Aliev soutient l’intégrité territoriale de l’Ukraine 

Փեսքով

Peskov juge l’approche de Bakou erronée

Lors du « Forum global des médias » organisé à Chouchi occupée le 13 juillet, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a déclaré que Bakou soutenait inconditionnellement l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Par la même occasion, il a exhorté Kiev à ne jamais se résigner à l’occupation des terres ukrainiennes.

Cette prise de position publique du dirigeant azerbaïdjanais a été immédiatement suivie d’une réaction du Kremlin. Commentant ces déclarations, le porte-parole officiel du président russe, Dmitri Peskov, a souligné que la vision de Bakou sur la question ukrainienne était erronée.

M. Peskov a fait remarquer que bien que la Russie entretienne des relations très étroites avec un certain nombre d’États, certains d’entre eux ont adopté une approche similaire vis-à-vis du conflit. « Nous sommes en désaccord catégorique avec cette approche, ce qui donne lieu à des divergences », a déclaré le porte-parole. Il a toutefois pris le soin d’ajouter que ces désaccords actuels ne devaient en aucun cas jeter une ombre sur les liens bilatéraux russo-azerbaïdjanais.

En conclusion, Dmitri Peskov a affirmé que la partie russe s’attacherait à expliquer, de manière cohérente, argumentée et par tous les canaux disponibles, les raisons pour lesquelles Moscou considère l’approche de M. Aliev comme étant dans l’erreur.

Ilham Aliev : « L’Arménie dispose d’une source fiable en matière d’approvisionnement en carburant, et cette source, c’est l’Azerbaïdjan »

Par ailleurs, selon l’agence de presse azerbaïdjanaise « APA », le président azerbaïdjanais a déclaré que plus de 40 000 tonnes de marchandises diverses en provenance de Russie, du Kazakhstan et d’autres pays avaient transité par le territoire azerbaïdjanais à destination de l’Arménie.

« Plus encore, l’Azerbaïdjan a lui-même commencé à exporter des produits pétroliers vers l’Arménie. Si je ne m’abuse, plus de 10 000 tonnes ont été fournies à ce jour. Dans le contexte actuel, où de nombreux pays sont confrontés à une pénurie de carburant, l’Arménie dispose d’une source d’approvisionnement fiable, et cette source, c’est l’Azerbaïdjan. Sans cela, l’Arménie serait probablement contrainte, aujourd’hui, de chercher de l’essence et du carburant diesel aux quatre coins du monde », a souligné Ilham Aliev.

« Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Conseil de l’Europe, mais c’est à eux de faire le premier pas »

M. Aliev a également affirmé que Bakou désirait normaliser ses relations avec le Conseil de l’Europe, à la condition expresse que l’organisation européenne fasse le premier pas.

« Même si l’Azerbaïdjan se retirait complètement du Conseil de l’Europe, pratiquement personne dans le pays ne s’en apercevrait », a-t-il fait remarquer.

Évoquant les tensions apparues avec les institutions européennes, le dirigeant azerbaïdjanais a souligné que, jusqu’en septembre 2023, son pays n’avait jamais fait l’objet de la moindre sanction de la part de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

« Or, en janvier 2024, l’Assemblée a examiné les pouvoirs de la délégation azerbaïdjanaise et l’a privée de son droit de vote. Cette décision était soi-disant liée à la question des droits de l’homme. Cependant, si tel avait vraiment été le cas, une telle mesure aurait probablement été prise bien plus tôt. Il s’agissait purement et simplement d’une sanction en représailles au rétablissement de notre souveraineté », a-t-il déclaré.