Coup d’envoi de la 23e édition du Festival international du film « Abricot d’Or »

Ոսկէ ծիրան

Tapis rouge et invités de prestige

C’est ce 13 juillet qu’a été donné, à Erevan, le coup d’envoi de la 23e édition du Festival international du film « Abricot d’Or ». Jusqu’au 19 juillet, ce grand rendez-vous du septième art rassemblera cinéphiles et professionnels de renom autour d’une programmation éclectique, mêlant œuvres en compétition et hors compétition venues des quatre coins du globe.

Pour cette cuvée, la sélection a été drastique : sur près de 600 candidatures issues de 90 pays, seuls 90 longs-métrages ont été retenus. Cette année, le festival s’enorgueillit d’accueillir comme invité d’honneur l’illustre acteur, dramaturge et metteur en scène franco-arménien, Simon Abkarian. Par ailleurs, le producteur américano-arménien Sev Ohanian a fait le déplacement dans la capitale arménienne pour présenter, en exclusivité au public local, son long-métrage très attendu, Sinners (Les Pécheurs).

Cérémonie d’ouverture et consécrations

Lors de la cérémonie inaugurale, le président-fondateur de l’événement, Harutyun Khachatryan, a tenu à rappeler l’importance vitale que revêt ce festival, né en 2004, pour le paysage culturel arménien. Il a profité de cette tribune solennelle pour remettre le prestigieux prix du « Maître » à la célèbre réalisatrice autrichienne Jessica Hausner, qui préside cette année le jury international.

L’un des moments phares de la soirée fut incontestablement la remise du prix du « Thaler de Paradjanov » à l’éminent chef opérateur français Bruno Delbonnel, venant couronner son immense et inestimable contribution au cinéma mondial.

Côté scène, le trompettiste et compositeur de renommée internationale Ibrahim Maalouf a envoûté l’assistance avec une improvisation musicale inédite, rendant un hommage aussi vibrant que magistral au centenaire du légendaire film arménien Namus.

« Be a Poem » : une ode à la poésie et un film d’ouverture poignant

Karen Avetissian, directeur artistique du festival, s’est longuement attardé sur le fil conducteur de cette édition, magnifiquement baptisé « Be a Poem » (Sois un poème). Soulignant que la poésie transcende la simple rime et le rythme pour s’ériger en un véritable langage permettant d’appréhender le monde sous un prisme nouveau, il a déclaré : « Le festival invite le public non seulement à contempler l’art, mais à vivre intensément en son sein. »

Cette 23e édition de l’« Abricot d’Or » s’est officiellement ouverte avec la projection du bouleversant documentaire Le Pays d’Arto, réalisé par Tamara Stepanyan. La cinéaste a tenu à souligner à quel point la tenue de la première mondiale de son œuvre sur sa terre natale revêtait, à ses yeux, une signification profondément intime : « Ce film est une lettre d’amour adressée à ma patrie, à notre cinéma, à nos meurtrissures et à nos terres perdues », a-t-elle confié avec émotion. ■