suscité des tensions.

Le 18 octobre, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a néanmoins adressé ses félicitations à l’Azerbaïdjan à l’occasion du 35e anniversaire du rétablissement de son indépendance, soulignant une nouvelle fois les liens « fraternels » entre les deux pays et qualifiant Ilham Aliev de « mon frère ».

Ainsi, alors que les derniers incidents révèlent de nouvelles fissures dans les relations entre Ankara et Bakou, les dirigeants des deux pays continuent d’afficher publiquement leur amitié et leur solidarité mutuelles.